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Page 10 sur 12 26 mars 2009 : la première étoile de Lucien Jean-Baptiste Lucien Jean-Baptiste a tout appris de sa mère. Elle est venue toute seule en France (en métropole) avec six enfants et elle a dit : "On est là pour taffer". A la cité, la moindre connerie était interdite. Sa mère n'a eu de cesse de favoriser l'intégration des enfants. C'est pour cela qu'elle les a amenés à la montagne "avec ses deux francs cinquante". Lucien raconte cette histoire à la presse ( www.commeaucinema.com ), plutôt étonnée du succès de son film "La première étoile", sorti le 25 mars 2009. La première étoile est une histoire à 80 % autobiographique, sauf le père qui dans la famille Jean-Baptiste n'existait pas. Mais tout ce qui est dans le film est vrai : "la neige (a été) la solution chimique (pour raconter) le racisme, les problèmes sociaux, la famille..." par une comédie pleine de gags (humour noir !) où tous les acteurs (tous néophytes) sont convaincants, et particulièrement les enfants. Site : www.lapremiereetoile.com 22 mars 2009 : Youcef Hafid expose à Toulouse Youcef Hafid est né en 1949 à Alger. Dès son enfance, il a dessiné et peint. Après ses études et une carrière de technicien supérieur dans le bâtiment, il a décidé de se consacrer entièrement à la peinture. Il vit et travaille à Toulouse depuis 2003. Son travail est présenté en permanence dans les galeries Esma et El Kenz à Alger. Depuis 2003, il a été rapidement reconnu en Midi-Pyrénées comme un peintre de talent. Représentant de la peinture algérienne contemporaine, Youcef Hafid nous dit son press-book, "nous offre à voir un art d'une pureté rare et simple, signifiant mesure et rigueur. Son œuvre est imprégnée de souvenirs orientaux. Il nous invite au voyage, à l'évasion, par l'harmonie des formes et des couleurs, par l'intensité de la lumière et le foisonnement des compositions. Rondeurs et arabesques de l'Orient mêlées aux minarets dressés, ornés de losanges, couleurs ocres rappelant les pigments de lointaines peintures rupestres..." Youcef Hafid expose à la Galerie Alain Daudet, 10 rue de la Trinité à Toulouse, jusqu'au 28 mars 2009. 15 mars 2009 : le si beau voyage de Khaled Ghorbal A l'âge de 20 ans, le Tunisien Khaled Ghorbal a quitté Tunis et son Centre d'Art Dramatique pour entrer à l'Université Internationale du Théâtre de Paris. L'Université Paris VIII et l'Ecole du mime Jacques Lecoq ont parfait sa formation théâtrale. Le désormais franco-tunisien a d'abord animé des ateliers théâtre puis dirigé des salles d'art et d'essai avant de se lancer dans la réalisation. Son court-métrage El Mokhtar (l'élu) en 1996 a recueilli de nombreux prix internationaux. Mais ce n'est qu'en 2001 qu'il réalise son premier long-métrage, Fatma. Il raconte l'histoire d'une jeune femme, violée par un cousin à l'âge de 17 ans, puis qui aura sa première relation d'amour pendant ses études à Tunis. De retour au village, elle se marie avec un médecin qu'elle aime. Avant la nuit de noces, elle se fait recoudre son hymen. Une histoire si fréquente traitée avec délicatesse par le cinéaste. Le 18 mars 2009 sort le deuxième film de Khaled Ghorbal qui, cette fois, raconte le retour au pays du vieil immigré tunisien. Le film va nous conduire des quais de la Seine au désert du sud tunisien. Des images naturellement belles, forcément lentes, comme le regard du vieillard sur ce pays qu'il ne connaît plus. Ces images sont aussi le dernier voyage du comédien Farid Chopel avant sa disparition. 8 mars 2009 : Bienvenue à Firat et Derya Ayverdi Vincent Lindon, l'acteur, et Philippe Lioret, le réalisateur, n'en reviennent toujours pas. Lorsque la dernière scène du film Welcome a été tournée, Derya Ayverdi a joué à la perfection le premier tournage de sa vie. La jeune fille devait pleurer et et elle a pleuré de vraies larmes. Derya interprète Mina, la fiancée de Firat (son frère dans la vraie vie). Firat Ayverdi joue Bilal, un jeune Kurde irakien sans-papier décidé à traverser la Manche à la nage. Pour Firat aussi, c'est le premier film. Vncent Lindon interprète un maître-nageur qui s'est pris d'affection pour le jeune Kurde. Bilal parviendra-t-il un jour à réaliser son rêve de jouer au Manchester United ? Rejoindra-t-il sa fiancée à Londres ? Vous le saurez à partir du 11 mars 2009, date de sortie du film Welcome dans les salles. Welcome donne un visage à ces réfugiés de Calais qui errent dans les forêts avant de tenter la traversée au péril de leur vie, un visage profondément humain. 1er mars 2009 : avec Djamel Ouahab, le désert parle C'était au début des années 60 dans le Sud algérien, du côté d'Hamoudia et d'In Ekker. En six années, la France a procédé à dix-sept tirs nucléaires. Le silence a duré plus de quarante ans. Aujourd'hui, les habitants comme les vétérans de l'armée française parlent, souvent pour la première fois, car même à leur famille, ils n'avaient pas osé raconter ce dont ils ont été témoins. L'Association des vétérans des essais nucléaires (Aven) se bat pour que le statut de victimes soit reconnu pour les militaires français qui ont participé à ces essais, comme Lucien Parfait, défiguré, ou Gaston Morizot. Ce dernier est le témoin clé du documentaire de Djamel Ouahab, "Gerboise bleue". Le film vient de sortir sur les écrans français et algériens. Djamel Ouahab, "franco-algérien", a appris récemment l'existence de ces faits et il a voulu en faire un film : "je n'y ai d'abord pas cru, tellement ça me semblait énorme". A Reggane, point zéro, le désert s'en souvient encore, marqué pour très longtemps.
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