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La une de la pluralité (2010) |
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15-12-2010 |
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Page 3 sur 12 31 octobre 2010: Aziza Wassef, du français à l'arabe Au Caire, elle présentait les infos en français sur Nile TV. A Paris elle les présente en arabe sur France 24. La jeune journaliste égyptienne a appris le métier sur la chaîne francophone des rives du Nil. Elle est aujourd'hui un pilier de la nouvelle chaîne arabophone des bords de Seine. Quelques mois après son arrivée à Paris, elle apprenait la prcochaine création de France 24, diffusée dans un premier temps sur internet uniquement. Elle a rejoint l'équipe avant même le lancement de la chaîne. Elle est venue en France par curiosité, pour découvrir de nouvelles personnes, de nouvelles idées et six ans plus tard, elle est toujours là. En passant le 12 octobre 2010 à 24h/24, France 24 arabophone a enfin acquis une véritable identité. Aziza Wassef adore cette ambiance jeune, colorée, qui caractérise la chaîne. Aziza Wassef " C'est un concentré de nouvelles énergies de gens venant de différents pays et c'est ce qui est magnifique" apprécie-t-elle. Aziza est la seule Egyptienne de l'équipe. Elle adore travailler dans les deux langues. Elle est entre les deux cultures. Elle rapproche les deux mondes. " Je vis en France et présente les news aux arabes dans leur langue avec une mentalité française. C'est ce mélange qui me plaît." Le français, elle l'a appris au Caire dés l'âge de 4 ans, avec des soeurs franciscaines et elle a ensuite suivi toutes ses études en français. " Je suis une vraie francophile", affirme-t-elle, " j'adore la littérature française". Sur France 24, elle présente dans un arabe parfait le magazine Intelligence économique. " L'intelligence économique est un thème génial !... c'est un concept très français, c'est un exemple de ce que la culture française peut offrir". Entre Orient et Occident, Aziza a le souci de l'objectivité, de l'équilibre. Elle est passionnée par son métier où l'on n'arrête pas d'apprendre mais ne veut pas se faire bouffer. L'interview de Damien D. pour Télésphère se termine par un immense éclat de rire. D'après une amie libanaise, les Egyptiens sont les plus drôles des Arabes. avec notre partenaire  24 octobre 2010: Tatiana El Khoury et le journalisme citoyen
La première télévision française en langue arabe est née le 12 octobre 2010. France 24 arabophone " se veut être la vitrine des arabes de France... Le monde arabe est devenu un public de choix pour les médias internationaux, la France ne devait pas rater le coche", analyse Télésphère. En radio, il y avait déjà Monte-Carlo Doualya. En télé, il y a maintenant France 24 arabophone. La nouvelle chaîne fait aussi la part belle au journalisme citoyen. C'est Tatiana El Khoury qui a en charge de mettre en valeur les apports journalistiques provenant de sources non professionnelles. Interviewée le 19 octobre par Damien D., elle explique: " On a développé un réseau d'observateurs qui compte aujourd'hui près de 7000 personnes disséminées dans le monde entier... bien souvent ce sont des blogueurs." Sur France 24, cela donne La voix du net (émission quasi-quotidienne) et Les observateurs (émission hebdomadaire). Tatiana El Khoury, journaliste, en a la responsabilité des contenus. Elle vérifie l'info, l'authentifie et la diffuse. Il en résulte un apport de témoignages généralement inaccessibles à la presse traditionnelle. " Aujourd'hui on va jouer dans la cour des grands" se réjouit Tatiana. 17 octobre 2010: in(c)lassable Murat Erpuyan
Istanbul fascine. Istanbul sublime. Cette ville est à l'Europe ce que Rio est à l'Amérique latine. Elle bouillonne. Elle est fusion. Ici la modernité rencontre la tradition. Les tours modernes grattent le ciel et les appels des muezzin enveloppent la ville dans une mélopée polyphonique (contraste encore, contraste toujours). Murat Erpuyan est directeur de publication de la revue franco-turque Olusum (Genèse) et président de l'association culturelle A ta Turquie. Inclassable militant de l'amitié franco-turque, il a fondé la revue en 1989. Elle en est aujourd'hui à son 123ème numéro. Pour célébrer Istanbul, capitale européenne de la culture 2010, c'est une édition exceptionnelle de la revue, consacrée à la ville, qui est présentée ce week-end au Salon de la Revue, Espace des Blancs Manteaux, Paris 4ème. Au fil des pages, des mots des auteurs rassemblés par le comité de rédaction et des nombreuses photographies qui les illustrent, le lecteur baignera dans les rumeurs d'Istanbul au fil de son histoire et jusqu'à aujourd'hui. Istanbul est habitée pas seulement par ses 18 millions d'habitants, elle est habitée par une âme. Murat Erpuyan le dit depuis plus de 20 ans. Inlassable !
10 octobre 2010: Anasthasie Tudieshe, 100 % Portrait
(présentation par Africa n°1 et France Culture) On peut trouver des ressemblances avec sa culture d'origine dans toutes les cultures, même celles qui en semblent les plus éloignées. Voilà la leçon tirée de quelques années passées à l'étranger par Anasthasie Tudieshe qui, originaire du Congo (RDC) et vivant en France, a travaillé en Indonésie et à Madagascar où elle a été animatrice de radio locale. De retour à Paris, elle assouvit sa passion pour les voyages, intérieurs ou bien réels, en faisant le plus beau métier du monde selon elle: aller au-devant de l'Autre et dialoguer les yeux dans les yeux. Journaliste - le métier qu'elle rêvait d'exercer depuis l'âge de huit ans - , Anasthasie Tudieshe se sent aussi bien en Afrique qu'à Paris mais veut garder cette part d'elle-même qui la nourrit et l'enrichit. Elle appartient à la jeune génération des journalistes africaines, de celles qui se sentent bien un pied sur chaque continent. Anasthasie Tudieshe a reçu de ses parents la part d'histoire de l'Afrique que les programmes de l'école française ne lui avaient pas apportée. Parmi ses héros, Patrice Lumumba, le premier président du Zaïre, porte la flamme d'un idéalisme qu'elle aimerait voir renaître parmi les leaders politiques. En attendant, sa politique à elle, Anasthasie la veut culturelle: en recevant à la radio des invités de la scène artistique africaine, elle veut servir ce continent dont l'exceptionnelle créativité qui lui fait chaque jour battre le coeur. Ils sont musiciens, danseurs, peintres, écrivains, comédiens, photographes, commissaires d'exposition, directeurs de musée, hommes et femmes d'art et de culture... Ils viennent d'Afrique ou ont un lien très fort avec l'Afrique. Ils vivent en France. Qu'est-ce qu'être africain ou afro-ascendant aujourd'hui en France ? Quelle place occupent-ils dans notre pays et dans les pays d'origine ? Aux questions d'Anasthasie, ils apportent leurs réponses: loin des théories et des longs discours, ils sont ce qu'ils font, ils font ce qu'ils sont. 100 % Portrait est l'émission qui présente une génération d'hommes et de femmes décomplexés, à l'aise dans leur culture, à l'aise dans leur rapport à la France, qui enrichissent de leur indispensable et lumineuse pierre la vie culturelle parisienne. Dans 100 % Portrait, les artistes ne nous parlent pas seulement de leur travail, ils nous guident aussi dans Paris, leur Paris. Rendez-vous avec Anasthasie Tudieshe et ses invités dans 100% Portrait sur Africa n°1 (107.6 FM à Paris). 3 octobre 2010: Farid Merah en mode conviviale
La mode du printemps-été 2011 sera irisée et cristalline. Elle sera d'humeur aqueuse. En tout cas à Strasbourg, où beauté rime avec convivialité, où le prêt-à-porter fait la tournée des quartiers, où les arts du vêtement sont des arts populaires et citoyens. Farid Merah crée des lignes de prêt-à-porter qui ouvrent le droit à la beauté pour tous. Le styliste, qui a grandi dans le quartier du Neuhof ,est LE partenaire des associations strasbourgeoises pour réaliser avec les habitants des ateliers créatifs du vêtement et de la mode. Avec ATEMA dans les années 2000, il avait créé "La ligne manouche", mettant en valeur le savoir-faire des femmes tsiganes, leur ouvrant des perspectives professionnelles, faisant défiler un groupe d'une dizaine de jeunes filles d'origine tsigane. On a retrouvé Farid cet été au Festival Michto, festival tsigane, au Parc de la Citadelle. Avec l'association Arachnima, il a fait la tournée des quartiers. Avec l'association Humeur Aqueuse, il travaille avec les gens sur leur rapport aux vêtements. A la Maison de la Région, on a pu voir l'exposition "Le repas, le corps en habit de table, la table en costume de repas". Avec le Secours Populaire cet automne, il a créé une ligne de vêtements issus du recyclage qu'il a appelée "Deuxième main" et qu'il a présentée à l'Orangerie. Les quartiers défilant au Pavillon Joséphine, c'est à Farid Merah qu'on le doit. Les années de crise génèrent une autre approche de la mode, plus accessible, plus populaire mais qui toujours reste chic. Après toutes ses années de chic et de choc à la mode des quartiers, Farid reste surtout un créatif qui fait de son art un engagement social. Avec talent.
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