Entre-gens arrow Entre-gens arrow La une de la pluralité (2009)
Menu Principal
Entre-gens
Qui sommes-nous ?
Index
Entre nous
revue de presse
La une de la pluralité
Correspondances
Coups de pouce
Talents à découvrir
Passions à partager
Migrants pleins d'allant
Mots pour maux
Vivre autrement
Récits de vie
Interculturel
Une ville, des talents
Initiatives citoyennes
Fenêtres sur le monde
La Lettre
Portail
Liens
Calendrier
Nous contacter
Sondages
Pour vous, la danse orientale c'est...
  
Le portrait que vous avez préféré
  
Vous aimez les rencontrer sur entre-gens. Vos préférences :
  
Populaire
Connexion
Nom d'utilisateur

Mot de passe

Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Syndication
La une de la pluralité (2009) Version imprimable Suggérer par mail
15-01-2009
Index de l'article
La une de la pluralité (2009)
Page 2
Page 3
Page 4
Page 5
Page 6
Page 7
Page 8
Page 9
Page 10
Page 11
Page 12

31 mai 2009 : le court des miracles à Roland-Garros avec Mansour Bahrami et Aravane Rezaï

Le Franco-Iranien Mansour Bahrami a de bons souvenirs à la Porte d'Auteuil. En 1989, il était en finale du double à Roland-Garros où il était partenaire du Français Eric Winogradsky. Dans son autobiographie "Le court des miracles" (Ed. du Cherche-Midi), il raconte sa réputation de show-man, plus connu pour ses péripéties sur le court que pour ses performances. En 2009, il observe avec affection la jeune Aravane Rezaï, Française, née à Saint-Etienne d'une famille iranienne.

Le samedi 23 mai 2009, elle a gagné son premier titre sur le circuit professionnel au tournoi de Strasbourg et a tout de suite enchaîné avec Roland-Garros en franchissant les trois premiers tours. Aravane Rezaï a longtemps été entraînée par son propre père au grand dam de la Fédération qui a dû affronter à de nombreuses reprises son caractère volcanique. Elle est aujourd'hui entraînée par son frère. Après deux années de doute, Aravane Rezaï a retrouvé confiance en elle. Et ça se voit sur le court. Mais contre Dinara Safina, n°1 mondiale, il n'y a pas eu de miracle !

24 mai 2009: avec les Verts, Karima Delli veut sauver les riches

Il faut sauver les riches qui ont mauvaise conscience à rouler en carrosse doré alors que la majorité des citoyens a du mal à boucler les fins de mois. Il faut sauver les riches qui ont une vie si triste à ne jamais rencontrer le peuple, entre leurs "jets" privés et leurs yachts en Méditerranée.Karima Delli n'est pas de ce monde. Elle est la neuvième d'une famille de treize enfants, où à la table familiale, la conversation portait sur la réussite à l'école, seul moyen d'améliorer sa condition sociale. Aujourd'hui, Karima Delli est engagée en politique, car un jour un professeur de sciences politiques lui a dit sa confiance en elle : "Un jour, Karima, tu feras bouger la vie politique de ce pays". Elle avait 22 ans, c'était il y a six ans. Aujourd'hui, elle est en quatrième position sur la liste francilienne d'Europe Ecologie, derrière Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly, pour les élections du 7 juin au Parlement européen. Elle va de meeting en meeting. Le 26 mai 2009 à 18 h au métro Michel-Ange Auteuil et le 28 mai 2009 devant la gare de Lyon, elle sera à la tête du Collectif Sauvons les riches, qu'elle préside, pour dire que pour sauver la planète, il faut cesser les inégalités. Il ne faut pas laisser les riches se morfondre seuls dans leur honte. Il faut leur offrir l'hospitalité au sein du peuple, qui est tout à fait prêt à accueillir leur repentance !

                          

Karima n'est pas de ce monde. Elle est la neuvième d'une famille de treize enfants, où à la table familiale, la conversation portait sur la réussite à l'école, seul moyen d'améliorer sa condition sociale. Aujourd'hui, Karima Delli est engagée en politique, car un jour un professeur de sciences politiques lui a dit sa confiance en elle : "Un jour, Karima, tu feras bouger la vie politique de ce pays". Elle avait 22 ans, c'était il y a six ans. Aujourd'hui, elle est en quatrième position sur la liste francilienne d'Europe Ecologie, derrière Daniel Cohn-Bendit et Eva Joly, pour les élections du 7 juin au Parlement européen. Elle va de meeting en meeting. Le 26 mai 2009 à 18 h au métro Michel-Ange Auteuil et le 28 mai 2009 devant la gare de Lyon, elle sera à la tête du Collectif Sauvons les riches, qu'elle préside, pour dire que pour sauver la planète, il faut cesser les inégalités. Il ne faut pas laisser les riches se morfondre seuls dans leur honte. Il faut leur offrir l'hospitalité au sein du peuple, qui est tout à fait prêt à accueillir leur repentance !

(mise à jour au 08/06/09 : " Ce n'était pas prévu. J'ai à peine 30 ans. J'ai ma thèse à finir". Karima Delli, presqu'angoissée, est cependant radieuse. Quatrième de la liste francilienne d'Europe Ecologie, elle est élue au Parlement européen. Elle est portée jusqu'au micro par les militants. « Je remercie tous les copains, crie-t-elle pour dominer les clameurs, parce qu'ils en ont marre de ce système à bout de souffle et qu'ils portent un projet de société ensemble. » )

17 mai 2009 : Tawfik Jelassi, l'homme des Ponts

Quel est le point commun entre Vincent Gillet, DGA d'Arcelor-Mittal, et Saïd Elhadi, président de Tanger Med, la plus grande plateforme portuaire de Méditerranée ? Tous deux ont été formés à l'Ecole Internationale de Management, la section "commerce international" de l'ENPC (autrement dit "les Ponts") dirigée par Tawfik Jelassi. Dans un portrait que dresse de lui Jeune Afrique (du 10 au 16 mai 2009), on découvre un Doyen qui, de Monastir en Tunisie où il a grandi à Paris où il vit aujourd'hui, est devenu cette personnalité immense qui ne cesse de multiplier... les ponts, entre l'Orient et l'Occident.

Tawfik Jelassi sait d'où il vient : l'étudiant boursier arrivé en France (à Paris-Dauphine), avec son bac obtenu au rattrapage et qui, deux ans plus tard, était major de sa promotion. Tawfik Jelassi sait qui il est : ce qu'il a aujourd'hui, il le doit à une ténacité hors du commun. Tawfik Jelassi sait où il va : à Tunis, il a créé la Mediterranean School of Business (MSB) et à Paris, il dirige le fleuron de la formation des nouveaux managers du commerce international. Pour ce spécialiste des nouvelles technologies, un seul défi : enseigner l'art du management international à penser l'économie de demain. Tawfik Jelassi puise son inspiration en lisant et relisant Léon l'Africain, d'Amin Maalouf, et entre deux voyages en retournant à ses racines, sous le soleil de Monastir.

10 mai 2009 : deux années Sarkozy vues par Zaki Laïdi

En décembre 2005, des universitaires (économistes, politologues,...) ont créé Telos, un think tank, comme disent les anglo-saxons, une agence intellectuelle, comme on pourrait dire en français. Telos s'affiche europtimiste et défend l'idée d'une mondialisation maîtrisée. La mondialisation est "un formidable mouvement d'interdépendance des économies" qui "ne fait pas disparaître la médiation nationale" mais qui la transforme. Zaki Laïdi, professeur à Science Po, un proche de Pascal Lamy, Directeur général de l'OMC, préside Telos et publie de façon régulière des éditoriaux sur le site de l'agence. Son dernier éditorial s'intéresse aux deux années que nous venons de connaître avec la présidence Sarkozy. Zaki Laïdi note d'abord la capacité du président français à "être présent partout et à s'attaquer à tous les problèmes à la fois": la carte judiciaire, l'université, la "désincitation au travail", l'Europe, la crise financière. Mais, selon lui, cet activisme privilégie le mouvement au détriment du résultat et le résultat immédiat au détriment de la réforme en profondeur. Zaki Laïdi énumère alors les erreurs de Sarkozy.

Dans sa lutte pour l'emploi, les réformes entreprises sont toutes contre-productives. Son volontarisme à promouvoir la diversité se limite à "une politique de sélection d'icônes médiatiques dont la compétence politique reste à démontrer", alors que "en France, c'est toujours presque impossible de faire élire un maire ou député d'origine arabe ou africaine". Et Zaki Laïdi conclut en disant que, finalement, "la seule force de Sarkozy... est l'incroyable faiblesse de l'opposition de gauche".

3 mai 2009 : Bertin Mampaka Mankamba ouvre la voie

"Au début, on ne vous invite que pour servir d'attrape-voix communautaire. Il faut beaucoup de persévérance pour imposer ses idées, monter dans l'appareil et peser sur les décisions" explique Bertin Mampaka Mankamba, dans un entretien à Jeune Afrique. Il est le premier noir à exercer la fonction d'échevin (équivalent de la fonction d'adjoint au maire) à Bruxelles. C'est en 2004 que lui a été confiée la charge des sports, de l'environnement, des espaces verts, de la solidarité internationale et de l'équipement communal, au sein du "gouvernement" de la ville. Pour ce natif de Kinshasa (1957), fils d'un chef traditionnel et parlementaire au Kasaï, les débuts du séjour en Belgique ont été très difficiles: étudiant le jour et plongeur la nuit, il réussit néanmoins ses études de sciences économiques à Mons et rencontre sa future épouse. Après quelques années de retour au Congo, il revient en Belgique en 1990. Bertin Mampaka Mankamba acquiert la nationalité belge et milite au Parti social-chrétien (devenu Centre démocrate humaniste). En 2000, il devient conseiller communal de police de Bruxelles, le premier noir à occuper déjà une telle fonction en Belgique.

Aujourd'hui, il est devenu un des hommes politiques les plus en vue dans son nouveau pays et on parle de lui pour un poste de ministre de la coopération, qui lui permettrait de boucler la boucle. Mais pour lui comme pour d'autres personnalités politiques issues de l'immigration en Belgique, la méconnaissance du flamand reste un obstacle. La génération suivante ne sera pas confrontée à cette difficulté. Les enfants de Bertin Mampaka Mankamba sont à l'école néerlandaise.(d'après Jeune Afrique, n°2514)


< Précédent   Suivant >
Designed by Dolmenhir - Dessiné par Dolmenhir - Powered by Mambo - Motorisé par Mambo - Get Firefox