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Comment le portail des portraits ne pouvait-il pas s'intéresser au livre des visages ? Dans l'immense ruche des facebookiens, nous ouvrons aujourd'hui trois portes. Pourquoi celles-ci ?... pourquoi pas celles-ci ? Elles témoignent bien de l'usage que l'on peut faire de l'outil Facebook pour développer des réseaux sociaux autour d'une personnalité, autour d'une idée. Au XXème siècle, le village est devenu ville. Au XXIème siècle, la ville est devenue Facebook. Depuis 25 ans, (l') internet a révolutionné l'information en permettant à la connaissance d'être accessible à tous de façon immédiate. Le "livre des visages" révolutionne maintenant la communication entre les gens. Cet outil peut être diabolique (big brother) ou divin (brothers and sisters), selon l'usage que l'on en fait. Les créatifs ont investi Facebook. Un nouveau marketing est né, extrêmement efficace car il crée non seulement de l'immédiateté mais aussi et surtout de la proximité, non seulement du dialogue (entre deux personnes) mais aussi et surtout du partage (en réseau). Oui, c'est une révolution dans l'histoire de l'humanité : l'homme a un instinct grégaire qui l'a amené à vivre en tribus attachées à un territoire; les nouvelles tribus sont ouvertes, en mouvement permanent, elles se croisent, se lient, se délient, se localisent, se délocalisent; et chacun peut s'y relier ou non, sans sontrainte, ni de temps ni d'espace. Sur le livre des visages, ouvrons la porte des amis de Omar Koussih, de Samir Azzimani et de Chahrazad Belayni. La première "tribu" est celle des amis de Omar Koussih, jeune homme handicapé dont le parcours est un formidable chemin de générosité. Ensuite ce sont les amis de Samir Azzimani. Lui aussi connaît les difficultés de la vie et c'est pourquoi il donne de l'espoir autour de lui en nourrisant les rêves (sportifs) de la jeunesse des cités. Le troisième visage est celui de Chahrazad Belayni. Le 13 novembre 2005, elle a été victime d'une agression machiste. Ses amis ont créé autour d'elle un groupe. Des réseaux de résistance à l'apologie de la violence envers les filles se développent sur Facebook. Ce sont des réseaux d'urgence alors qu'un certain rappeur sévit dans les médias et les salles de spectacle en banalisant le machisme auprès des ados. Omar Koussih, le Marocain en fauteuil (Le texte qui suit est extrait de la présentation du groupe Facebook des amis de Omar Koussih) "Dans une société qui cherche encore à construire un monde meilleur pour tous, le parcours d'un jeune homme handicapé marocain apparaît rempli de symboles, de courage et d'espérance.
Vivre sa jeunesse dans un fauteuil et dans la dépendance la plus totale ne correspond pas du tout aux critères de l'enfance heureuse. C'est ainsi qu'Omar Koussih a découvert, dès son plus jeune âge, les rigueurs de la vie et la souffrance de l'être défavorisé. Les obstacles ne manquent pas de se poser sur son chemin et les moments de doute noircissent des instants qui devraient être tournés vers l'insouciance de l'âge heureux.
Mais heureusement, Omar est entouré d'une famille qui l'aime et l'aide à affronter toutes les épreuves qu'il doit rencontrer dans cette voie. Madame et Monsieur Koussih demeurent à ses côtés et lui permettent de réaliser les actes courants de la vie dans les meilleures conditions possibles. Dans un univers où l'effort et le travail sont reconnus comme des vertus, et où l'intelligence l'emporte devant les obstacles, Omar est vite remarqué pour sa vivacité d'esprit et sa volonté. Rencontrant ses contemporains et ayant appris à aider les autres, il se positionne bientôt comme un interlocuteur actif de l'action en faveur de la personne handicapée.
Et progressivement, de plus en plus écouté, il sait faire preuve de détermination et de persuasion, comme au Téléthon organisé en 2005 en partenariat avec l'association Poésie du Point du Jour, à la Mairie du 9ème arrondissement de Paris. Le succès rencontré, alors, a contribué au développement des liens entre Omar et plusieurs structures associatives.
Bien loin de ne penser qu'à ses problèmes personnels, Omar est soucieux du bonheur et du bien être des autres. Il a compris l'importance de la prise de conscience du handicap dans le monde et sait évaluer l'ampleur de la tâche à accomplir, y compris dans son pays le Maroc.
Il revient à Paris en 2006 au Téléthon, invité par l'AFM qui reconnaît ses talents de poète .Il passe alors sur le plateau de France2 et des noms illustres en l'occurrence Grand Corps Malade et MC Solaar lui font l'honneur de lire ses poèmes à l'antenne.
Un premier texte d'Omar est mis en musique et chanté par Françoise Cayla. Des textes de ce jeune poète seront mis en musique, notamment pour des téléthons régionaux et d'autres sont en cours de finalisation.
En décembre 2007, Omar est le coup de cœur de l'émission « Grand Angle » de la deuxième chaîne de télévision marocaine (2M) qui lui consacre un reportage et qui a eu un énorme impact dans la sphère des personnes handicapées et le milieu associatif marocain. Cette émission a eu des effets notoires sur la perception de l'handicap.
Les talents intellectuels de Omar ont été récompensés en 2008 par la remise de deux coupes au concours Europoésie 2008 pour l'obtention du 1er prix de poésie néoclassique et du 1er prix de Francophonie. La remise des prix en main propre par les trois représentants de l'association Rencontres Européennes-Europoésie : le Président Joël Conte, le Président d'Honneur professeur à l'université de Nagoya Koû Suzuki et la Secrétaire générale Denise Jaillet s'est effectuée le dimanche 11 mai 2008 à Etiolles (91) dans une maison de l'Association Française contre les Myopathies (AFM), en présence de nombreux amis et de deux éminents journalistes, dont Patrice Barrat, de la maison de production « Article Z ». Cette dernière est en train de réaliser un film documentaire de 52 mm dans le format « madmundo » sur le parcours, la vie et l'expérience de Omar.
Et une première consécration a eu lieu le 9 juin 2008 à l'occasion de la remise des Trophées de l'APAJH au Palais des Congrès de Paris, Porte Maillot. Devant plus de quatre mille personnes, Omar Koussih s'est vu récompensé du « Coup de chapeau à une personnalité » au côté de l'animateur Stéphane Bern, du Président Directeur Général de la MAIF Roger Belot et de Marie Christine Saragosse , Directrice générale de TV5 Monde.
Aussi ému que sa maman présente à ses côtés, mais sûr de lui, Omar a su dire les mots forts de sa passion et de son combat en faveur du respect de la personne et d'un nouveau regard sur le handicap. Conscient de ses possibilités réelles et fort de son énergie inébranlable, il a annoncé le projet de la « création d'une association analogue à l'APAJH digne de représenter les handicapés au Maroc ». Rayonnant de bonheur, il a rejoint les coulisses sous les applaudissements chaleureux de l'impressionnante salle du Palais des Congrès.
Les promesses d'Omar seront tenues et les deux partenaires, la MAIF et TV5 Monde, ont déjà confirmé leur soutien à ses prochaines initiatives.
Omar Koussih est un exemple de courage et de détermination." Samir Azzimani et le rêve olympique (Ce texte est extrait du portrait tracé par les amis de Samir Azzimani sur Facebook) "Samir Azzimani est né à Levallois (92) le 22 octobre 1977. Pensionnaire dans un foyer pour des raisons familiales, Samir a l'occasion de partir en colonie de vacances à La Chapelle d'Abondance. C'est là qu'il découvre sa passion du ski : il n'a que 6 ans, mais déjà un rêve se nichera dans un coin de sa tête : participer aux J.O. Malheureusement, à l'âge de 10 ans, faute de moyens financiers et surtout d'accord paternel, il doit dire adieu à sa passion. Samir n'est pas de ceux qui renoncent facilement et si, lors des derniers J.O de Salt Lake City il fut en passe de réaliser son rêve d'enfant, il le doit à lui seul. A 19 ans, Samir anime une colonie de vacances à Sainte Marie/Mer puis travaille aux services des espaces verts de la ville de Colombes durant ses vacances scolaires. C'est ainsi qu'il retrouve quelques moyens financiers qui lui permettront de retourner sur les sommets enneigés et vers ses premières amours sportives. Il a 22 ans et la passion est toujours là. Il n'aura désormais qu'une obsession : être sur les pistes. Toutes ses économies et son argent de poche y passeront. Samir enchaîne alors les séjours, il skie du matin au soir et retrouve toutes ses sensations. Il propose à la fédération royale marocaine de ski de la représenter aux championnats du monde de Sankt Anton en Autriche et obtient une licence internationale. Quelques jours avant la compétition, Samir se luxe l'épaule. Il court néanmoins le bras en écharpe. Le résultat lui importe peu... il réussira l'exploit d'être classé. Maintenant, Samir se lance dans l'aventure olympique. Il se trouve des jobs d'été pour reconstituer ses fonds. Il a 24 ans, il est étudiant ,son parcours est atypique : 4éme et 3ème techno, CAP , BEP, BAC et B.T.S. Aujourd'hui il est licencié en maintenance biomédicale, une formation qu'il effectue à Paris et qui reste rare en France ce qui explique pourquoi il ne pouvait pas s'installer dans une région montagneuse, où il aurait pu se consacrer plus facilement au ski. C'est donc à côté de ses études, qu'il enchaîne les déplacements vers les cimes enneigées pour des entraînements, stages, et compétitions. Tous les week-ends c'est le parcours du combattant: il doit réaliser un certain nombre de points et de bons résultats pour être habilité à participer aux Coupes du Monde et aux Jeux Olympiques. En novembre 2001, Samir crée avec l'aide de ses amis une association loi 1901 (SACJO) puis en 2003 Nourrissez Vos Rêves, pour pouvoir obtenir des subventions car même s'il trouve parfois des sponsors pour une aide logistique, ses moyens financiers restent très limités. Ce sera malheureusement la seule raison qui l'empêchera de participer aux Jeux Olympiques de Salt Lake city. Suivront les mondiaux de 2003 à st Moritz (Suisse) et ceux de 2005 à Bormio (Italie). Après ces championnats du monde Samir obtient finalement sa qualification pour Les Jeux de Turin en 2006. Malheureusement une blessure l'empêchera d'y participer. Le coup dur est tel qu'il décide de tout arrêter. Mais c'est sans compter sur l'aide de ses amis et des lettres d'enfants de sa ville que Samir reprendra le chemin de la glisse en débutant une formation de moniteur de ski. Deux ans se sont écoulés sans la moindre compétition. Les blessures sont dures à cicatriser mais la motivation reste là ! Après quelques entraînements, ici et là, Samir retrouve la voie des courses de ski. Les prochains objectifs sont les Mondiaux de Val d'Isère 2009 et les JO de Vancouver en 2010. Samir espère y emmener des jeunes issus de ses quartiers pour les inciter à croire en leurs projets et ainsi l'accompagner dans le sien." Chahrazad Belayni, de victime à combattante (extrait de la présentation du groupe des amis de Chahrazad Belayni sur Facebook) "Chahrazad Belayni a été victime d'une agression machiste le 13 novembre 2005 à Neuilly sur Marne. Elle a été brulée vive par un jeune homme éconduit. N'écoutant que son courage et ses convictions , la jeune femme après avoir lutté pour vivre, lutte aujourd'hui en faveur du droit des femmes et contre les violences dont sont victimes beaucoup d'entre elles." et les groupes Facebook pour le respect des femmes et jeunes filles se mobilisent contre l'apologie du machisme. "Le jeune rappeur Orelsan fait l'apologie de la violence envers les filles et banalise cette violence dans plusieurs chansons dont « sale pute » avec des paroles ignobles. Ce n'est pas un artiste en devenir mais un criminel en puissance. Loin de le présenter comme un danger public, les médias lui déroulent le tapis rouge. Il a déjà « fait » plusieurs émissions de télé, radios de grande écoute. Le Printemps de Bourges lui offre une consécration : « le choc de l'année dans le rap français ». Aux yeux des ados, c'est déjà un héros. Les médias peuvent-ils invoquer la liberté d'expression ? Mais à qui profite la liberté d'expression ? Aux violeurs, aux agresseurs, aux criminels ? Comment les médias abordent-ils la liberté d'expression avec ceux qui font l'apologie du nazisme ou des crimes racistes ? Pourquoi tant d'indulgence, voire de complaisance, avec les crimes sexistes ? En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon. Le film « la journée de la jupe » rappelle que les filles ne peuvent pas sortir en jupe sans risquer d'être violées. A force d'entendre « elle l'a bien cherché », elles finissent par se considérer comme coupables si elles subissent un viol. Et les garçons sont déculpabilisés. Les juges qui envoient les jeunes violeurs en prisons ne savent plus quoi faire pour qu'ils aient conscience de leur faute. Il est temps que les médias prennent leurs responsabilités. Non, on ne prend pas la chanson au second degré quand on est adolescent et que de grands médias vous disent qu'Orelsan est un artiste. Les parents ne peuvent pas grand-chose face à ce discours médiatique que leurs enfants biberonnent. Qu'allons-nous dire à nos fille ? Faudra-t-il les cloîtrer à la maison pour leur éviter cette brutalité rendue banale par ces « artistes » ? Il est temps que les médias accordent plus de la liberté d'expression aux artistes prônant le respect des filles et des femmes qu'aux criminels. Il n'est pas question ici de « bien pensance » ou de pudibonderie mais de mise en danger de la vie de nos filles. Ne caricaturez pas cette action en un affrontement entre des féministes hystériques et artistes incompris. Demain, chaque fille peut être la victime d'un de ces garçons dopés aux médias pour considérer la violence envers les femmes comme « normale ». Messieurs, signez cet appel ! Et ne nous contentons pas de censure et de répression. N'oublions pas cette phrase de Victor Hugo: « celui qui ouvre une porte d'école ferme une prison ". |