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Entre-gens Clés de sol, des Strasbourgeois solidaires, par Guy Didier, éditions Entre gens, oct.2011, 204 pages, 15 € (frais postaux inclus), en vente ici via Paypal.
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06-02-2012 |
Une force turcophile est née le 21 janvier 2012 sur le pavé parisien. Ils sont 600 000 en France à avoir leurs racines, directes ou à une génération, en Turquie. Parmi eux près de 200 000 sont électeurs. Gökhan Mert, citoyen franco-turc, a lancé le site www.lesfrancoturcsvotenten2012.fr à la suite de "la grande manifestation"qui a réuni près de 45 000 personnes dans les rues de Paris à la veille de l'adoption par le Parlement d'un texte de loi où ils se sont sentis stigmatisés, bâillonnés. Ironiquement, la Parisienne Kader Demirkan, 26 ans, remercie Nicolas Sarkozy car, par son action turcophobe, il a réveillé les Franco-turcs, ce qu'elle attendait désespérément depuis des années. A Villefranche sur Saône, Binnur Acar ne s'était jusqu'ici jamais vraiment engagée dans l'action citoyenne. Elle a désormais compris l'intérêt de s'impliquer dans ce pays et elle agit en conséquence... C'est une jeune femme simple, une mère de famille tranquille, qui n'a pas un très haut niveau d'étude mais qui se bouge et qui, depuis plusieurs semaines, ne cesse plus de parler de ce qui se passe à ses collègues de travail, en regrettant de n'être pas toujours bien comprise. A Haguenau, Halil Karayel a même décidé, après la "grande manifestation", de changer d'orientation professionnelle pour investir les métiers de la communication.
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01-02-2012 |
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5 février 2012: Darina Al Joundi attend le printemps féminin
"Le jour où Nina Simone a cessé de chanter", c'est
d'abord un livre (Actes Sud, 2008), où Darina Al Joundi s'est racontée à
l'écrivain algérien Mohamed Kacimi; c'est ensuite un spectacle que
Darina a interprété, de juillet 2010 à janvier 2012, d'Avignon au
Théâtre Essaion, dans un soliloque puissant et généreux. La pièce est un
hommage à son père, Assem, son héros, qui a dû fuir sa Syrie natale
pour le Liban, un journaliste pourchassé de tous les pays arabes,
maintes fois emprisonné et physiquement agressé. A ses filles il a
appris la liberté des esprits et des corps, la parole, la poésie, la
musique, la danse, la vie nocturne au mépris de toutes les formes
d'obscurantisme. A son enterrement le 25 janvier 2001, ce sont les
chants de Nina Simone plutôt que les psalmodies religieuses qui ont
accompagné son départ. Dix ans plus tard, jour pour jour, Darina a vécu
le plus beau jour de sa vie avec le peuple égyptien qui se libérait. "Ce
jour là, dit-elle, nous nous sentions profondément arabes, avec tous
ces peuples qui aspiraient à leur liberté". Un an plus tard encore,
Darina observe avec attention ce qui se passe en Syrie, où le peuple
lutte depuis dix mois, et en Egypte et ailleurs où elle sait que le
combat pour la liberté continue.
Darina Al Joundi raconte ce qu'elle a
elle-même vécu, cloîtrée pour son impiété, exilée en France pour fuir
l'oppression. Elle prend la défense de son père dont la mémoire est
salie. Le théâtre est son expression. Elle est invitée dans les médias.
Elle dit son amour de la laïcité, qui veut dire "appartenir à un pays,
pas à une communauté". Elle intervient dans le débat public: "Nous ne
sommes pas dirigés par des chefs d'Etat mais par des chefs
d'entreprises, guidés par la finance". Ici aussi en Europe,
précise-t-elle. Darina Al Joundi a toujours dans la tête un air de Nina
Simone. Le printemps des peuples est encore pour demain et il sera
féminin. Aujourd'hui, Darina s'engage dans Souria Houria (Liberté Syrie),
écrit un nouveau roman ainsi qu'une nouvelle pièce d'ores et déjà
programmée pour le prochain Festival d'Avignon. La pièce s'appellera Ma Marseillaise. (portrait à lire dans Le Figaro Madame du 20 janvier 2012) |
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23-01-2012 |
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Non, il n'y a pas une erreur dans le titre ! Croire en les ressources que peuvent apporter à notre pays les diplômés étrangers formés en France, avec Fatma Chouaieb. Croire en les talents que l'on peut rencontrer partout dans nos banlieues françaises, avec Wahiba Zedouti. Croire en les relations fortes et séculaires entre nos sociétés française et turque, avec Ülker Akyol. Croire en vous.
En finir avec la méfiance, avec la défiance. Vive la fiance ! la confiance ! "Aucune circulaire ne doit empêcher de circuler les étudiants, les savants, les artistes, pour qu'ils nous donnent le meilleur d'eux-mêmes." (François Hollande, le 22 janvier 2012). Vive la France ! " L'égalité est l'âme de la France." Vive la République !
Latifa, la diabétologue hors la loi
"Dans
les années 90, la France a fait massivement appel à des praticiens
venus essentiellement du Maghreb, d'Afrique et du Proche-Orient. Ils ont
été recrutés pour compenser les effets négatifs du numerus clausus qui
limitait le nombre de médecins. Embauchés sous contrat précaire, ils
sont rémunérés de 30 à 50 % de moins que les diplômés français via des
contrats d'attachés ou des postes de "faisant fonction d'interne" (FFI).
Ils exercent massivement dans des disciplines sinistrées, comme la
médecine d'urgence. Pratiquant la médecine sur la base de diplômes non
reconnus, ils n'ont pas d'autorisation officielle d'exercer en France.
Ils ne sont pas inscrits au Conseil de l'Ordre et ne peuvent pas exercer
dans le privé ou en libéral". (source, L'Humanité, A. C., 16/06/2011) Ils seraient environ 6700 praticiens de nationalité étrangère (hors Union
Européenne) à exercer en France et 4000 praticiens à exercer avec un
diplôme étranger dont près de 3000 de nationalité étrangère.
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12-01-2012 |
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Comment devient-on écrivain ? En disant avec des maux ce que d'autres expliquent avec des mots. A moins que ce ne soit le contraire. En entrant dans l'univers de Khadi Hane, il ne faut plus rien craindre, ni la différence, ni la ressemblance. La perception de la différence, c'est quand dans ce pays on salue la femme noire comme une assistante sociale salue son cas social, d'une longue poignée de main. Madame Renaud, raconte la narratrice, était "mon assistante sociale. D'office quelques mois plus tôt, le préposé à l'accueil du centre de la place Jules-Joffrin me l'avait collée. Elle me revenait de droit. Votre référent social ! avait-il clamé avec solennité..." (Des fourmis dans la bouche, Denoël, 2011). Mais la perception de la ressemblance, c'est quand l'amour vous arrive subitement, incalculé, envoûtant, cruel, ingrat. Khadi Hane sous le regard des étoiles
Les héros et héroïnes des romans de Khadi Hane sont dessinés d'une plume jamais lancinante, toujours inventive. Ils sont vrais ou en tout cas vraisemblables. "La comédie n'est qu'un portrait de nos actions, de nos discours, et la perfection des portraits consiste en la ressemblance" (Pierre Corneille)  |
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20-12-2011 |
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Ils sont nés dans la haute vallée de la Bruche ou en Kabylie, sur les hauts plateaux du Mexique, en Franche-Comté ou au Bénin, dans les Vosges ou en Anatolie, peut-être même à Strasbourg ! Ils sont hommes, femmes, jeunes ou plus âgés, médecins, animateurs, postiers, artistes, et même sans profession, certains longtemps sans domicile fixe, d'autres un temps sans papiers. Ils ont grandi dans une religion, chrétienne, musulmane ou juive, ou sans religion, ont pris un engagement politique ou pas. Quelques uns ont réussi rapidement, d'autres ont galéré longtemps avant de se poser. Ils vivent seuls ou en famille, ont fait de belles rencontres ...et aussi des ruptures. Chacune, chacun d'entre eux à sa manière a créé, inventé, saisi une opportunité et l'a fait fructifier, en solitaire, rarement, en association le plus souvent, avec le soutien des institutions aussi. Ligne © Mina El Bakali Clés de sol, des Strasbourgeois solidaires, par Guy Didier, éditions Entre gens, oct.2011, 204 pages, a été édité avec le soutien de la Ville de Strasbourg (Conseil municipal du 8 décembre 2011). |
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