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Portraits d'immigrés Version imprimable Suggérer par mail
19-08-2006

Portraits d'immigrés, années 1950-1960

C'était un dimanche matin, une petite promenade aux marchés des Puces à Saint-Ouen (Paris). Je découvre sur un étal à même le sol une caisse pleine de photographies. Elles proviennent toutes des archives de l'ancien studio Claude Despoisse, rue de Broca dans le Ve arrondissement de Paris.  Le studio était spécialisé dans la publicité et le reportage. Ce qui m'a intéressé dans ce lot photographique, c'est une série de portraits d'immigrés algériens, africains, asiatiques... réalisés entre les années 50 et 60. Les reproductions, la retouche photographique leur permettaient de se retrouver, grâce à la "magie" du labo avant l'ère numérique, sur une photographie avec la famille ou des proches. J'ai pu acheter une centaine de ces photographies...
                                                         Brahim Chenchabi

 Et toujours...

les films de Yamina Benguigui (1997), 3 x 52 min, coproduits par Bandits et Canal +.
La réalisatrice Yamina Benguigui est née à Lille et a passé son enfance dans le nord de la France, où ses parents, Kabyles d'origine algérienne, avaient émigré dans les années 1950.

« Pourquoi étaient-ils partis ? On ne l'a jamais su, dit-elle aujourd'hui. C'était un sujet tabou : ils n'en parlaient jamais. » En 1994, elle réalise Femmes d'Islam, une trilogie sur les femmes musulmanes de plusieurs pays du monde. En interrogeant des Maghrébines qui vivent à Marseille, elle découvre que ces « mères » ne connaissent rien de ce que leurs maris ont vécu à leur arrivée en France. Et qu'elles n'ont elles-mêmes jamais rien raconté à leurs enfants. « C'était mon histoire », dit la cinéaste. Elle décide donc de remonter le temps et de partir à la recherche d'une histoire occultée : celle de l'immigration et de l'intégration maghrébines. Son film se compose de trois parties : les pères, les mères, les enfants. « Une structure qui respecte nos codes culturels, dit-elle. Les hommes n'ont jamais raconté à leurs femmes ni à leurs enfants les souffrances qu'ils ont vécues. » En réunissant trois séries de témoignages qui pourtant ne se recoupent jamais, la réalisatrice fait œuvre de réconciliation.
Son documentaire est le résultat d'une enquête de trois ans et d'un tournage de six mois. Le montage, qui a duré neuf mois, alterne images d'archives (empruntées au CNDP, à Pathé, à l'INA) et images personnelles et contemporaines. C'est cet aller-retour constant entre passé et présent qui permet au spectateur de retracer l'itinéraire oublié des acteurs de l'immigration.

Les Pères
Ils sont arrivés dans les années cinquante, sans famille, sans épouse. Regroupés par communautés villageoises, ils travaillent sans relâche en chantier, en usine. Faute de structures d'accueil, ils ont vécu dans des baraquements. Ce sont des hommes seuls, dociles, mobiles et rentables.

Les Mères
Venues souvent à la faveur du regroupement familial, elles ont plié leur voile, appris (quoiqu'analphabètes) à se déplacer en repérant les panneaux d'indication selon leurs couleurs. Elles sont devenues des individus à part entière. Rien ne les avait préparées à cette nouvelle vie, à la découverte de l'émancipation, et personne ne songeait à les rassurer.

Les Enfants
Nés en France ou venus en bas âge dans le cadre du regroupement familial, les enfants d'immigrés maghrébins vont subir de plein fouet, tout comme leurs parents, les contradictions de la politique qui leur est appliquée.

Pour en savoir plus

BENGUIGUI Yamina, Mémoires d'immigrés. L'héritage maghrébin, Albin Michel, 1997. Cet ouvrage est la reprise in extenso des entretiens accordés par les immigrés et leurs enfants à la réalisatrice du film.
STORA Benjamin, Ils venaient d'Algérie. L'immigration algérienne en France, 1912-1992, Fayard, 1992.
BENTCHICOU Nadia (sous la dir. de), Les Femmes de l'immigration au quotidien, L'Harmattan, 1997.

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