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Page 3 sur 3 DECEMBRE 2009 Le portrait du mois dans la presse : Marie-Stéphanie Compare à la jonction des genres, portrait par l'Est Républicain Chaque année, Clermont-Ferrand organise un colloque autour de l'oeuvre du plus célèbre de ses enfants. Pour la première fois, il prenait en compte les artistes. En toute légitimité puisque le célèbre Traité du Vide associe géométrie, arithmétique, physique, médecine, architecture et la musique selon le principe que "toutes sciences soumises à l'expérience et au raisonnement doivent être augmentées pour devenir parfaites". De quoi donner pour 2009 prétexte à la création d'une oeuvre originale tenant compte des réflexions d'un philosophe phare du XVIIème siècle. Etudiante en deuxième année au Conservatoire de Nancy, Marie-Stéphanie Compare y a pris part, poussée par son illustre professeur de compositions, Pierre Thilloy. Atypique dans sa perception de la musique, la jeune femme a mené, avant de se mettre à son piano, un investissement personnel à la fois étonnant et particulier. Une façon de faire qui ressemble à l'approche de son art mais aussi de la vie. Son Intuition du Vide (l'Alchimio) est née d'une pratique scientifique dont Marie-Stéphanie précise : "Elle me touche de près comme tout le monde: la chimiothérapie !". La musicienne, s'appuyant sur les écrits de Pascal, ne s'est pas contentée de lire des ouvrages spécialisés sur la question. Elle a bénéficié de l'expérience de sa soeur Marie-Michèle, préparatrice en chimio, observé les équipes au travail et rencontré les patients. Elle leur dédie son oeuvre. "Je vais y retourner pour participer à des séances de musicothérapie. Je suis déjà allée chanter à l'Hôpital pour enfants, mais dans cet univers que je viens de découvrir, il n'y a encore rien du genre." Le jury a apprécié le résultat, décerné un prix Blaise Pascal. Seulement le deuxième mais Pierre Thillois en faisait partie, il s'est abstenu de voter. Le rapport de Marie-Stéphanie Compare à la musique est des plus étonnants. Il bouscule beaucoup de lieux communs. Elle raconte venir du gospel "par passion", un truc viscéral où point assurément son rapport à l'existence. Parallèlement, elle a commencé toute petite le Conservatoire, multiplié les expériences d'un genre à l'autre et à leur point de jonction si souvent négligé par d'autres. "Ca ne paraît pas évident entre classique et variété. J'ai l'impression d'être dans la fracture entre les deux." Ne pas passer sous silence son passage à la Music Academy, "le rock, le jazz, la chanson" ouvrant sur des concerts et la composition toujours dans un autre registre. La compagnie Trans-Mutants de Paris l'initie au théâtre, au cinéma dont elle s'empare avec Jeune fille en fleur au bord de la crise de nerfs de son amie Séverine Hettinger. Qui d'autre qu'elle pouvait en signer la B.O. Son grand projet, en fait, sur fond de film d'animation. Dans ce cadre, elle a rendez-vous avec un "maître du genre", Michel Ocelot, réalisateur de Azur et Asmar. Elle travaille actuellement sur un vieux dessin animé russe oublié de tous traitant de la bataille de Moscou sous Napoléon, Le chien du général et les oiseaux. Il n'avait pas de bande-son. Il y aurait encore beaucoup à raconter sur cette artiste débordante d'énergie, sa participation à l'écriture d'un Cyrano de Bergerac, commande du Chamber Trio créé à Arras et qui va être donné à Détroit, des concerts gospel, classiques, chansons tout au long de décembre. Ce destin peu commun serait incomplet si n'étaient mentionnées les origines de Marie-Stéphanie Compare. Originaire de l'Ile Maurice, elle est, comme Marie-Michèle, adoptée à deux ans et demi par une Nancéienne, s'épanouit auprès de cette vraie maman sans renoncer à chercher ses racines. Elle a retrouvé sa famille, l'a rencontrée à Noël et découvert qu'elle survivait de la musique: le reggae. Un peu plus tard, Delarue l'accueillait sur son plateau pour témoigner. L'actualité du mois dans la presse 22 décembre 2009 : Le débat diabolique " Ce qui se passe en France depuis l'ouverture du débat sur l'identité nationale est insupportable. ce qui se dessine, c'est la montée de l'ostracisme à l'encontre de toute population dont la religion, la couleur de peau, le langage ou la tenue vestimentaire, voire l'âge, sont susceptibles d'inquiéter les Français ou du moins une partie d'entre eux qui s'arrogent le monopole de l'identité nationale... nous demandons que soit mis un terme à tout ce qui peut nourrir ou sembler justifier les dérives actuelles, à commencer par ce "diabolique" débat sur l'identité nationale qui ne sème que la division. Après l'étoile jaune, faudra-t-il un jour porter l'étoile verte ?" (Jean-François Bouthors,...) Léticia, professeur de français, raconte sa "différence" et conclut : "Il y a encore du chemin à faire". 13 décembre 2009 : le PS et la diversité Le PS a bouclé ses listes pour les élections régionales et a lancé le 12 décembre à Tours sa campagne. Pour être "en phase avec la société", le parti mise, entre autres, sur Farida Boudaoud (Rhône-Alpes), Jean-Paul Makengo (Midi-Pyrénées), Gülsen Yildirim (Limousin), Safia Otokoré (Bourgogne), Ali Soumaré (Ile-de-France, tête de liste pour le Val d'Oise), Abdelhak Kachouri (Ile-de-France, tête de liste pour la Seine Saint-Denis). Lire l'article du Parisien. Mais le "plafond de verre" est toujours là, comme l'expliquent dans Le Monde (12/12/2009) Benoit Hopquin et Laetitia Van Eeckhout : " Les listes du Parti socialiste aux élections régionales sont à peine finalisées ; celles des Verts, de l'UMP et du MoDem sont encore en cours d'élaboration. Mais on peut déjà tirer un premier enseignement du scrutin de mars 2010, un profil écrasant des futurs conseillers régionaux : ils seront blancs, comme les représentants français envoyés au Parlement européen en 2009, et les députés élus à l'Assemblée nationale, en 2007. A quelques exceptions près, bien sûr. Pour l'affichage..."
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