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Page 2 sur 10 29 novembre 2007 : Hayet Ayad  "Mon coeur est prairie pour les gazelles, cloître pour les moines, temple pour les idoles, Kaaba pour les pélerins, Tables de la Thora et livre saint du Coran. L'Amour seul est ma religion. Partout où se dirigent ses montures, l'Amour est ma religion et ma foi". Hayet Ayad aime particulièrement cette ode d'Ibn'Arabî. Hayet est née à Strasbourg. Son père est venu en Alsace travailler sur les chantiers. D'origine kabyle, elle a été bercée, dans la plus pure tradition orale, par les chants que lui chantaient sa mère et sa grand-mère. Elle a assimilé les traditions musicales du bassin méditerranéen et les interprète aujourd'hui de sa voix chaleureuse et sensuelle qui nous captive dés les premières minutes.  Cela fait maintenant une quinzaine d'années que l'Alsacienne Hayet Ayad nous restitue au travers de ses chants cette histoire colorée du métissage des cultures qui vont des déserts d'Orient aux jardins d'Espagne, en passant par les hauteurs de Kabylie. Hayet a déjà interprété ses chants d'amour de Perse, de Turquie et des rivages d'Orient. ses romances séfarades, les castigas, les chants arabo-andalous dans le monde entier (Europe, Etats-Unis, monde arabe).  C'est Hayet qui interprétait les chants en langue arabe de Swing, le film de Tony Gatlif ou les chants berbères du documentaire "Ne restent dans l'oued que ses filets". Le 29 novembre au festival Strasbourg-Méditerranée "Tomber la frontière !"., elle est chez elle, en Alsace, où elle est née, où elle a grandi, où elle a mûri, comme les prairies où paissent les gazelles. 24 novembre 2007 : Origine contrôlée Les deux frangins de feu Zebda, les Toulousains Mouss et Hakim Amokrane, reprennent dans leur nouvel album "Origine contrôlée", sorti en octobre, les titres des chanteurs de "la première génération" de l'immigration algérienne: Slimane Azem, Cheikh El Hasnaoui, Mohamed Zerbout, Dahmane El Harrachi, Lounis Aït Menguelet, Lounes Matoub, Djamel Allam, Mohamed Mazouni. Mouss et Hakim seront en concert à la Laiterie à Strasbourg pour l'ouverture du festival Strasbourg-Méditerranée le 24 novembre avant de passer par Lyon le 30 novembre (au Bistroy) et Nantes le 8 décembre (festival Tissé Métisse). Egalement au Festival, Idir le 27 novembre à la salle des fêtes de Schiltigheim, la grande et libre chanteuse algéroise Biyouna (son portrait par Libération), le 4 décembre à l'Iliade, Akli D., le chanteur kabyle engagé de Ménilmontant, et beaucoup d'autres encore... 18 novembre 2007 : Ali Zebboudj, à titre posthume A Epinay-sur-Seine, une cité s'appelle La Source. On y trouve un centre commercial vétuste, menacé de destruction. Jusqu'en septembre dernier, le coeur de la cité, c'était l'épicerie d'Ali. C'est là que 7 jours sur 7, on venait se retrouver entre habitants du quartier, y acheter parfois une ou deux bricoles, souvent à crédit. Les plus jeunes un peu chahuteurs se faisaient raisonner par le patron. Les plus âgés presqu'invalides passaient un coup de fil pour se faire livrer à domicile.  L'épicerie d'Ali, c'était un lieu de vie, preque le seul de la cité, et Ali se faisait tour à tour commerçant, psychologue, banquier, écrivain public, conseiller, grand frère, chanteur (il animait les mariages le samedi soir), jusqu'a ce que... Le 4 septembre 2007, Ali le Kabyle s'est fait assassiner par un malade mental (en lien, l'article de Magali Gruet pour "20 minutes" du 5 septembre). A Strasbourg, Georges-Yoram Federman a voulu rendre hommage à Ali Zebboudj. Psychiatre, il a eu, il y a tout juste deux ans, la douleur de voir sa propre femme, Véronique Dutriez, militante pour les droits des étrangers, assassinée dans son propre cabinet par un autre malade mental. Un hommage double, à Ali Zebboudj et à Véronique Dutriez, sera rendu à son initiative au cinéma l'Odyssée le 18 novembre (en partenariat avec le MRAP et le Syndicat des Avocats de France). On y projettera le film Alimentation générale (sorti le 1er novembre 2006), qui avait été tourné dans l'épicerie d'Ali. Pendant 4 ans, la réalisatrice, Chantal Briet, y avait installé sa caméra. Entre-gens s'associe à cet hommage, en n'oubliant pas que l'idée du site doit beaucoup à Véronique Dutriez et à sa mort tragique en novembre 2005. 2 novembre 2007 : Batoul et Fati Doumkodji, l'autre façon de "sauver les enfants du Tchad" En mai 2004, Batoul et Fati Doumkodji, deux jeunes Tchadiennes vivant en France (Bagneux), se considérant comme les témoins passifs de la misère qui accablait leur pays d'origine et qui touchait en particulier les enfants, se sont décidées à agir. Elles ont créé, avec leurs amis Djamal Mahmat et Bertrand Sandoz, l'association Iyal Dari, ce qui signifie "les enfants de mon pays" en arabe tchadien.  (Fatimé Acka Doumkodji) Le Tchad est l'un des pays les plus pauvres du monde. Seulement 53 % des garçons et 27 % des filles sont scolarisés. 95 % des femmes sont analphabètes. Iyal Dari refuse la fatalité, en amenant des fournitures scolaires et de la nourriture au pays, en agissant pour l'éducation nutritionnelle et sanitaire, en organisant des parrainages.  (Batoul Yanlom Doumkodji, présidente de Iyal Dari) Un parrainage, c'est le moyen d'offrir au enfants défavorisés tchadiens les moyens de construire leur avenir et de vivre leurs vies d'enfants... au pays, avec les leurs. En offrant 50 euros, un parrain paye une année de scolarité. En ajoutant 30 euros, il permet l'achat de fournitures scolaires. L'association Iyal Dari est ouverte sur la France moderne et métissée. A la Fête de la République laïque et métissée qui s'est tenue récemment à Paris 20ème, le stand de Iyal Dari était l'un des plus fréquentés et animés.
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