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08-05-2007
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 29 décembre 2007 : Béa, simplement créole

                           

Née en 1979, à Fort-de-France, de parents martiniquais, Béa évolue dés son plus jeune âge, au rythme des musiques caribéennes.

 Mais ce n'est qu'à Paris, où elle vient pour ses études, qu'elle fait une rencontre musicale déterminante avec Rejs, un producteur convaincu de son talent. L'album "Simplement Kreol" est à son image. Béa s'est produite le 7 décembre au Pica Pica Bar (Paris 11ème), le bar à tapas d'un couple franco-russe, Julien et Oliessa. Le public est tombé sous le charme de la douce voix chaloupée de Béa.

 22 décembre 2007 : Transe mandingue à Paris

Vivant à Paris où il enseigne les percussions à la Cité de la Musique, Pedro Kouyaté, d'origine malienne, a créé en septembre le groupe Mandinka Transe. Pedro est aussi le personnage principal du film "Foly", sorti en septembre. Il se produit en solo lors des projections du film dans une tournée nationale. En ces fêtes de fin d'année, c'est plutôt la tournée parisienne puisque Pedro Kouyaté joue le 22 décembre au Pica Pica Bar, le 30 décembre à La Bellevilloise, le 3 janvier au Rendez-vous des amis et le 5 janvier à l'Antinéa.

  19 décembre 2007 : Mouss Zouheyri a le théâtre dans la peau

A 48 ans, Mouss Zouheyri a l'idée d'ouvrir une salle de théâtre près de chez lui. Son dernier spectacle "La Saleté", présenté à Dijon, est l'histoire du rapport à l'Autre, à l'Etranger. L'Etranger vient vers vous. Il vous dit: "Je vous aime. J'aime vos paysages, vos lacs, vos forêts, vos campagnes. J'aime votre cuisine. J'aime votre langue, vos livres, votre culture". Comment recevons-nous cet étranger ? Dans un monologue saisissant, accompagné de percussions, Mouss Zouheyri nous interpelle.  

Mouss, natif de Casablanca, est arrivé en France à l'âge de cinq ans et demi. Déjà enfant, il suivait des cours de théâtre en cachette de son père. Devenu adulte, il passe avec succès le Concours d'entrée au Conservatoire national de Paris (20 admis sur 1500 candidats). Il anime Micro Kid, un jeu télévisé pour enfants sur Antenne 2 (années 80) mais un jour, il va débarquer un peu par hasard en Bourgogne et c'est dans cette région qu'il va prendre de nouvelles racines...

Mouss Zouheyri transmet sa passion du théâtre aux enfants du collège Jean Moulin de Montceau-les-Mines, aux jeunes et aux femmes en difficulté sociale du quartier Harfleur du Creusot, aux lycéens d'Autun (dans 4 lycées) et du Creusot (le Lycée Lavoisier), aux collégiens de Semur-en-Auxois, de Montchanin et de Mâcon, aux enfants du primaire à Arnay-le-Duc. Sa première mise en scène date de 1997. Il joue dans la pièce "Emigrés" en tournée nationale. Il fonde la Mouss Cie puis la Cie La Ribambelle à Chalon sur Saône. A Dijon, il dirige un stage théâtre au Centre Dramatique National. Avec Itinéraires singuliers,il intervient dans les hôpitaux à l'occasion de Lire en fête, à la Maison d'Arrêt de Dijon où il envisage de monter un spectacle à partir de la parole des détenus. Il a suscité quelques vocations (l'une de ses élèves est aujourd'hui à l'Ecole des Arts et Métiers). Le portrait de Mouss Zouheyri dans Le Bien Public.

  16 décembre  2007 : vive le hand !

C'est la fin du Championnat du monde de handball féminin.  Nos Françaises ont été jusqu'au bout à la bagarre pour finir à la cinquième place leur permettant d'espérer aller aux Jeux de Pékin. Elles l'ont voulu. Elles l'ont fait.  Bravo ! Ces dames enflamment les gymnases : Nina Kanto, née à Yaoundé en 1983, formée à Noisy-le-Grand, qui joue à Metz, Maakan Tounkara, née à Epernay, l'ailière droit du Havre, Siraba Doumbele, née à Dreux en 1986, l'ailière gauche de Mérignac.

           

Regardez cette image (photo Axel Heimken, IHF) de la Plan de Cuquoise Marie-Paule Gnabouyou, native de Toulouse, au milieu de ses copines des moins de 18 (août 2006) au Canada. Elle exprime plus que tout discours. C'est cela le hand !

 12 décembre  2007 : Abdellatif Kechiche, pour "La graine et le mulet"

Enfant, Abdellatif Kechiche habitait à 300 m des Studios de la Victorine à Nice. Il est né en Tunisie en 1960. Son père, aujourd'hui décédé, travaillait dans le bâtiment. Il a tenu son premier rôle en tant qu'acteur en 1984 dans "Un thé à la menthe". Il est devenu réalisateur. Après "L'esquive" en 2003 (quatre Césars), il récidive dans "le cinéma social" en sortant le 12 décembre "La graine et le mulet" (Prix spécial du Jury à la Mostra de Venise). Il raconte dans ce film l'histoire d'un vieil immigré (l'acteur est un vieil ami de son père qui n'avait jamais joué) qui rêve de d'ouvrir un resto de couscous (la graine) à bord d'un vieux rafiot (le mulet, c'est le poisson).

C'est peut-être le film français le plus important de l'année (c'est en tout cas ce qu'affirme Les Cahiers du cinéma) où s'exprime toute la rage intérieure de Hafsia Herzi, Prix d'interprétation féminine à Venise (voir notre article Nominées).

7 décembre  2007 : Akli D., le kabyle mental

Au début des années 80, la répression s'abattait sur le "printemps berbère" en Kabylie. Akli a pris le chemin de l'exil vers Paris. A Beaubourg, il emprunte le banjo d'un musicien de rue pour arpenter les couloirs du métro. Le destin lui fait rencontrer une mécène américaine qui l'emmène à San Francisco. Puis il revient à Paris où il accompagne les charmantes chanteuses du combo "El Djazira". Mais il préfère se lancer seul dans l'aventure musicale. Il fonde "Les rebeuhs des bois", tourne dans les lieux underground de la capitale, rencontre Manu Chao. Cette amitié devient une complicité musicale.

La musique de Akli D. est celle d'un troubadour qui assimile tous les métissages : châabi, folk, jazz manouche, ... A Strasbourg le 7 décembre pour le festival  Strasbourg-Méditerranée "Tomber la frontière !". à l'invitation de l'AMSED.


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