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Entre-gens
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13-05-2012 |
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Le
9 mai est une journée particulière à Sciences Po Nancy. C'est la
Journée de l'Europe. Les étudiants du Campus franco-allemand préparent
leur projet collectif, Eurocosmos. Du 14 au 16 mai, ils simuleront les
institutions européennes au sein de leur établissement de l'Avenue de
Strasbourg: chaque étudiant jouera le rôle de membre d'un parti au sein
du Parlement européen ou d'un ministre au sein du Conseil de l'Union
européenne. On débattra en anglais sur des propositions fictives autour
de trois thèmes: la réforme de l'Acquis de Schengen, le futur de la
Gouvernance Economique Européenne, la création d'une Armée Européenne. 
Pour Aylin Gül, étudiante de 1ère année, le projet revêt une importance particulière. C'est à lire dans La une de la pluralité (2012) |
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13-05-2012 |
13 mai 2012: Aylin Gül construit l'Europe au quotidien
Elle n'avait pas dix ans lorsque, native de Forbach (Moselle) d'une
famille turque, elle demandait à ses parents de l'inscrire au
Collège-Lycée franco-allemand de Sarrebruck (Saarbrücken) en Allemagne.
Elle ne parlait pas un mot d'allemand. "A la maison, on parlait turc.
Dans la rue et à l'école, on parlait français. Mes parents étaient
attentifs à ce que l'on parle un turc parfait. Etre discipliné dans sa
langue maternelle aide ensuite à appréhender une autre langue et une
autre culture." Elle a ainsi appris l'allemand très rapidement, le parle
aujourd'hui couramment et elle maîtrise l'anglais et l'espagnol à un
très bon niveau. Sarrebruck est à une dizaine de kilomètres de Forbach.
Il fallait tous les matins prendre le bus et passer la frontière: "S'il
n'y avait pas eu Schengen, jamais cela n'aurait été possible !"
fait-elle remarquer aujourd'hui alors que des menaces surviennent sur
cet acquis européen. Les parents Gûl se sont laissés convaincre par la
force de son projet et peut-être aussi par le fait que sa meilleure amie
franco-polonaise allait l'accompagner dans le même Lycée. Aylin
effectue son stage en entreprise de 3ème à la Communauté
d'agglomération de Forbach où travaillait déjà une cousine turque. Elle
est en 1ère lorsque le Lycée reçoit la visite d'une délégation de
Sciences Po pour une information aux élèves et s'inscrit avec
enthousiasme à la visite de l'établissement nancéien. Tout cela confirme
son projet professionnel: travailler à la construction de l'Europe au
quotidien et oeuvrer à l'intégration européenne du pays d'origine de sa
famille, la Turquie.
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10-05-2012 |
Mai est le mois des mariages et quand les week-ends font quatre jours, comme en cette année 2012, les cérémonies se multiplient. Le site Walima'zine est à la fête. Ses deux créatrices racontent aux lectrices de Gazelle (interview par Fatima Essasbou) la genèse et l'esprit de ce site spécialement dédié à l'heureux évènement. Le credo du webzine est le "trendy-tradi", allier les dernières tendances
et la tradition. Aujourd'hui, les mariés aiment que leur mariage leur
ressemble, à la fois traditionnels, pour faire plaisir à la famille, et
modernes, pour être en accord avec leur mode de vie. Le site est là
pour les aider à trouver le juste équilibre. "Quand nous avons lancé Walima'zine, explique Karima, on voulait absolument qu'il soit pratique, concret et fun. Il s'agissait pour nous de libérer une parole de manière décomplexée et toujours avec une pointe d'humour". Nous nous souvenons de Karima Essabak, co-initiatrice de "la Journée
sans immigrés, une journée sans nous". Cette Rémoise d'origine est
diplômée du Collège des Hautes Etudes Européennes à Paris I (Sorbonne)
et titulaire d'un Master spécialisé en Aménagement des Grands Comptes à
l'Ecole Supérieure de Commerce. Sa rencontre avec la journaliste Mérième
Alaoui a été déterminante. Toutes deux se sont rendus compte que le
sujet du mariage cristallisait de nombreuses questions très importantes:
l'identité, la religion, la tradition, le métissage... elles l'expriment sur http://walimazine.com/ ) |
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25-04-2012 |
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"Le respect, les femmes le méritent toute l'année" écrivait Nadia
Hathroubi Safsaf le 8 mars dernier sur le site 1001 femmes qu'elle a
fondé et qu'elle anime avec enthousiasme pour les femmes d'ici et
d'ailleurs. "Double journée pour les mamans, salaires inégaux, plus de
précarité. Et sans oublier les femmes battues qui sont dans toutes les
couches de la société." Pour cette journée du 8 mars, 1001 femmes avait
choisi de mettre en avant toutes les femmes en demandant à quelques unes d'entre elles d'interpréter dans les rues de Paris la chanson phare d'Aretha Franklin Respect
et de diffuser le "happening" en vidéo sur internet. "Au delà d'une
journée symbole, nous attendons des politiques des vraies mesures. 2012,
l'année du changement ?
C'était en 2003. Nadia venait de sortir
de l'Ecole du Journalisme de
Nice : "Nous allons faire de vous des Journalistes" dit l'école
azuréenne. C'était le rêve de Nadia Hathroubi, parisienne (née à Paris)
d'une famille tunisienne. Les qualités majeures, elle les avait:
"curiosité, ouverture d'esprit, culture générale, débrouillardise,
motivation, esprit critique, autonomie,...". Un groupe d'amis parisiens
s'était réuni dès 1999 autour du constat qu'il n'existait pas en France
de magazines traitant de toutes les composantes culturelles de la
société française. Toute une population n'est pas prise en considération
de manière naturelle et normale dans les médias. Abdallah Ahamada, de
parents malgaches et comoriens, arrivé en France à l'âge de 6 ans, a
alors créé Zanatane, journal métis (le nom veut dire "enfant de la
terre" en malgache). Nadia Hathroubi est devenue en 2003 la rédactrice
en chef de ce nouveau journal, d'abord gratuit puis diffusé en kiosque
(avril 2003), à 48 pages qui jettent des passerelles entre les cultures
et qui font du métissage un devoir. Nadia se souvient des temps: "On se
payait au SMIC. On ne comptait pas ses heures. C'était très dur. mais on
y croyait !"
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07-04-2012 |
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Voilà une ville où 20 000 nouveaux venus s'installent chaque année. Trois habitants sur quatre sont nés ailleurs. Cette ville est "mangeuse d'hommes". Dans la première partie du livre Toulouse melting pot, paru en 2010 aux éditions Autrement, en illustration des analyses de l'historienne Laure Teulières, on partage des rencontres avec des "anonymes" de la ville aux histoires singulières. Une vingtaine de témoignages émouvants dont ceux de Victorine, la fille de paysans italiens, de Pierre et Victoria, enfants de l'exil espagnol, d'Alexandra et les hasards de l'exode, de Joao qui a fui la dictature salazariste, de Ken Khun, réfugié du Cambodge ou bien encore de Massrara, originaire du Lot-et-Garonne mais dont la peau dorée provient du désert marocain d'un père venu de Zagora...
La ville de Toulouse a une attractivité remarquable: elle attire la "classe créative", les scientifiques, les artistes, les innovateurs en tous genres qui font le développement de la métropole. N'est-ce-pas à Toulouse qu'est né le Forom des langues du monde ? Le livre de la journaliste Agnès Baumier-Klarsfeld invite à des promenades toulousaines interculturelles à travers boutiques, restaurants, marchés, lieux de culte, centres de danse, écoles, clubs de sport, réseaux d'affaires, musées,... Sous sa plume alerte, on rencontre aussi (en séquence 2 du livre) ces Toulousains d'adoption qui font Toulouse. Ils sont des Toulousains d'exception qui font non seulement la grandeur de la ville mais la grandeur de la France. Extraits de ce livre, les cinq récits qui suivent (parmi 16 personnalités rencontrées par la journaliste toulousaine) sont particulièrement révélateurs de la capacité de cette ville à s'ouvrir aux talents extérieurs qui lui donnent toute son énergie positive.
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