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Page 10 sur 10 26 mars 2007 : Saliha Achourane Elle vit et travaille à Saint-Ouen. A trente ans, elle fait l'actualité de la nouvelle mode parisienne, une mode qui a l'esprit de la Méditerranée, puisant ses racines dans l'antiquité latine comme dans la culture berbère et sa modernité dans une vie urbaine décomplexée. Son nom ? Saliha Achourane. Ce 26 mars, elle présentait sa collection 2008 au Théâtre de l'Atelier, au coeur de Montmartre, la colline en face de chez elle.  Ce sont les femmes de Montmartre qui portent les créations de Saliha, pas des mannequins d'agences. Le style Achourane, ce sont des couleurs et des transparences, des bijoux en accessoires festifs et toujours, une liberté de création sans limite. Saliha Achourane est de ces nouveaux créateurs parisiens qui sont le produit d'un métissage d'Orient et d'Occident, un mouvement d'expression moderne qui plaît de plus en plus sur les quais de la Seine, comme l'annonçait déjà en 2005 la journaliste Nadia Khouri-Dagher sur Absolu féminin. La boutique de Saliha Achourane : les Accords de Crystal, 51 avenue Gabriel Péri (Saint-Ouen) 21 mars 2007 : Kheira Drissi Haute-Marnaise de toujours, Kheira Drissi est native de Bayard-sur-Marne où elle a grandi. Elle a fréquenté le collège et le lycée de Saint-Dizier avant de monter à Paris, comme de nombreux jeunes de son âge, pour poursuivre des études de biologie et de littérature. A trente et un ans, cela fait dix ans qu'elle est engagée au Parti socialiste, et particulièrement au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Aujourd'hui, elle est candidate aux élections législatives à Saint-Dizier, convaincue que la gauche républicaine est seule en position de restaurer l'égalité dans une société multi-fracturée. A Saint-Dizier, elle est particulièrement attentive à ce que pensent les jeunes du Vert-Bois de la campagne présidentielle et législative. Au Vert-Bois, quartier populaire de la ville, tant de jeunes et moins jeunes pointent tous les matins sans succès aux portes de l'ANPE et des agences intérim... 15 mars 2007 : Raphael Karim, entre douleur et espoir Raphael Karim, venu du Maroc, a posé par hasard ses valises à Nancy et n'a dés cet instant plus voulu quitter cette ville qu'il a (qui l'a) adopté(e). Depuis lors, après de brillantes études de cinéma, il n'a cessé de faire parler de lui en faisant parler les autres par sa filmographie déjà impressionnante et remarquée par la critique. Avec L'ombre dévoilée, il décrypte le combat social des jeunes. Avec Dans les yeux des femmes, il explore le regard des femmes et des jeunes filles de l'immigration. Avec Entre douleur et espoir, il part à la rencontre de personnes discriminées et leurs témoignages, pleins d'émotion mais aussi d'humour, nous laissent sans voix. 8 mars 2007 : Najat Belkacem  Sur LCI, sur Itélé... (il n'y a pas que TF1 en France), Najat Belkacem arrive avec sa fraîcheur et sa spontanéité. Elle parle femme. Elle parle jeune. Sur son site et sur son blog, elle n'a aucun scrupule à se dire opportuniste, "au sens positif du terme", c'est à dire capable de saisir les occasions qui se présentent à elle. Née dans un petit village du Rif, au Nord du Maroc, elle arrive en France à l'âge de 4 ans. A 16 ans, elle demande la nationalité française. Dans sa tête, elle l'avait déjà depuis longtemps. Picarde et encore étudiante, elle était conseillère d'une députée socialiste. Devenue lyonnaise, elle devient conseillère de Gérard Collomb. Déjà conseillère régionale en Rhône-Alpes, elle est aujourd'hui porte-parole de Ségolène Royal et candidate aux législatives à Lyon face au Ministre des Transports, Dominique Perben. A ceux qui disent que Ségo a désormais sa beurette, elle répond qu'elle a pris ses responsabilités : " A crier au beur de service à chaque fois qu'on nomme un Français un peu coloré, on risque de longtemps éloigner les Français issus de l'immigration des responsabilités", affirme-t-elle. 1er mars 2007 : Sami Bouajila Le 7 mars sort le film "Les témoins" d'André Téchiné avec Sami Bouajila. L'acteur, primé en 2006 pour son rôle dans "Indigènes", revient sur les écrans dans un rôle de bisexuel pas facile à porter. Ce fils de Tunisien, grandi en banlieue grenobloise (Echirolles), rejette tous les clichés liés à l'immigration. Il dit: "mes parents sont de l'exil, moi je suis de Grenoble". Il se souvient du temps où il ne savait pas encore qu'il était un beur, lorsqu'il faisait des sorties de ski de fond et de la varappe avec ses copains. Aujourd'hui, il dit qu'il faut remettre les Français, tous les Français, dans la dignité de la vie. La France est belle avec ses métissages. C'est un trésor humain, un pactole culturel. La France est moderne mais elle est encore dirigée par des archaïques qui ne sont plus en phase avec la société. C'est lui qui le dit. Sami Bouajila n'est pas qu'un acteur de cinéma. C'est un acteur tout court. Portrait dans Libération par Gérard Lefort.
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