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15-05-2008
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La une de la pluralité (2008)
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 26 novembre 2008 : Félicité Wouassi, l'actrice française

"Quand tu ne sais pas où tu vas, rappelle-toi d'où tu viens", dit le proverbe africain. Félicité Wouassi est née au Cameroun mais a grandi au Libéria où son père était attaché culturel. Ses parents se sont installés à Paris en 1973 alors que Félicité avait 21 ans. Sa mère était folle de théâtre et de cinéma. Félicité fait une entrée fracassante au cinéma à l'âge de 24 ans dans Black Mic Mac. Et puis derrière, plus rien ! On ne lui proposait que des rôles typés de femme africaine. Elle se tourne alors vers le théâtre. Et voici qu'un jour, Roman Polanski l'appelle.

Son charisme, sa présence, sa force sont enfin remarqués.  Puis François Dupeyron. "Aide-toi, le ciel t'aidera". Le film de Dupeyron sort en salle aujourd'hui. Félicité y joue une femme forte, mère de quatre enfants dans une cité, qui se bat avec courage contre les malheurs qui s'abattent sur elle. Félicité Wouassi était faite pour ce rôle. On parle d'elle, qui a déjà reçu le Prix d'interprétation au Festival de Tokyo, pour les Césars, en tant que meilleure actrice française.

 20 novembre 2008 : Anouar Hassoune moralise la finance

Depuis le début de la crise financière mondiale, il est un homme dont on s'arrache les compétences. Anouar Hassoune, 32 ans, est bardé de diplômes - normalien, HEC, IEP Paris, agrégé en sciences de gestion. Un de ses anciens amis et coéquipiers de l'équipe du MIB (Men in Black), les footeux de Sciences Po, dit de lui : "Je me souviens d'Anouar Hassoune, ses petits ponts, et son CV long comme un numéro de l'Etudiant".

Mais si Anouar, aujourd'hui analyste chez Moody's Investors Services, est devenu si intéressant ces dernières semaines, c'est qu'il est un (voire "le") spécialiste de la finance islamique, et que la finance islamique n'est pas loin d'être présentée comme une (voire "la") réponse à la crise actuelle. De quoi s'agit-il ? Vous savez que le Coran, tout comme l'Eglise catholique il y a cinq siècles d'ailleurs, condamne le principe de l'usure, la prise d'intérêt sur l'argent - l'argent ne doit pas servir à fabriquer de l'argent mais à faciliter le commerce et la production -, la spéculation et les investissements sur des secteurs "impurs" comme les jeux d'argent, les armes, la pornographie, l'alcool, la charcuterie. On sait aussi que les crédits classiques et spéculatifs des banques ont créé une bulle virtuelle qui s'est avérée autodestructrice pour le système bancaire, là où la finance islamique repose au contraire sur des actifs bien réels, protégeant ainsi les acteurs économiques et les solidarisant entre eux par des risques partagés. "Contrairement à la finance conventionnelle, la finance islamique ne s'est jamais déconnectée de l'économie réelle", plaide ainsi Anouar Hassoune, pour qui il ne s'agit pas seulement de morale mais aussi d'efficacité économique.

Le 26 novembre 2008 se tient à Paris le deuxième Forum français de la finance islamique. L'Ecole de management de Strasbourg crée un diplôme universitaire en finance islamique. Avec cinq ans de retard sur la Grande-Bretagne, le business "charia-compatible" prend son envol en France.

 12 novembre 2008 : Pierre N'Gahane, Préfet

"Dans la vie, il y a un peu de grâce, fruit du hasard ou de quelque chose d'autre si on a des croyances, mais après il y a beaucoup de travail". Pierre N'Gahane, 45 ans, est né à Yaoundé au Cameroun, le dernier d'une famille de sept enfants. Il est arrivé en France en 1983 pour des études de sciences économiques à l'Université Catholique de Lille. Il est français depuis 1997. Dix ans plus tard, cet enseignant devenu vice-président de "la Catho" et président de l'association Initiative pour le développement en Afrique - Lille (Idéal), reçoit un coup de fil. On lui propose le poste de préfet délégué pour l'égalité des chances dans les Bouches-du-Rhône. Il accepte pour mettre en application ses convictions. Le 20 septembre dernier, il est titularisé préfet et nommé aujourd'hui Préfet des Alpes de Haute-Provence.

 8 novembre 2008 : la savate de Anissa Meksen, les fringues de Sabrina Sekoum

Au Gymnase Japy, Paris 18ème, ce 8 novembre, c'était la Nuit des championnes. Le tournoi de savate (boxe française) a été brillamment remporté par Anissa Meksen, 20 ans. Cette jeune Nancéienne, étudiante de l'UFR Staps de Toulouse, a déjà tout gagné : championnat de France, d'Europe, du monde. Que de chemin parcouru depuis ses débuts au club Boxe Française Vandoeuvre ! L'an prochain, elle se lance dans la boxe anglaise. Elle a du punch, la lionne !

 Sabrina Sekoum sait comment vous pouvez obtenir de nouvelles fringues sans dépenser un centime: le troc. Ce 8 novembre, elle organise dans un bar du 18ème à Paris une "troc party". Le principe ? Vous amenez les vêtements que vous ne voulez plus, propres bien sûr, pas vieux, sales ou troués, et vous les échangez avec les copines. On peut parfois rentrer bredouille, c'est le (petit) risque à prendre. Cette assistante de comunication de 25 ans a réussi un coup de maître en matière de communication, toute la presse en parle et le bar du quartier Championnet s'est vite avéré trop petit. Mais, promis, il y aura une autre troc party en janvier... pour échanger les cadeaux de Noël (d'après le journal 20 Minutes)


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