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Page 1 sur 4 Un Alsacien sur dix est immigré. Les nouveaux venus sont Ukrainiens, Arméniens, Camerounais, Gabonais, Indiens... Ils viennent de pays de plus en plus divers. Ils sont de plus en plus diplômés. Mais « l'intégration est souvent une question très aléatoire, qui dépend des opportunités et des rencontres de chaque migrant » nous explique le géographe Stéphane de Tapia, spécialiste des questions migratoires. Ce qui est sûr, c'est que les immigrés sont une véritable chance pour renouveler les générations et pour renforcer le dynamisme économique de la région. Les étudiants en journalisme du CUEJ de Strasbourg (Université Robert Schuman) ont rencontré des hommes et des femmes immigrées en Alsace, des nouveaux visages de la région. Portraits également publiés sur News d'Ill (disponible en kiosque en Alsace). Moussa Coulibaly, Burkina Faso : Le griot amoureux Dès les premières notes, le public du centre socio-culturel du Fossé-des-Treize de Strasbourg s'envole vers de lointaines contrées... En cette fraîche soirée de novembre dédiée à la culture africaine, Moussa Coulibaly fait chanter le tam-tam qui parle. Bien calé sous son aisselle, l'instrument fait de bois et de peaux de chèvre tendues résonne sèchement sous les coups portés à l'aide d'une crosse en bois.En compagnie des autres musiciens, Moussa réchauffe le cœur des spectateurs en s'affairant également sur le balafon, sorte de xylophone exotique composé de lamelles boisées et de calebasses faisant office de caisses de résonance.
Portrait de Moussa, né en 1972 à Bokuy, au nord-ouest du Burkina Faso, près de la frontière avec le Mali, sa destinée de griot, le coup de foudre de Laure, étudiante alsacienne, le mariage, la vie en Alsace,... Portrait par Nicolas Lepigeon, le 15/1/2007 (CUEJ, News d'Ill) Eric Miasa, Madagascar : Aux portes de Peugeot  Originaire de Tamatave, la grande ville portuaire de Madagascar situé sur la côte orientale de l'île, Eric est l'aîné d'une fratrie de huit enfants. Après des études en sciences économiques à Madagascar, il met à profit ses connaissances en travaillant, entre autres, pour un programme international de développement de la micro-finance sur l'île. Dans son appartement du 14e étage de l'une des tours HLM du quartier des Coteaux à Mulhouse, Eric Miasa est fier. Fier d'avoir quitté Madagascar pour s'installer en France, fier de ce qu'il possède grâce au fruit de son travail, fier de sa femme et de sa fille, âgée de huit mois. Il ne perd jamais de vue son objectif : travailler définitivement au sein de la marque au lion. Une entreprise qui lui rappelle son enfance, bercée par la culture française, qui correspond à sa passion pour l'automobile et qui pourrait lui apporter une certaine stabilité sociale... Portrait par Jean-Michel Hennebert (CUEJ, News d'Ill)
Fier d'avoir quitté Madagascar pour s'installer en France, fier de ce qu'il possède grâce au fruit de son travail, fier de sa femme et de sa fille, âgée de huit mois. Il ne perd jamais de vue son objectif : travailler définitivement au sein de la marque au lion. Une entreprise qui lui rappelle son enfance, bercée par la culture française, qui correspond à sa passion pour l'automobile et qui pourrait lui apporter une certaine stabilité sociale... Portrait par Jean-Michel Hennebert (CUEJ, News d'Ill) Fier d'avoir quitté Madagascar pour s'installer en France, fier de ce qu'il possède grâce au fruit de son travail, fier de sa femme et de sa fille, âgée de huit mois. Il ne perd jamais de vue son objectif : travailler définitivement au sein de la marque au lion. Une entreprise qui lui rappelle son enfance, bercée par la culture française, qui correspond à sa passion pour l'automobile et qui pourrait lui apporter une certaine stabilité sociale... Portrait par Jean-Michel Hennebert (CUEJ, News d'Ill) Fier d'avoir quitté Madagascar pour s'installer en France, fier de ce qu'il possède grâce au fruit de son travail, fier de sa femme et de sa fille, âgée de huit mois. Il ne perd jamais de vue son objectif : travailler définitivement au sein de la marque au lion. Une entreprise qui lui rappelle son enfance, bercée par la culture française, qui correspond à sa passion pour l'automobile et qui pourrait lui apporter une certaine stabilité sociale... Portrait par Jean-Michel Hennebert (CUEJ, News d'Ill) Fier d'avoir quitté Madagascar pour s'installer en France, fier de ce qu'il possède grâce au fruit de son travail, fier de sa femme et de sa fille, âgée de huit mois. Il ne perd jamais de vue son objectif : travailler définitivement au sein de la marque au lion. Une entreprise qui lui rappelle son enfance, bercée par la culture française, qui correspond à sa passion pour l'automobile et qui pourrait lui apporter une certaine stabilité sociale... Portrait par Jean-Michel Hennebert (CUEJ, News d'Ill) Fier d'avoir quitté Madagascar pour s'installer en France, fier de ce qu'il possède grâce au fruit de son travail, fier de sa femme et de sa fille, âgée de huit mois. Il ne perd jamais de vue son objectif : travailler définitivement au sein de la marque au lion. Une entreprise qui lui rappelle son enfance, bercée par la culture française, qui correspond à sa passion pour l'automobile et qui pourrait lui apporter une certaine stabilité sociale... Portrait par Jean-Michel Hennebert (CUEJ, News d'Ill)
Miria, Rwanda : Elle cherche la paix Quand elle monte dans le taxi, à la sortie de l'aéroport de Roissy, ce 26 mars 2003, Miria (1) demande : « Les droits de l'Homme ». Le chauffeur voit bien alors que cette petite jeune femme africaine et sans bagage, ne parlant pas français, a des problèmes. Pour lui, les droits de l'Homme, c'est à Strasbourg. Direction gare de l'Est où il l'aide à acheter un billet. Après une nuit passée dans le train, la jeune femme arrive dans la capitale alsacienne, frigorifiée. Un homme à qui elle demande de l'aide l'emmène au foyer d'hébergement d'urgence. Mère d'un garçon de sept ans et d'une fille de neuf ans, Miria arrive seule dans un pays dont elle ne connaît rien, fuyant les exactions du pouvoir rwandais. Le passeur lui avait recommandé, une fois arrivée, de « chercher les droits de l'Homme ». Aujourd'hui, Miria a 30 ans. Elle bénéficie du statut de réfugiée, touche le RMI et vient d'emménager dans un trois pièces, à Schiltigheim. La Rwandaise plaisante déjà avec ses voisines comme si elles étaient des amies de longue date... Son portrait par Guillaume Guichard (CUEJ, News d'Ill)
Olivier Bokouka Buana, RDC : Enfants-soldats, le combat d'un père Originaire du Nord du Congo (province de Bunia), Olivier vit à Mulhouse depuis 2003, en situation de demandeur d'asile. C'est la guerre qui l'a poussé à fuir son pays. Opposant au nouveau pouvoir congolais, il a décidé de partir pour la France, estimant que sa sécurité était impossible en Afrique : « Les services de renseignements congolais opèrent aussi à l'étranger. » Il est arrivé à Mulhouse avec seulement 100 euros en poche. Il souhaite reconstruire sa vie à Mulhouse, même s'il n'a toujours pas le droit de travailler. « L'accueil qui m'est réservé en Alsace est bon. L'église et des amis m'aident financièrement et me disent comment je peux m'en sortir. Reste le risque pour moi qu'on me renvoie. » Il est aujourd'hui toujours sans nouvelles de la seule famille qui lui reste après la mort de ses deux enfants, sa mère : « Elle est soit en Ouganda soit morte, je ne sais pas. » Parler d'avenir reste difficile pour lui. Olivier assure ne plus avoir peur depuis qu'il est en France... Portrait par Simon Giovannini (CUEJ, News d'Ill)
Ingrid Avome Nkoghe, Gabon : La France à contrecœur Galère, stress, contraintes administratives... La France ne laissera pas un souvenir impérissable à Ingrid Avome Nkoghe. A la fin de ses études de management, c'est sûr, elle repartira chez elle, au Gabon, peut-être pour y passer le concours des douanes. Même si elle ne compte pas rester en France après la fin de ses études, la jeune Gabonaise envisage de demander une carte de séjour de 10 ans pour « vie familiale ». Ce qui, si elle l'obtient, lui permettra de revenir quand elle voudra, mais aussi d'échapper au renouvellement annuel de sa carte. « Cela m'évitera de faire le pied de grue devant la préfecture qui me demande à chaque fois les mêmes papiers. » Lassée et déçue par cette vie contraignante, elle ne peut s'empêcher de la comparer au mode de vie gabonais, plus solidaire et surtout plus détendu... Portrait par Ilan Caro (CUEJ, News d'Ill)
Elodie Filankembo et Eric M'Bama, RDC : Ils ont déplu aux Kabila Elodie Filankembo, 40 ans, et Eric M'Bama, 33 ans (1), ont trois points communs. Ils sont journalistes, Congolais, et ont dû fuir leur pays à la suite de la publication d'articles critiques à l'égard du pouvoir en place. Elle à Strasbourg, lui à Mulhouse. Elodie, arrivée en 1999, exerçait son métier de journaliste dans un groupe de presse. Elle avait une bonne situation et menait une vie paisible avec sa famille et ses enfants. Jusqu'à ce que certains de ses articles déplaisent au « Mzee » (vieux sage). Eric, lui aussi, a payé le prix de ses écrits. Lorsqu'il a décidé de fuir, il a trouvé un passeur pour rejoindre Brazzaville, la capitale du pays voisin que seul un fleuve sépare de Kinshasa, puis s'est embarqué pour la France. Connaissant un ami à Mulhouse, il part le rejoindre avec pour seul bagage, un attaché case vide, « pour ne pas arriver sans rien et attirer l'attention ». L'écriture lui manque. Pour remplir ce temps mort de sa vie, il a entrepris de rédiger un roman. Ce livre racontera l'histoire d'un immigré rencontré dans la salle d'attente de l'Ofpra. A l'avenir, Eric envisage une collaboration avec son journal... depuis la France, tant que la liberté d'expression des journalistes en RDC ne sera pas assurée. (1) Les noms ont été changés... Portraits par Nicolas Blasquez et Nicolas Martin (CUEJ, News d'Ill)
Tous ces portraits sont à suivre sur : http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?cPath=10&article_id=8120
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