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Page 2 sur 2 L'appel de Rio Delafeuille (1er février 2010) Rio Delafeuille, artiste français d'origine haïtienne, rescapé du séisme du 12 janvier, a décidé de rester pour aider son pays d'origine. Qui est l'artiste ? Rio Delafeuille a été présenté par la France à l'ONU (au Palais des Nations à Genève) pour une exposition intitulée « Rio Delafeuille, l'humaniste devenu artiste » (22 octobre au 11 novembre 2009), à l'issue d'un processus sélectif de plusieurs comités dont un au siège de l'ONU à New‐York. L'artiste a une bonne notoriété, notamment grâce à sa personnalité attractive, sa créativité multiple, ses happenings surprenants et ses expositions (Genève, Monaco, Montréal et Paris). Après son exposition à Genève, il a été invité en Haïti où il travaillait à des projets artistiques et thérapeutiques. Que fait l'artiste en Haïti aujourd'hui ? Rio Delafeuille est à Léogane (ville détruite à 90%). Il contribue à l'aide en tant qu'artiste, thérapeute des mots et médecin feuille (ce que l'OMS appelle la médecine traditionnelle), dans un quartier excentré de 5000 personnes. C'est la solidarité organisée des Haïtiens qui permet aux personnes autour de lui de survivre. Leur dignité et leur solidarité exemplaire a ému le monde entier, démontrant la valeur humaine de l'entraide dans le respect. Cela touche notre conscience, nous donnant une leçon de vie et l'envie d'aider. Rio Delafeuille a écrit une chanson d'espoir, que des enfants et des jeunes à Léogane ont répétée avec beaucoup d'enthousiasme, oubliant leur situation. Sur le plan psychologique son soutien est d'autant plus apprécié qu'il partage la vie des sinistrés, dormant dehors avec eux. Sur le plan matériel tout manque, dont des tentes indispensables avant les pluies pour éviter une catastrophe sanitaire. L'artiste souhaite, au‐delà de sa présence parmi les rescapés, apporter un soutien matériel. Quel est le contexte ? La capitale d'Haïti et les régions avoisinantes sont devenues un immense chaos. C'est un drame humanitaire sans nom, avec un grand nombre de blessés. Même les reporters de guerre, habitués à la violence reviennent d'Haïti choqués. Du fait de l'ampleur de ce désastre, l'ONU, les Etats et les grosses ONG (malgré leurs efforts) ne disposent pas d'une capacité suffisante en personnels et matériel, pour aider tous les sinistrés. Ce fut le cas pour le tsunami en Asie : l'argent collecté n'avait pas pu être distribué, alors qu'une majorité de sinistrés ayant tout perdu, n'ont reçu ni secours, ni aide à la reconstruction. En Haïti, la situation sanitaire est grave dans les quartiers périphériques des villes sinistrées et dans les zones rurales. De nombreux rescapés du séisme, affaiblis (physiquement et psychologiquement) n'ont pas la force pour rejoindre les centres de distribution, éloignés et souvent saturés ; la distribution de soins, de nourritures et de tentes est inadaptée et insuffisante parnrapport au nombre de blessés et de sinistrés qui restent en danger. Quel peut‐être le rôle de la diaspora dans ce contexte ? Pour faire face au désastre en Haïti, les engagements de sa diaspora (avec leur connaissance du pays, de sa culture, de son organisation sociale et de sa langue) peuvent être très efficaces, s'ils sont soutenus, et complèteront utilement les actions ONU, Etats et ONG, pour secourir un plus grand nombre de sinistrés et pour orienter les distributions vers ceux qui en ont le plus besoin. Quels sont les souhaits de l'artiste et son projet humanitaire ? L'artiste a décidé de mettre en vente 50 de ses oeuvres pour financer l'ONG « Lave ton regard », lui permettant ainsi de distribuer directement de l'argent et des kits répondant aux besoins des sinistrés dans une zone particulièrement détruite et insuffisamment couverte par les grosses ONG. L'artiste souhaite un soutien des professionnels, collectionneurs et amateurs d'art pour la réussite de la vente caritative. Le principe d'action de « Lave ton regard » est de reverser 100 % des dons aux personnes sinistrées, en demandant aux bénéficiaires s'ils peuvent aider à leur tour, de façon à alimenter le moteur de l'entraide des Haïtiens. Chaque don sera traçable, pour celui qui donne et pour celui qui reçoit (par un contrat de don ou un contrat d'apport). L'éthique de « Lave ton regard » peut être résumée par « Penser autrement pour Aider autrement » répondant à la demande des Haïtiens que « l'aidehumanitaire n'oublie pas d'être humaine ». L'artiste a écrit le 22 janvier « L'hymne à l'espoir pour les Haïtiens » qui a été enregistré avec les jeunes de l'OJCAD, le 28 janvier, mixé le 29 janvier et passé en radio le 30 janvier. Il souhaite un soutien des professionnels et amateurs de musique pour la réussite de la distribution de la chanson et le versement à « Lave ton regard » du produit des ventes, pour distribution aux sinistrés. Par ailleurs l'artiste, avec les jeunes de l'OJCAD (qui fournissent des repas à 200 sinistrés du quartier), se tient prêt à organiser des distributions. Ils ont fait les recensements dans un quartier de 5000 personnes et pourraient aider d'autres ONG locales à reproduire la même organisation dans d'autres quartiers, car la solidarité entre ONG est fondamentale pour que l'aide apportée soit efficace. L'artiste souhaite un soutien matériel avec l'envoi par ordre de priorité suivant l'urgence sanitaire : 1. des tentes qui doivent arriver avant la pluie 2. des couvertures 3. des matelas gonflables 4. des kits pour assainir l'eau 5. des kits pour la cuisine (réchaud développement durable, marmites, casseroles..) 6. des kits de toilette Vous pouvez joindre Rio Delafeuille au +509 3863 7030 Si votre appel téléphonique ne passe pas, les SMS par contre passent toujours. Vous pouvez aussi joindre ou envoyer un mail à Véronique Depalma‐Christi, Lave ton regard, +33 6 07 96 95 80, VD75007@gmail.com Site : http://www.delafeuille.com
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