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08-05-2007
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 Retrouvez ici, mois après mois, nos archives de celles et ceux qui font (ont fait) la une de la pluralité pour la rédaction d'entre-gens

 (page 1) mars 2008 : Tayeb Benamara et Jacky Achar, Malik Zidi, Khalid Tamer, Nasrine Seraji, Hiam Abbas, Mino Ramisamanana

 (page 2) février 2008 : Farida Khelfa, (hommage à ) Hmida Karmim et Semih Vaner, Ben Azri, Fériel Berraies Guigny

 (page 3) janvier 2008 : Tahar Bekri (et les auteurs du Maghreb des Livres), Valentine Nagata et Alfreda Nabo, Luc Abalo, Ahmed El Key

 (page 4) décembre 2007 : Béa, Pedro Kouyaté, Mouss Zouheyri, l'équipe de France de handball féminin, Abdellatif Kechiche, Akli D.

 (page 5) novembre 2007 : Hayet Ayad, Mouss et Hakim Amokrane, Georges-Yoram Federman (hommage à Ali Zebboudj), Batoul et Fati Doumkodji

 (page 6) octobre 2007 : Booder, Abd Al Malik, Liwen Dong (hommage à Chulan Liu), Ryadh Sallem

 

 (page 7) septembre 2007 : Gévrise Emane, Monsif, Samoussi Diarra, Abdellatif Benazzi

 (page 8) août 2007 : Babelo Boulo, Fatou Diome, Mamoutou Diarra, Oxmo Puccino, Ferdji, Lil'Maz, Karim Benzema

 (page 9) juillet 2007 : Amel Bent, Amel Brahim-Djelloul, Salim Sdiri

 (page 10) juin 2007 : Souad Massi, Sihem Habchi, Akynou, Najoua Belyzel, Idir

 (page 11) mai 2007 : Abla Djouama, Rama Yade, Amina Touidjine, Shein B, M. Ekotatebaz

 (page 12) avril 2007 : Karim Zéribi, Kerroum Achir, Souleymane Diamanka, Mamadou Fofana...

 (page 13) mars 2007 : Saliha Achourane, Kheira Drissi, (hommage à) Lucie Aubrac, Najat Belkacem, Sami Bouajila

 26 mars 2008 : Tayeb Benamara, l'identité par la danse

Tayeb Benamara et Jacky Achar sont en résidence à Metz, à l'invitation de ph7, au CCN Ballet de Lorraine du 26 au 30 mars (répétition publique le 26 mars à 19 h). Ils danseront le 8 avril à 14 h 30 au 57/59 rue de Chambière à Metz pour une rencontre avec les acteurs (inter)culturels lorrains.

Il n'est pas venu à la danse. C'est la danse qui est venue à lui. La découverte du hip hop dans les années 80 l'a révélé à lui-même, a révélé le besoin qu'il avait à s'exprimer par le mouvement. Il a commencé dans la rue, avec les copains puis lors d'exhibitions. Aujourd'hui, il a l'immense plaisir d'enseigner son art.

                         

Tayeb Benamara est né en Algérie. Il est à Toulouse depuis l'âge de trois ans. Dans les années 80, il découvre le hip hop. En 1990, il il rencontre Wes Howard, un pionnier de la danse moderne. Avec lui, il fonde Terres de danse. Ils organisent des stages, tournent en France mais aussi à l'étranger. En 2000, Tayeb Benamara ouvre sa propre structure, Artisan Danse. Il crée un duo métissage avec le danseur étoile Eric Vu An, monte des chorégraphies, enseigne la danse au Théâtre Contemporain de la Danse à Paris, mais aussi en Avignon, aux Açores, où il participe à de nombreuses tournées internationales.

En 2007, il rencontre Jacky Achar, de la même génération que lui, des origines communes méditerranéennes. Mais les deux chorégraphes ont des héritages familiaux distincts, des langages corporels différents. Ils ont à faire un métissage, une création, qu'ils vont appeler Diwan. Ce mot signifie germe en breton. Il évoque aussi un recueil de poésie en langue arabe. Il peut vouloir dire douane. Il a donné le mot divan. La polysémie de ce mot a été pour les deux danseurs la base d'un travail sur l'intégration, pensée comme la rencontre entre les histoires de chacun, quelle que soit son origine et quelle que soit sa destination.

La pièce Diwan, sur une musique franco-orientale, détruit les stéréotypes. Cette création est un discours dansé sur l'intégration. Les danseurs racontent leur histoire et la mettent en commun. Les deux corps explorent leur mémoire, leurs souvenirs et inventent leur avenir.

 contacts : Cyrielle Harang, ph7, 10 rue des Oeillets 57070 Metz contact.ph7@orange.fr

 22 mars 2008 : Malik Zidi, toujours là

Malik Zidi est toujours là. Né d'un père algérien et d'une mère française bretonne, Malik Zidi a déjà onze ans de carrière de théâtre et de cinéma. En 2007, il a obtenu le César du meilleur espoir masculin pour "les amitiés maléfiques". Sa présence dans le tout nouveau clip "Tu n'es plus là" d'Amel Bent ajoute à la qualité du court-métrage de Karim Ouaret et magnifie cette très belle chanson de l'artiste à la voix si chaude et si puissante.

 17 mars 2008 : Khalid Tamer et les "Graines de soleil"        

                                 

Khalid Tamer a une ambition: révéler les "gens du soleil". Il a pour cela créer une compagnie théâtrale qu'il a très simplement appelé "Graines de soleil". D'abord composé de Marocains, la Compagnie a craint de s'enfermer dans une identité culturelle. C'est pourquoi elle a fait appel à des Africains de l'Ouest, des Espagnols, des Chiliens, des Allemands. Cette multiculturalité s'est avérée extrêmement enrichissante. Le théâtre "Graines de soleil" est engagé.

Par le Festival au féminin, qu'il a organisé du 1er au 8 mars dernier dans différents lieux de Paris (5ème édition), Khalid Tamer et son équipe ont pris fait et cause pour la condition féminine.

Sur une cinquantaine d'évènements autour du "corps féminin", soumis, meurtri, prostitué,... au Maroc, au Mali et ailleurs... faisant appel à toutes les formes d'art vivant (photographie, peinture, musique, chant, cirque, ... ) le Festival de mars 2008 a été un bel hymne à la féminité en même temps qu'un hymne à l'altérité.

 10 mars 2008 : Nasrine Seraji, femme et architecte

« La question du féminin en architecture est aussi controversée que la question de la parité en politique. "L'architecture par excellence est l'affaire des hommes, car l'architecture doit se faire avec de la brique et du mortier, et la femme doit rester propre et belle", disait Frank Lloyd Wright...
Tant que les décideurs de notre société insisteront sur la suprématie de l'homme, la question ne se posera même pas. Attendons donc le jour où on ne choisira pas un homme ou une femme pour faire tel ou tel bâtiment, mais une architecture intelligente et utile ». Voici ce qu'écrit Nasrine Seraji.

Née à Téhéran en 1957, Nasrine Seraji a commencé par des études de médecine à l'Université d'Ispahan avant de s'orienter vers des études d'architecture à Londres. Aujourd'hui, elle dirige l'Ecole d'Architecture de Paris-Malaquais (depuis 2006). Les Ateliers Seraji ont leur siège rue des Arquebusiers, dans le 3ème arrondissement de Paris. Nasrine Seraji a notamment réalisé la Caverne du Dragon (l'espace muséographique du Chemin des Dames dans l'Aisne), l'Ecole Française de Rome, l'extension de l'Ecole d'Architecture de Lille, les opérations de rénovation urbaine de Bagneux, de Sarcelles, de nouveaux logements à Nanterre, Saint-Denis, Paris-Masséna,...

La France compte une quinzaine de femmes architectes répertoriés par l'ARVHA qui organise une conférence « Femmes Architectes en Euro-Méditerranée » le 13 mars 2008 au Conseil régional d'Ile-de-France.

A titre de comparaison, l'Algérie et le Maroc en comptent chacun une dizaine dont certaines (les Marocaines) ont été formées à Paris : Selma Zerhouni (architecte à Fés), Nora Bousfiha (architecte à Settat), Nadia Bouayad (architecte à Casblanca)... Par cette conférence, l'ARVHA et ses partenaires cherchent à mettre en valeur les projets des femmes architectes, à modifier l'image des femmes et de leur rôle dans cette branche d'activité, à impliquer les médias dans une modification de l'image de la femme et des métiers qu'elles sont susceptibles d'exercer. Le lendemain, 14 mars, des visites des projets architecturaux conçus par des femmes architectes françaises sont organisées : les bâtiments hospitaliers de la Pitié-Salpetrière et du Kremlin-Bicêtre, la Cité Descartes  à Champs-sur-Marne, le collège Christine de Pisan à Aulnay-sous-Bois.

 5 mars 2008 : le roman vrai de Hiam Abbass

 "J'ai fait des choses que la religion et que mes parents réprouvaient comme partir, comme me marier avec un homme d'une confession autre que la mienne, comme divorcer, comme devenir comédienne" (Hiam Abbass). L'actrice Hiam Abbass est aujourd'hui en salle dans "La fabrique des sentiments" et bientôt dans "Le roman policier" (avril 2008). Elle est née en 1960 dans un village du Nord de la Galilée, dans une famille palestinienne et musulmane. A 7 ans déjà, elle montait sur les planches. Après des études de photographie effectuées à Haïfa, elle rejoint une troupe palestinienne. Ses débuts au cinéma sont à l'âge de 27 ans où elle incarne une femme violée par son mari dans Noces en Galilée. Elle s'installe en France à la fin des années 80, joue avec Depardieu (Aime ton père). Mais c'est avec Satin rouge (où elle incarne une mère de famille s'adonnant à la danse orientale) qu'elle accède à la notoriété. Sa filmographie compte aujourd'hui une trentaine de films. Elle a tourné avec des réalisateurs des deux rives de la Méditerranée et elle-même réalisé des courts-métrages comme La danse éternelle en 2003. Parfaite connaisseuse du conflit israélo-palestinien, elle a conseillé Spielberg pour "Munich".

 1er mars 2008 : et la Cigale chanta LSNT

Mino (Mino Ramisamanana) s'est donnée pour mission de mettre les artistes et la musique malgache tout en haut de l'affiche en France. Kanto Productions, dont elle est la chargée de communication, a choisi pour ce défi un porte-drapeau, LSNT (Lolo Sy Ny Tariny), en concert le 1er mars 2008, à la Cigale, à Paris.

       Mino      www.sobika.com

A Madagascar, ce groupe mythique réunit plus de 50 000 spectateurs lors de ses (rares) apparitions. Et c'est dans la salle, non moins mythique, de la Cigale à Paris qu'il va se produire. LSNT, ce sont des textes engagés, qui parlent d'amour, de pauvreté, de la vie sociale, bercés par le timbre doux de la valiha (cithare en bambou). On les dit les héritiers de Bob Dylan ou de Joan Baez dans l'Océan Indien. A Paris, les murs du New Morning résonnent encore de leurs musiques sensibles et de la poésie de leurs textes. C'était en 2002. L'évènement culturel de cette fin d'hiver en France. Site : www.lolosynytariny-lacigale.com


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