Entre-gens arrow Entre-gens arrow La une de la pluralité (2009)
Menu Principal
Entre-gens
Qui sommes-nous ?
Index
Entre nous
revue de presse
La une de la pluralité
Correspondances
Coups de pouce
Talents à découvrir
Passions à partager
Migrants pleins d'allant
Mots pour maux
Vivre autrement
Récits de vie
Interculturel
Une ville, des talents
Initiatives citoyennes
Fenêtres sur le monde
La Lettre
Portail
Liens
Calendrier
Nous contacter
Sondages
Pour vous, la danse orientale c'est...
  
Le portrait que vous avez préféré
  
Vous aimez les rencontrer sur entre-gens. Vos préférences :
  
Populaire
Connexion
Nom d'utilisateur

Mot de passe

Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Syndication
La une de la pluralité (2009) Version imprimable Suggérer par mail
15-01-2009
Index de l'article
La une de la pluralité (2009)
Page 2
Page 3
Page 4
Page 5
Page 6
Page 7
Page 8
Page 9
Page 10
Page 11
Page 12

22 février 2009 : Nadia Agsous, femme solidaire

Juba est un petit garçon qui inspire sa maman dans sa vie et dans ses écrits. Ils vivent à Bagnolet et le maire de la ville a publié sur son blog les écrits de Nadia Agsous, des petites histoires du genre "tu seras un homme mon fils". Tous les citoyens internautes ne comprennent pas très bien. Peut-être préfèrent-ils d'autres genres littéraires: les communiqués de presse, les procès-verbaux de réunion. A Bagnolet, on est communiste depuis 1882... ou presque ! Nadia Agsous a des ancêtres ailleurs, en Algérie. Cela crée des liens avec les souffrances des peuples du Sud de la Méditerranée. En 2005, elle avait été partie prenante du jumelage de Bagnolet avec Chatila. En 2009, elle est solidaire des populations de Gaza.

Nadia Agsous est journaliste, professionnelle et citoyenne. Son journalisme citoyen, elle l'exprime sur Le Mague. Elle vient de lire "La régulation des pauvres" (le livre-entretien de Serge Paugam et Nicolas Duvoux, PUF, novembre 2008). Elle explique, à la suite de Serge Paugam, que "les gens de rien", ces sans-domicile fixe, ces bénéficiaires de minimas sociaux, ces travailleurs pauvres, ces jeunes exclus du système scolaire, ces étudiant(e)s précaires, ces disqualifiés ne sont plus aujourd'hui considérés comme des "pauvres" mais comme des "coupables", paresseux, forcément paresseux. Nadia Agsous est solidaire, forcément solidaire.

15 février 2009 : Aya enjaille à Yopougon, avec Marguerite Abouet

A Yopougon, "ya" des maquis (des bars), des boites de nuit, des snacks à perte de vue. A Yopougon, ya la Rue (Princesse), avec son alcool et ses filles à volonté. A Yopougon, Abidjan, Côte d'Ivoire, ya Aya. Elle vit là, entourée de ses "frères" et de ses "soeurs" qui ne pensent qu'à aller enjailler (draguer) dans les maquis. Aya n'existe pas, en fait. C'est l'héroïne d'une bande dessinée, écrite par Marguerite Abouet, qui raconte par le dessin le quartier de son enfance.

Marguerite Abouet est née à Abidjan il y a trente-sept ans. Elle a passé son enfance à Yopougon. A l'âge de douze ans, ses parents l'ont envoyée en France chez son grand-oncle maternel. Au collège, on l'appelait Tour Eiffel à cause de sa coupe de cheveux. A 17 ans, elle se retrouve sans papiers. Elle multiplie les petits boulots.

Elle fait le siège de la préfecture pour obtenir des papiers et pour ne pas devenir folle entre les quatre murs de sa chambre, elle se met à écrire. Elle raconte Yopougon, les enfants qui jouent dans la rue, une communauté de quartier où tout le monde se connaît. En 2004, elle obtient enfin un titre de séjour. Elle propose à son ami dessinateur Clément Oubrerie de raconter ensemble une histoire qui se passerait à Yopougon. Et Aya est née. Le premier volume paraît en 2005 et obtient en 2006 le prix du meilleur album à Angoulême. Le succès dépasse tous les meilleurs pronostics. Les auteurs en sont aujourd'hui au Tome 4 et bientôt le Tome 5 et une adaptation au cinéma. A Noisy-le-Sec, où vit Marguerite Abouet, elle crée l'association Des livres pour tous. Un jour, c'est sûr, elle ouvrira à Yopougon une bibliothèque de quartier. (d'après l'article de Clarisse Bouillet, Jeune Afrique n°2507)

8 février 2009 : Emmanuel Gabla et le nouveau CSA

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel s'est intéressé en 2008 à analyser comment la diversité des téléspectateurs se retrouvait ou non dans les programmes de la télévision française. Sur une semaine "ordinaire" en février 2008, les conclusions du CSA ont consterné les membres du "groupe de travail diversité" du CSA (Anne Debet, Marie-France Picart, Lidya Meziani, Richard Senghor, Jeannnette Bougrab, Yamina Benguigui, Renaud Le Van Kim), présidé par le journaliste Rachid Arhab. Dés lors, le CSA a décidé d'agir en créant un Observatoire de la Diversité et le CSA 2009 nouvellement nommé s'est donné tous les pouvoirs d'intervention pour que les choses changent, par tous moyens à sa disposition. En son sein même, dans sa composition, le CSA témoigne de la diversité française. En cela, l'arrivée d'Emmanuel Gabla n'a rien de l'alibi. Il est l'un des grands spécialistes français des enjeux internationaux de la téléphonie et des télécommunications, expérience nourrie par l'activité au plus haut niveau qui fut la sienne, tant à New-York, à Bruxelles, qu'à Paris.

Au Togo, son père avait connu les missionnaires alsaciens qui l'ont encouragé à 18 ans à venir à Strasbourg poursuivre ses études de philosophie et de sociologie. C'est là qu'est né Emmanuel Gabla et c'est là qu'il a vécu les huit premières années de sa vie, avant de vivre ses années-collège à Charleville-Mézières, puis de retourner à Strasbourg pour passer son bac au Lycée Kléber et y faire ses classes préparatoires.

En intégrant Polytechnique en 1988 et le corps des Telecoms en 1993, Emmanuel Gabla avait fait un choix : travailler dans le service public. Son premier stage à l'étranger a été pour les Etats-Unis, à l'antenne new-yorkaise de France Telecom. Il a été étonné de voir combien aux Etats-Unis, au contraire de la France, les équipes professionnelles sont mixed. De retour en France, il entre à la Direction générale des Postes et Telecoms du Ministère où il suit les affaires internationales avant de passer trois années à Bruxelles à l'Ambassade de France auprès de l'UE. Jean-Pierre Raffarin, Premier Ministre, l'appelle à son cabinet en 2002. Aatignon puis au Ministère de l'Industrie, il est notamment chargé de préparer la transposition des directives européennes sur la poste et les télécommunications dans le cadre législatif français.

En dix ans passés à Bruxelles et dans l'administration française, il dit n'avoir jamais rencontré de personnes noires ou afro-antillaises, au contraire des Pays-Bas où les équipes sont diversifiées "naturellement", c'est-à-dire sans le moindre souci de discrimination positive. Emmanuel Gabla vient d'être nommé membre du CSA où il préside la Commission de réflexion prospective sur l'audio-visuel ainsi que les groupes de travail "concurrence et questions économiques et européennes" et "nouveaux services audio-visuels".

1er février 2009 : Houria Aïchi pour Ghaza la meurtrie

Dans les Aurès, il est de tradition que les femmes chantent a capella la poésie populaire lors des cérémonies familiales. Elles se transmettent ces berceuses ou ces chants d'amour ou de travail, de grands-mères à petites filles. Houria Aïchi, qui vit en France depuis plus de trente ans, n'a pas oublié cet art ancestral. Elle est même devenue une chanteuse internationalement reconnue depuis les années 80 où elle a effectué sa première tournée dans le monde. Houria Aïchi a chanté pour la paix aux côtés de Miriam Makeba à l'initiative de Yehudi Menuhin. Elle offre aujourd'hui sa voix magnifique aux populations meurtries de Ghaza dans un concert de solidarité à l'Institut du Monde Arabe.


< Précédent   Suivant >
Designed by Dolmenhir - Dessiné par Dolmenhir - Powered by Mambo - Motorisé par Mambo - Get Firefox