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15-01-2009
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La une de la pluralité (2009)
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30 août 2009 : la marque personnelle de Fadhila Brahimi

"Faire de sa vie un rêve et de son rêve une réalité" était le leitmotiv de Pierre Curie et il est aujourd'hui celui de Fadhila Brahimi. Lorsqu'en 2005, elle a créé son entreprise, le Cabinet FB Associés, elle a voulu mettre en cohérence son activité et sa personnalité, ses centres d'intérêt et sa vision... et c'est ce qu'elle propose aujourd'hui à ses clients dans ses prestations de coaching.

                                     

Son origine algérienne, sa "diversité culturelle", dit-elle elle-même, lui permet d'agir dans des situations complexes et multiculturelles. Les hommes et les femmes qu'elle accompagne se trouvent face à des changements à opérer dans leur vie. Elle les aide à réaliser leurs projets en affirmant leur identité propré, leur marque personnelle (personal branding). La créativité vient lorsque l'on exprime ce que l'on est et le marketing est réussi lorsque c'est cette marque personnelle que l'on communique. Pour communiquer elle-même, Fadhila Brahimi le fait à travers le blog du personal branding, un outil qu'elle a développé et modernisé cet été. Elle le fait aussi à travers de nombreux colloques auxquels elle est invitée à participer. "Le capital le plus important, c'est vous" affirme Fadhila Brahimi, qui esr devenue en quelques années la reine du marketing par internet (blogs, twitter, Facebook,...) et son approche interculturelle et personnalisante fait mouche dans les réseaux sociaux.

23 août 2009 : le voyage sonore de Chimène Seymen

Au XVIIème siècle, au Palais de Topkapi à Istanbul, on jouait des musiques baroques mêlant les influences européennes et orientales. La musique ottomane invite au voyage et au dialogue des cultures, passant du mysticisme inspiré (Taksim) à la sensibilité galante du harem, mêlant rythmes et mélodies, voix et percussions. Chimène Seymen est française d'origine turque. Née à Izmir, elle a reçu ses premières leçons de musique en écoutant les airs populaires de l'Anatolie méridionale, chantés et joués par son père. Des cours de piano l'ont familiarisée dès l'âge de neuf ans avec la musique occidentale et l'ont amenée à continuer ses études de musique en France. La découverte de la musique baroque fut l'un des moments forts de ses études de musicologie à Paris 8. Le style déclamatoire du chant et l'humanisme qui émanent des textes poétiques de l'époque baroque l'attachent à ce répertoire.

                                   

Le 25 août 2009, Chimène Seymen était au Festival de Sablé où elle a dirigé sa dernière création Müsennâ Le spectacle réunit danse, théâtre, chant et musique. Il évoque les multiples plaisirs des divertissements stambouliotes dans le regard d'un voyageur de la Chrétienté. Müsennâ est le reflet des fêtes et réjouissances au XVIIème siècle au palais de Topkapi, au sein des ambassades occidentales, et dans les quartiers cosmopolites de la ville d'Istanbul.

16 août 2009 : Christina Rosmini chante la Méditerranée (note de la rédaction : le texte qui suit reprend presqu'intégralement l'article paru sur le site babelmed.net. Il est d'une si belle écriture et tellement dans l'esprit d'entre-gens que nous le proposons ici à nos fidèles lecteurs, en vous invitant également et surtout à visiter l'original et le site Babelemed, un trésor de découvertes interculturelles et méditerranéennes sur internet)

"De l'Andalousie à Marseille/ Je suis de Méditerranée (...) Et j'ai tutoyé le soleil En hiver comme en été/ Mes souvenirs fleurent l'olive/ La figue et la fleur d'oranger/Mes rêves vont à la dérive/Vers la garrigue parfumée (...) De Bologne à Carthagène sont venus mes aînés/Avec leurs joies avec leurs peines/C'est ainsi que je suis née/Un peu de Corse et d'Espagne/D'Italie à leurs souliers/Et dans mon chant dans mon âme/Un peu de leur destinée..."

Avec "De Méditerranée"" et l'album "Sous l'oranger", Christina Rosmini chante sa profession de foi méditerranéenne, un hymne aux paysages, aux sensations, aux musiques, aux mélanges, de cette mer chantée avec passion par ses habitants depuis des millénaires.
Née à Marseille dans une famille aux origines corso-italo-espagnoles, Christina Rosmini commence sa vie d'artiste en mettant en musique les poètes qu'elle aime, Lorca, Neruda, ou Aragon. Puis elle crée des spectacles musicaux, comme "Au devant de la vie", en 2006, sur le Front populaire, les premiers congés payés et la guerre civile d'Espagne. album "Sous l'oranger" est né de la rencontre avec le guitariste Lulu Zerrad qui lui écrit la chanson-titre, belle chanson d'amour qui fleure bon... la fleur d'oranger, bien sûr, provençale autant que tunisienne ou catalane... Christina est ici accompagnée d'un autre excellent musicien "méditerranéiste", Manuel Delgado, à la guitare flamenca. Elle nous offre des chansons de sa composition, en français mais aussi en espagnol, passant d'une chanson d'amour romantique comme "La fiesta del amor" à une chanson drôle, toute en jeux de mots à la manière d'un Bobby Lapointe, comme "En anana", où elle nous raconte ses impressions "en anana', en analyse", sur un divan... Christina nous offre également son interprétation de chansons qu'elle aime, comme les célèbres "Gracias à la vida" de Violeta Parra, à laquelle elle donne légèreté et grâce; "Hijo de la luna" de José Maria Cano de Andrés; ou encore "Utile", écrite par Etienne Roda-Gil, parolier exceptionnel, dont le vrai nom était Esteva Roda-Gil, et dont les parents avaient fui le franquisme pour s'installer en France: "Je veux être utile/A vivre et à chanter (...)/Je veux être utile/A ceux qui m'ont aimé/A ceux qui m'aiment/Et à ceux qui m'aimaient...".
(Et Babelmed poursuit...) Un album, d'une extrême originalité et très plaisant à écouter, qui signe l'émergence de cette nouvelle affirmation identitaire "méditerranéenne" qui se fait jour, sur les deux rives de cette mer, parmi les descendants de ceux dont la grande Histoire a bousculé l'histoire familiale, et qui, par des hymnes au mélange méditerranéen, en musique, en mots, en films ou autre, veulent peut-être, autant que faire la paix autour de cet mer agitée, faire la paix en eux-mêmes, et l'offrir "à ceux qui les ont aimés" et qui ont sans doute le plus souffert de ces tribulations de l'Histoire: la première chanson de l'album de Christina est ainsi dédiée, boucle bouclée pour cette chronique Muzzika!, à son père décédé, venu il y a longtemps, de l'autre côté de la Méditerranée... (Fin de citation Babelmed)

9 août 2009 : racines et émotions avec le R.A.F. Crew de retour de Las Vegas

C'était cette semaine le Championnat du monde de danse hip hop à Las Vegas and the winners are... les frenchies du R.A.F Crew. Les Roots and Feelings ont été les meilleurs, the best devant l'armada mexicaine, asiatique et bien entendu américaine. Il faut dire que les six membres du groupe sont déjà de grands professionnels reconnus sur les battles et auprès des aficionados de danse contemporaine. Le Nordiste Romuald Brizolier (dit Romss), organisateur des Juste debout de Lille, danse avec le pionnier Farid Berki, le chorégraphe de Melting Spot. Le Parisien Marvin Gofin (dit Mar20) danse avec la Pokora Team. Francis Quessary (dit Cisfran), enfant du 9.3 (Bobigny), enseigne son art à Montfermeil. L'Angoumoisin Grichka Carruge (dit Monsta) a de qui tenir. Sa mère Katia Seguin dirige une école de danse réputée à Angoulême et sa soeur Tatiana Seguin est une danseuse professionnelle que l'on a pu voir et admirer sur les plus grands plateaux de télévision, en particulier avec Kamel Ouali à la Star Ac'. Brice Larrieu (dit Skorp) est comédien lorsqu'il ne danse pas. Il a rejoint le groupe récemment, tout comme Nicolas Medea (dit Niko). Niko a quitté son île de La Réunion il y a cinq ans pour entrer dans une école de danse parisienne et se produit aujourd'hui sur les scènes du monde entier. Tous se retrouvent dans la Compagnie Pietragalla et savourent leur victoire au plus grand événement mondial du hip hop. Racines exprimées avec fierté. Emotions garanties.

2 août 2009 : les sandales blanches de Malika Bellaribi

"La musique est une loi morale. Elle donne une âme à nos coeurs, des ailes à la pensée, un essor à l'imagination. Elle est un charme à la tristesse, à la gaieté, à la vie, à toute chose. Elle est l'essence du temps et s'élève à tout ce qui est de forme invisible mais cependant éblouissante et passionnément éternelle" (Platon).

Depuis plus de vingt ans, la voix de Malika Bellaribi-Le Moal, mezzo-soprano, "la diva des cités", enchante les salles les plus prestigieuses.

La chanteuse lyrique, marraine des Marianne de la diversité, a raconté sa vie dans "Les sandales blanches" (éd.Calmann-Lévy). Elle y exprime magnifiquement sa quête d'identité. Elle veut par ce récit partager sa soif de vivre et donner de l'espoir à tous. Malika Bellaribi-Le Moal est en concert tous les soirs jusqu'au 7 août 2009 au festival lyrique De bouche à oreille en Gascogne.

Née de parents algériens, dans une fratrie de 7 enfants, la petite dernière, Malika va vivre une partie de son enfance dans le bidonville de Nanterre jusqu'au jour, où, elle va passer sous un camion. Suite à cet accident, elle va connaître les séjours en hôpitaux et maisons de convalescence, et va découvrir les plaisirs des draps blancs, la cuisine occidentale, mais aussi et surtout, les cantiques religieux.

Quelques années plus tard, guérie de ses souffrances malgré les traces qui resteront à vie sur ses jambes, elle va retrouver le chemin de la maison, une maison qu'elle ne connaît pas, des enfants - ses frères et soeurs - qu'elle ne connaît pas. Elle qui appréciait le silence se retrouve à évoluer au côté d'enfants qui crient, qui hurlent. Elle qui appréciait la cuisine légère doit partager les tajines familiaux à chaque repas. Elle qui appréciait le confort d'un lit partage maintenant la couche de 8 personnes, installées tête bêche, à même le sol, sur des peaux de mouton. C'est le choc des cultures ! Et plus encore, elle sera contrainte de courber l'échine devant une mère toujours plus violente. Ses débuts à l'école seront difficiles aussi, bien sûr, avec tout le retard pris lors des hospitalisations. Mais, Malika ne cessera de se battre pour devenir cantatrice. (source : Annie, sur le canalblog L'antre des mots).


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