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Page 4 sur 12 27 septembre 2009: en lingala makelele veut dire bruit "Papoter n'a jamais vraiment été mon truc. Surtout si c'est pour parler de moi... Depuis mon plus jeune âge, j'ai toujours été très économe de mes mots et de mes émotions. Car ce n'est pas que je sois un angoissé ni même un solitaire, mais plutôt que je n'aime pas parler pour ne rien dire. Que ce soit dans un vestiaire, sur un terrain ou dans ma vie de tous les jours, quand je parle c'est que j'ai quelque chose qui me paraît important à transmettre : une pensée, un message, un ordre. A 36 ans, je pense avoir vécu assez de choses, notamment dans le football, pour dresser le bilan de mon parcours plutôt atypique: celui d'un petit Zaïrois qui a réussi à grimper dans le top mondial de son activité. Au moment où j'entre dans la dernière ligne droite de ma carrière de footballeur professionnel, j'ai aujourd'hui quelque chose à dire... Quelque chose à dire à tous ceux qui pensaient que je n'avais ni le talent ni le caractère requis pour accomplir un beau parcours dans ce métier; quelque chose à dire aux Africains qui croient que leurs rêves ne pourront jamais être exaucés; quelque chose à dire à mon papa, sans lequel je ne serais jamais devenu un tel joueur; enfin et surtout quelque chose à dire à ceux qui savent tout de mon parcours de footballeur mais rien de ma vie personnelle, rien du vrai Makelele." Ainsi débute, "Tout simplement", livre autobiographique (Hachette, 2009) de Claude Makelele, enfant kinois arrivé en France (Essonne) à l'âge de 5 ans, et devenu star mondiale. 20 septembre 2009 : Aline Afanoukoé de père en fille Son père est arrivé du Togo il y a quarante ans et Aline est née huit ans plus tard à Villeneuve-la-Garenne. Ce n'est pas parce qu'il était OS qu'il n'avait pas de culture. Tous les matins, Aline était réveillée en musique par son papa. sa culture théâtrale. Aline adore le théâtre. Après des études en Lettres modernes, elle a voulu devenir comédienne, car elle a aussi un autre talent, une spontanéité orale impressionnante et une voix qui marque tous ceux qui peuvent l'entendre. "J'ai voulu jouer les Femmes Savantes et on m'a répondu que Molière n'avait pas écrit pour des Noirs. Choquée, j'ai consacré mon mémoire de maîtrise à la place des comédiens noirs en France", raconte-t-elle aujourd'hui (Le Parisien). C'est finalement dans les médias que Aline fera carrière.  Elle est devenue ainsi une grande mélomane dont la culture musicale n'a d'égal que Aline Afanoukoé a frappé à la porte de Radio Nova. Elle est devenue très rapidement l'animatrice - phare de la station où elle est restée une dizaine d'années. L'instigatrice des Nuits Zébrées (NZ), concerts gratuits en live de la Bellevilloise ou d'ailleurs, est une créative, qui ne s'endort jamais sur ses lauriers. Elle invente toujours de nouveaux concepts, comme les interviews dans le noir (Le grand magasin sur France 5). Elle aime son métier et le rôle de "passeur" que celui-ci permet. Elle constate aussi avec intérêt que les dirigeants de télé et de radio ne peuvent plus faire l'impasse sur la diversité. Aux jeunes "de la diversité", elle dit: "Si vous voulez faire votre place, ne lâchez pas l'affaire !". En cette rentrée des médias, Europe 1 a misé sur Aline Afanoukoé. Sur la station qui a inventé le Top 50, il y a désormais le Top d'Aline. Les nouvelles tendances, les artistes à découvrir, sont sur Europe, grâce à son oreille avisée. Aline Afanoukoé ne remerciera jamais assez son père de lui avoir fait écouter de la musique dans son berceau. Aline Afanoukoé présente, depuis cette rentrée de septembre, le Top 50 tous les samedis de 15 à 16 heures sur Europe 1. Dans la première demi-heure, elle présente le Top Albums et évoque les sorties, les entrées, les progressions. Dans la deuxième demi-heure, elle présente le classement des singles ("non pas celui des ventes physiques, mais celui des téléchargements, une révolution!!!!", peut-on lire sur Wikipédia) Aline interviewe 3 artistes par émission. 13 septembre 2009 : Karim Rissouli, témoin à charge Karim a toujours été parmi les premiers de la classe et il a toujours su qu'il ferait du journalisme. A l'adolescence, il découpait tous les articles de presse pour constituer des dossiers, en particulier sur Mitterrand. Le père Rissouli a débarqué du Maroc en 1970 pour trouver du travail. Karim et sa soeur Rizlène sont nés en France. La famille vit à Angers. A table, on parlait beaucoup politique, le coeur à gauche. Karim monte des magazines avec ses copains, part en Palestine pour une mission civile, et quand vient le moment d'entamer des études de journalisme, il se présente avec succès au concours des six écoles. Il optera pour le Celsa à Paris. Karim Rissouli va bénéficier d'une bourse Europe 1 et le 13 juin 2005, il entre à la rédaction de la radio. Huit mois plus tard, il reçoit un coup de fil: "Le service politique, ça te tente ? ". C'était le rêve de Karim. On lui demande de suivre Nicolas Sarkozy. Le Ministre de l'Intérieur le teste, tente la séduction, se lâche lorsque Karim Rissouli lui parle de Palestine: "Rappelez-moi votre prénom !". Karim ressent comme une humiliation. Puis il suit la campagne présidentielle de Ségolène Royal. Il préfère. La candidate est cordiale mais plus distante. Elle se livre peu. Karim Rissouli a suivi en 2008 le Congrès de Reims du PS et l'élection de la Première Secrétaire. Le 10 septembre 2009, il lance un brûlot en librairie avec son collègue Antonin André : les partisans d'Aubry ont bourré les urnes dans le Nord face à Ségolène Royal. Les journalistes en détiendraient les preuves. Depuis son enfance, il est comme ça, Karim. Il raconte: "Je n'étais pas chahuteur, ni irrespectueux, c'est juste que lorsque je n'étais pas d'accord, je le disais." (d'après l'article de Dimitri Perraudeau, bien antérieur à la sortie du livre en question ici, dans K'libres, le magazine des étudiants d'Angers). 6 septembre 2009 : Meriam Azizi de Lorient à l'Orient De Vannes à Van, de Lorient à l'Orient, le groupe Bostan (Jardin, en arabe) s'est créé en 2006 sur un concept de métissage, du fruit d"une rencontre entre la musique celtique et mélancolique et la musique orientale et pop tunisienne, la rencontre entre le Breton Ronan Vilain, qui passe aisément de la guitare au saz, et la Tunisienne Meriam Azizi, qui chante au son de son oud. A eux se joint "Ludwin" pour les percussions. La musique de Bostan franchit les siècles, du Moyen-Age à aujourd'hui et les espaces, de la Bretagne à la Turquie, de l'Andalousie à l'Anatolie. Meriam Azizi a appris son art en Tunisie auprès de la grande Yosra Dhahbi, la princesse du oud. Férue de musique du monde et de cinéma (elle est critique de cinéma par ailleurs), Meriam a parcouru la Grèce, la Turquie et tout le bassin méditerranéen, avant de s'installer à Paris pour un doctorat en cinéma et audio-visuel où elle cultive les fruits les plus savoureux en son jardin.
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