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15-05-2008
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 24 septembre 2008 : Saïd Taghmaoui, d'Aulnay-sous-Bois à Hollywood

Le Français qui réussit à Hollywood s'appelle Saïd Taghmaoui. Il entre dans le casting de Lost, la série la plus regardée au monde. Que de chemin parcouru pour l'enfant d'Aulnay-sous-Bois (né le 19 juillet 1973 à Villepinte) depuis "La Haine" ! Ce fils d'émigrés marocains d'une famille de dix enfants a quitté l'école à 14 ans pour se consacrer à la boxe où il a été un grand espoir junior. Mais c'est le cinéma qui l'attirait plus encore que la boxe. Et ce fut... "La Haine".

Après "La Haine", il était temps pour lui de jouer de "vrais rôles", loin des clichés, loin de la banlieue. ¨Saïd Taghmaoui, qui trouvait le cinéma français trop bourgeois, ethnocentriste, voire raciste, a voulu voir ailleurs. Il se met à lire, apprend l'anglais, l'italien (il parle déjà le français bien entendu et l'arabe). Il tourne alors des seconds rôles en Italie, en Allemagne, retrouve ses origines familiales avec "Ali Zaoua, prince de la rue", puis s'envole pour Hollywood. Mais il lui faut encore grandir dans le métier pour ne plus être celui dont on ne se souvient jamais comment il s'appelle. Il creuse sa place par un charisme indéniable. Aux Etats-Unis, le faciés ne compte pas. La chance se donne à qui veut la saisir. "En France, les gens sont trop figés, comme s'ils étaient prisonniers de leur statut", dit Saïd Taghmaoui (interview à Respect Mag). En rejoignant Lost, l'acteur français a tout à gagner, et pas que des dollars ! Ca y est, maintenant, on se souviendra de son nom, Taghmaoui, fier de son origine et sûr de son avenir.

 18 septembre 2008 : Amelle Chahbi métisse bien son rôle

Tu prends une scène vide, un micro, de la tchatche et tu t'adresses directement au public. Cela s'appelle le stand up. Cela a été inventé aux Etats-Unis par les minorités. En France, le stand up dit les mots d'une génération métissée qui est née et a grandi en banlieue. Le Jamel Comedy Club rassemble les meilleurs d'entre eux et parmi eux, Amelle. Et pas besoin, comme Amelle Chahbi, d'avoir du sang marocain et l'accent du 78 pour se laisser emporter de rire avec les personnages de Zouzou Kalthoum, de la présentatrice télé, de la chanteuse de R'n'B.

 Elle est jeune (27 ans). Elle est belle, ce qui lui fait dire du glamour que c'est une galère car "tu dois faire croire que tu pètes pas, que tu rotes pas, que tu fais pas caca". Elle est fine "comme les téléphones portables" et "comme je suis plus légère, je passe mieux", dit-elle avec malice. Elle est brune, bien entendu, car c'est dans ses gènes (qui a dit, c'est dans ses gênes ?). Elle est surtout drôle, irrésistiblement drôle et elle vous attend à partir du 20 septembre 2008 au Théâtre Comedy Club.

  11 septembre 2008 : quand l'Orient rencontre l'Occident avec Nabil Ayouch

Souvenez-vous du Temps du Maroc en 1999. Le spectacle de gala marquant l'ouverture de l'année au Château de Versailles était signé Nabil Ayouch. En 2008, ce poète de l'image est l'auteur déjà d'une très belle filmographie dont le dernier What ever Lola wants. La question de l'identité est au coeur de ce film, la rencontre entre deux mondes, l'histoire d'une jeune danseuse new-yorkaise qui tombe amoureuse d'un Egyptien et de la danse orientale. Au dernier Festival du cinéma d'Alexandrie qui s'est tenu du 22 au 31 août dernier, le film a été déprogrammmé à la dernière minute. Au Festival international du film de Marrakech déjà, un précédent film Une minute de soleil en moins avait dû être diffusé avec... quinze secondes en moins pour une scène jugée trop "osée" par les organisateurs. Mais What ever Lola wants sera bien aux Journées cinématographiques de Carthage du 25 octobre au 1er novembre 2008. A moins que... La vie de cinéaste n'est pas un fleuve tranquille.

Né à Paris le 1er avril 1969, d'une mère française enseignante et d'un père publiciste marocain, Nabil Ayouch a grandi entre Paris et Casablanca avant de passer son adolescence à Sarcelles. A 21 ans, le jeune Sarcellois réalise son premier court-métrage avec un jeune de Trappes qui a alors 15 ans... Jamel Debbouze. Il s'était d'abord essayé au théâtre avant de commencer à réaliser des spots publicitaires pour Euro RSCG puis des courts-métrages. Mektoub en 1998 a été son premier long métrage qui a représenté le Maroc aux Oscars.  Ali Zaoua a été son deuxième long, un conte urbain traité avec émotion et sans misérabilisme. Tous les films vont recevoir de nombreux prix. Le fondateur de la Coalition marocaine pour la Diversité Culturelle utilise sa notoriété pour ouvrir la porte à de nouveaux talents et le cinéma pour réconcilier l'Orient et l'Occident (voir entretien Afrik.com).

 5 septembre 2008 : Hend Zouari, l'envol

Surnommée "La princesse de la Cithare", Hend Zouari est une musicienne, chanteuse, auteur compositeur tunisienne. Son instrument sur les genoux, ses mains de jeune femme virevoltent sur les cordes du "Kanoun", nous faisant parvenir des sons sublimes. Parfois entraînante grâce aux subtiles percussions de ses musiciens, parfois émouvante par son chant et les douces notes de sa cithare, Hend Zouari est une belle révélation de la musique orientale. Le Satellit Café la reçoit  en ouverture de sa programmation culturelle. Au Satellit Café, 44 rue de la Folie Méricourt, Paris 11ème, le mardi 9 septembre.


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