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Les yeux ouverts Version imprimable Suggérer par mail
05-10-2011
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Les yeux ouverts
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Archives du festival 2007

Nous avons présenté en 2007 les films du festival Les yeux ouverts et avons décidé de conserver ici en ligne la présentation de quelques uns des films les plus remarquables que les cinéphiles picards ont eu la chance de pouvoir visionner alors. Succès indéniable pour cette deuxième édition qui s'est déroulée dans tout le département de l'Oise

Négar Zoka : Comment peut-on être français ?

La question de l'identité nationale a été l'un des enjeux de l'élection présidentielle 2007. Le nouveau Ministère de l'immigration a désormais aussi pour compétences "l'identité nationale" ! En installant sa caméra parmi ceux qui souhaitent devenir  français, Négar Zoka, elle-même en cours de naturalisation, nous propose une approche de l'intérieur du problème. Le film fait pénétrer dans une zone trouble, dans cet "entre-deux" de tous ceux qui, comme elle, sont Français sans l'être tout à fait.

Nadia Brya : J'ai fait un rêve

Nadia Brya est originaire des quartiers nord de Marseille. Bania Medibar l'a suivie lorsqu'en 2001 elle était candidate PS aux élections cantonales dans ces mêmes quartiers. Grâce à son enthousiasme, Nadia a mobilisé tout son entourage jusque-là indifférent à la politique. Le film est l'histoire d'une femme de la deuxième génération maghrébine qui entre en politique. Avec elle, les habitants d'un des quartiers les plus défavorisés de la ville ont transformé cette aventure en un combat pour la dignité.

D'hier....

                                       

Farid Haroud : Fils de harkis
1962 : fuir ou mourir ? Que reste-t-il aujourd'hui de l'histoire oubliée des harkis ? Que sont devenus leurs enfants et petits-enfants ? Ils sont aujourd'hui une partie de notre communauté nationale.


Leïla Habchi et Benoît Prin : Les jardiniers de la rue des Martyrs
Près de 40 ans après la fin de la guerre d'Algérie, dans un jardin ouvrier du Nord de la France à Tourcoing, Français et Algériens cultivent leur bout de terre. Ces hommes ont été les appelés, les militants du F.L.N ou les "harkis" d'une guerre coloniale menée par la République Française. Ce jardin est le lieu d'une mémoire multiple où se retrouvent des hommes qui auraient pu se rencontrer à la guerre ou à l'usine. C'est la culture d'un potager, activité universelle s'il en est, qui les rassemble ici. Contemporains à distance d'une histoire commune, parfois indifférents voire hostiles les uns aux autres pour des motifs culturels, sociaux ou politiques, ils travaillent côte à côte le même morceau de terrain. Ce film, composé des conversations entre ces jardiniers d'origines diverses et de courtes interviews montrent la réalité des rapports entre les protagonistes de la Guerre d'Algérie tant dans les années 60 qu'aujourd'hui.


à aujourd'hui

Amina Touidjine : Amina ou la confusion des sentiments
Amina Touidjine est arrivée en France en 1996 à l'âge de 8 ans. De son enfance brutalement interrompue par la violence et le terrorisme, il ne reste plus que des souvenirs mutilés. Elle mène une scolarité brillante. En 2001, elle est retenue à l'issue d'un casting pour camper le personnage de Louison dans Le Malade imaginaire à la Comédie Française. Elle récidive en 2003 en jouant Mina enfant dans Papa doit manger. La pièce tourne dans toute la France. Amina garde au fond d'elle-même un lien avec les paysages sur lesquels elle a ouvert les yeux. Mais un jour, il faudra choisir, dit-elle. Choisr sans décevoir, choisir sans renier. C'est tout l'enjeu qui est au coeur de son premier voyage de retour sur les lieux de son enfance, cet été là, en Algérie.Un film de Laurette Mokrani.

                            

Portraits de Amina Touidjine à découvrir sur http://www.planet-dz.com/ACTU/2001/Janvier/amina_touidjine.htm et http://www.elwatan.com/spip.php?page=article&id_article=18213

Tahar l'étudiant. Pourquoi fait-il des études ? "Parce que je veux changer de statut social, parce que je veux faire ce cadeau à ma famille qui croit en moi" dit Tahar, le regard voilé par une inquiétude. Il est un des soixante mille étudiants de Montpellier, catégorie sciences humaines, spécialité sociologie. Un film de Cyril Mennegun.

                           


D'ailleurs...

Ado d'ailleurs.

Itinéraire de la demande d'asile d'un jeune Afghan. Il a aujourd'hui le statut de réfugié en France et travaille sur les chantiers. peut-être faudrait-il consacrer un documentaire à chaque personne... 
http://lesinvisibles.net/spip.php?article55


à ici

Qui a peur des Tsiganes Roumains ? Ils vivent dans des caravanes, ils aiment leurs enfants et les "exploitent"... une histoire à la croisée des chemins. Sur les pas d'un photographe qui les côtoie depuis trois ans, ce film est l'histoire d'une improbable rencontre... une histoire d'hommes à la croisée de chemins, d'itinéraires et de voyages.

Quelle France aujourd'hui ?

Bretagne : Nous n'étions pas des bécassines.
Marilou, Suzanne, Hélène et les autres...sont parties de Bretagne dans les années 50 pour devenir bonnes à Paris, rejoignant le flot des quelques 200.000 émigrés d'origine bretonne dont la catégorie "domestiques" était la plus importante. Considérées bien souvent comme des "bouches de plus à nourrir" par leurs parents, elles partaient dès l'age de 13 ans. La réputation donnée à ces petites bonnes était alors celle de travailleuses dociles, ne rechignant pas à la tâche, mais aussi de provinciales niaises et bornées... Cette vision tout à fait bourgeoise et Parisienne est bien celle de toute l'imagerie portée par Bécassine. Le film « Nous n'étions pas des bécassines » (Thierry Compain) raconte leur histoire, des témoignages sensibles et vivants qui disent comment elles durent se battre pour ne pas être maltraitées : la patronne, la clochette, et parfois ces "Monsieur" qui croyaient qu'elles étaient bonnes à tout faire.

Antilles : Les descendants de la nuit
Une réflexion sur l'esclavage qui a duré deux siècles dans les Antilles avant d'être aboli en 1848, jusqu'à la réalité d'aujourd'hui de ces îles françaises avec en toile de fond la musique, la langue, les pratiques religieuses, les comportements sociaux.
Et encore onze autres films programmés sur cette quinzaine dans une quinzaine de lieux décentralisés du département de l'Oise.



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