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29 septembre 2008 : Yamina Benguigui raconte le 9/3 Tout a commencé par un cri en arabe « Tahya le 9-3 ! » (Que vive le 9-3), entendu dans un cinéma au moment des émeutes de 2005 alors que cette fille d'immigrés algériens présentait un de ses films. Un cri qui intime à la documentariste l'ordre d'aller là-bas pour exhumer « la mémoire oubliée d'un territoire sacrifié » et rendre à cette banlieue sa place dans l'histoire française. Sans tomber dans les sempiternels clichés des halls d'immeubles, de la racaille et des pitbulls, cette cinéaste engagée (depuis mars, elle est adjointe au maire PS de Paris chargée des discriminations) s'insurge. Selon elle « la ghettoïsation a été orchestrée depuis le début et ce département a été condamné ». Lire Le Parisien. 22 septembre 2008 : c'est raconté par Jean-Louis Bianco, Président de la région PACA Aujourd'hui, à la Préfecture des Alpes de Haute Provence, nous avons accueilli 120 nouveaux naturalisés originaires de 23 pays différents. C'est une cérémonie voulue, à juste titre, par le Président Chirac. J'ai été bouleversé en voyant ces visages, de toutes les couleurs, partager une même fierté. Ils viennent après une longue cohorte d'hommes et de femmes qui ont adopté la France et que la France a adoptés. Comme l'a très bien dit la Préfète :"Il ne s'agit pas de renoncer à ce que vous êtes, mais d'élargir ce que vous êtes". Auparavant, cela se passait ainsi : "Au début des années 90, mon mari et moi, avons reçu la convocation à la Préfecture de Digne pour obtenir notre naturalisation. Nous étions honorés et impressionnés et nous nous sommes rendus au RDV endimanchés, fébriles... Quelle a été notre déception et notre amertume d'avoir été reçus dans un bureau miteux par une dame qui s'est contentée de déchirer notre carte de séjour et de nous "balancer" un tas de papiers. C'était comme si des mariés rataient leur nuit de noces!" 19 septembre 2008 : Sciences Po Lille en précurseur Nouveau Master 2 Politiques de l'égalité et de la diversité à l'IEP de Lille, vu par La Voix du Nord 17 septembre 2008 : Marseille capitale européenne de la culture en 2013 Immigration, religions, mémoires, rapports masculin / féminin (dix films seront commandés sur la place de la femme dans la Méditerranée), développement durable, régénération urbaine seront les thèmes majeurs de Marseille 2013. Le projet qui vient d'être choisi devrait enfin permettre la création du MUCEM (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée). Dés aujourd'hui, toute la ville se met en marche comme nous l'explique l'article de Libération (18/09/08). 12 septembre 2008 : les entreprises qui le souhaitent sont invitées à solliciter un "label diversité" Comment faire pour obtenir ce label ? Les explications de 20 minutes. Les questions que pose le principe d'un tel label : le débat est ouvert dans Libération. 9 septembre 2008 : quand des préjugés tombent A Wimille, des préjugés sont tombés, depuis que sept enfants roms sont accueillis à l'école primaire de la petite ville du Pas-de-Calais. La directrice : "Ils sont doux, pleins de joie et très bien acceptés par les autres enfants". La maîtresse : "Certains savent déjà lire dans leur langue et ont un certain niveau en maths". La représentante des parents d'élèves : "Les Roms peuvent être aussi une chance, une ouverture aux autres". (La Voix du Nord, édition de Boulogne) 3 septembre 2008 : il est permis de s'étonner ! Pour une information juste sur les quartiers, un grand quotidien régional vend des espaces publicitaires ! Pour l'information biaisée, on peut toujours continuer à lire l'espace rédactionnel habituel réalisé par les professionnels !! Cet été, la préfecture de la région Midi-Pyrénées a été à l'initiative d'un projet « Les rencontres dans la ville » visant à changer l'image des quartiers dans les médias. Entre avril et juin 2008, par le biais d'achat d'espace dans le quotidien local La Dépêche du Midi, des reportages et un encart de huit pages ont donc été publiés.Le projet est né à la suite des « rencontres territoriales de la ville » de novembre 2007 qui avaient mis en évidence le sentiment que l'image des quartiers diffusée par les médias ne reflétait pas la réalité vécue par les habitants. Pendant trois mois une tribune a été ouverte à des jeunes volontaires issus des quartiers. Ils ont réalisé, avec le soutien d'élèves de l'école de journalisme et de l'Institut d'études politiques de Toulouse, des reportages sur la vision qu'ils ont de leur quartier, sur le travail des associations, ainsi que des portraits d'habitants. L'opération aurait reçu un très bon accueil des lecteurs qui souhaitent que l'opération soit renouvelée. Toujours dans l'espace publicitaire ? 31 août 2008 : Greg Germain veut faire évoluer les mentalités (interview France Info) Acteur, metteur en scène, directeur de théâtre, Greg Germain milite depuis des années pour que les acteurs originaires des anciennes colonies françaises trouvent leur place dans le paysage audiovisuel et théâtral français. Etant lui-même originaire de Guadeloupe, le peu de rôles qu'on lui propose sont extrêmement stéréotypés. Le virus de l'acteur il l'attrape très tôt. Dès l'âge de 5 ans, Greg Germain accompagne sa mère au théâtre. Son grand père est propriétaire d'une salle de cinéma, il ne manque pas une occasion de venir voir un film. A 8 ans, il monte ses premières pièces avec ses copains de classe en Guadeloupe. Puis il monte à Paris où il fait une première apparition dans une série de Jean Christophe Averty. Mais c'est en 1979 qu'il décroche le rôle qui va le rendre célèbre à la télévision française : pendant 36 épisodes, il sera Alpha le Médecin de nuit scénarisé par Bernard Kouchner.Après avoir fait de belles apparitions dans des films de Michel Deville ou de Jacques Deray, sa carrière au cinéma ne décollera pas. Il restera dans l'ombre, la doublure des grands acteurs américains noirs. La voix de Will Smith ou de Denzel Washington en français c'est lui... Aujourd'hui Greg Germain ne cherche plus à faire carrière, désormais il se bat pour faire évoluer les mentalités. Et il y a notamment contribué en créant le TOMA, Théâtre d'Outre-Mer en Avignon. A plus de 60 ans, Greg Germain continue d'écrire et de mettre en scène au théâtre. Avec quelques 600 000 spectateurs en 11 ans, on peut dire que son TOMA Théâtre d'Outre-Mer en Avignon est un véritable succès. 17 août 2008 : Journées de la Coopération et du Développement Les Journées de Coopération internationale et de Développement sont l'occasion annuellement de réunir les acteurs de la présence française à l'étranger, qu'il s'agisse des diplomates, des opérateurs de l'aide publique (en particulier l'Agence Française de Développement et ses 60 représentations dans le monde), de l'action linguistique (en particulier le CIEP), culturelle (les Alliances françaises, les centres culturels français) ou solidaire. Les Journées 2008 se tiendront les 25 et 26 août à la Maison de la Mutualité à Paris. Dans une tribune dans Libération, Bernard Faivre d'Arcier, ancien directeur du Festival d'Avignon et président des Biennales de Lyon, craint le désengagement financier de la France alors même que nos partenaires européens et des pays émergents renforcent au contraire leur dispositif. "Le réseau des établissements culturels (français) à l'étranger - les lycées, les instituts, les centres culturels, les alliances françaises - ne doit pas être isolé de la coopération universitaire, scientifique, technique, sous peine de se replier sur lui-même", écrit-il notamment. 7 août 2008 : Murmures La Ville de Rueil-Malmaison et France Habitations, le bailleur du quartier de La Fouilleuse, "la seule cité qui pose problème", défendent leur projet de résidentialisation de la cité. Le mur végétal sera très classe, le grillage sera très beau. Pour l'heure, ce que les habitants de la cité découvrent, c'est un mur de béton de trois mètres de haut qui enferme les immeubles HLM et les isole du reste de la ville et des commerces. Mur de la honte ou mur du renouveau ? Rue 89 (Zineb Dryef) s'interroge. Des urbanistes alertent sur une dérive sécuritaire et les habitants ne sont pas dupes. 31 juillet 2008 : Indésirables, en France comme en Europe Ballotés d'un bidonville à l'autre, les Roms font l'objet d'évacuations régulières, ce qui permet de ficher progressivement l'ensemble de la communauté. A Lille, 70 personnes ont été expulsées de leur terrain mardi 29 juillet; 55 autres ont été renvoyées de Saint-Etienne pour la Roumanie le 17 juillet et d'ici à la fin août, quelques 633 Roms seront évacués du plus grand camp de France situé à Saint-Ouen sur un terrain où doivent être construits des logements sociaux. Article du Monde du 31 juillet 2008. 18 juillet 2008 : Des sectes musulmanes profitent de l'ignorance généralisée de l'Occident sur l'islam pour se développer et la République française laisse les intégristes définir l'islam. Lire l'article de Dounia Bouzar en lien (Libération). 13 juillet 2008 : Psychologie du métissage, par Jean Bourdariat sur Agoravox "Nous voyons les populations du monde par le prisme de notre propre origine ethnique, géographique, culturelle et sociale. Nous sommes mal à l'aise car les mots et les concepts utilisés pour parler de diversité et de métissage ne sont pas neutres, mais chargés d'une histoire de significations sous-jacentes, parfois inconscientes. Ces significations, exprimées ou masquées, diffèrent selon les pays et les époques. Qui explore ces significations, sinon les anthropologues et les sociologues, spécialistes de ces questions difficiles et omniprésentes ? Il est important, et même crucial, que le débat ne se cantonne pas aux spécialistes. Les citoyens de ce pays doivent comprendre qu'il est important de comprendre pourquoi la diversité ethnique suscite des réactions si épidermiques, basées sur des stéréotypes et sur la méconnaissance totale de qui est l'autre." 2 juillet 2008 : Ingrid Betancourt, franco-colombienne, libre ! Née à Bogota le 25 décembre 1961, elle a passé une partie de son enfance à Paris où son père était ambassadeur de Colombie à l'UNESCO. Après des études au Lycée français de Bogota, elle a poursuivi ses études à Sciences Po Paris où elle a rencontré Fabrice Delloye, le père de ses deux enfants, Mélanie et Lorenzo. Elue députée de Colombie en 1994, en faisant campagne contre la corruption et les narco-traficants, puis sénatrice en 1998, elle était candidate à l'élection présidentielle en février 2002 au moment de son enlèvement par les Forces Armées Révolutionnaires Colombiennes (FARC). Elle tentait alors de rejoindre la ville de San Vicente del Caguàn, au coeur d'un territoire conquis par les FARC, en soutien au maire de cette ville, membre de son parti Oxygeno Verde. Le 2 juillet 2008, elle a été libérée à la suite d'une opération réussie menée par les forces armées colombiennes. 20 juin 2008 : La "directive retour" visant à "harmoniser les règles d'expulsion des sans-papiers" a été adoptée le 18 juin par le Parlement européen. - 400 personnes en "cercle de silence" devant le Parlement à Strasbourg, et tous les 30 du mois sur la Place Kléber comme dans la plupart des grandes villes françaises. - les réactions - un tollé en Amérique latine - la révolte des sans-papiers de Vincennes Dans la presse également, le plan banlieue - un coaching pour les jeunes - les réactions 14 juin 2008 : "L'identité est une histoire personnelle", entretien des Dernières Nouvelles d'Alsace (Elodie Bécu) avec Maryse Condé. Extraits... Comment est né votre dernier livre « Les belles ténébreuses » ? - A l'université de Columbia, à New York, j'avais un étudiant libanais qui s'appelait Kassem Ramzi. Il me racontait les tourments qu'il rencontrait au quotidien en tant qu'arabe sur le territoire américain : on le fouillait pour prendre l'avion, le retenant des heures dans les bureaux de la sécurité, car on le suspectait d'être terroriste ; il a également eu beaucoup de mal à trouver un travail d'avocat. Le personnage de Kassem est né de cette rencontre, mais le livre est aussi parti d'une réflexion que nous avons eue avec des amis écrivains... Nous nous demandions de quoi parler aujourd'hui, que dire à un lecteur de 2008 pour qu'il ait envie de continuer à lire. La réalité produit tellement d'événements bouleversants : attentats, cyclones, coups d'État. Qu'est-ce que l'écrivain peut trouver à dire qui va retenir l'attention d'un lecteur ? «Des livres qui épousent le dynamisme de l'actualité» La conclusion a été qu'il faut écrire des livres non pas pareils à la réalité - nous ne sommes pas des journalistes - mais qui épousent le dynamisme de l'actualité. Les livres ont besoin de plus de punch qu'auparavant. Avant, les sujets étaient plus psychologiques : identité, retour aux origines, comment vivre à l'aise dans un monde qui ne nous fait pas beaucoup de place. Actuellement, le monde est en folie. Il faut trouver quelque chose qui correspond à la folie qui nous entoure. - La question des origines hante tout de même un peu Kassem... - Le malheureux Kassem a une notion de l'identité un peu périmée. Avant, on croyait que l'identité était comme une sorte de vêtement que chaque individu appartenant à une société devait enfiler de gré ou de force. On voulait faire coïncider l'identité avec le lieu d'origine, de naissance. A présent, il n'y a plus de modèle unique. L'identité est une histoire personnelle. Tout le monde vit avec tout le monde dans un monde composite, pluriel, et doit essayer de vivre avec l'autre, et un peu comme l'autre. - Cette réflexion sur l'identité est nourrie par votre parcours personnel. Vous êtes née en Guadeloupe, avez vécu à Paris puis en Afrique avant de vous installer à New York. Pourquoi avez-vous fait le choix de vivre ailleurs que dans votre pays d'origine ? - Je n'ai pas choisi de vivre aux États-Unis, ce sont les Américains qui m'ont invitée à venir enseigner à Berkeley en 1985. Au départ, ce n'était pas un choix personnel. Mais c'est une décision qui a élargi mon horizon. Cependant je ne suis pas tout à fait moderne. Je continue à penser que je suis née en Guadeloupe, de parents guadeloupéens, et que c'est là ma terre. - Dans votre quête d'identité, après un passage à Paris où vous avez été confrontée au racisme, vous avez éprouvé le besoin, à la fin des années 1960, de partir en Afrique... - C'est une réaction que je n'aurais plus aujourd'hui. Quand j'avais 16 ans, il est évident que ce qui m'intéressait c'était le regard de l'autre, comment j'étais perçue, acceptée. Aujourd'hui, ce qui m'intéresse est plus intérieur et personnel. Le racisme ne m'intéresse plus du tout. Je pense que si les gens ne sont pas satisfaits de ma couleur, de ce que je suis, c'est leur affaire. Ce qui m'intéresse moi, Maryse, c'est de me sentir relativement à l'aise dans le monde. Savoir pourquoi je suis là, pourquoi j'écris des livres, qui me lira, si j'ai quelque chose à dire au gens... (la suite dans l'édition du 14 juin 2008 des DNA, archive payante) 10 juin 2008 : à propos de "l'affaire du mariage annulé" (jugement du Tribunal de Lille), les déclarations de Najat Vallaud Belkacem et d'Olivia Cattan (dans 20 Minutes). Extraits : Najat Belkacem : "Cette affaire est délicate, car elle voit se confronter l'intérêt privé des personnes et l'intérêt général de la société. (Il faut se garder de tomber) dans le piège de la caricature en assimilant le cas du mari à tous les jeunes des quartiers issus de l'immigration. Comme si tous "les grands frères" de la communauté musulmane étaient susceptibles d'exiger la virginité de la part de leur fiancée. Ce jeune homme aurait très bien pu être de confession catholique ou juive, voire même athée. L'exigence de virginité existe partout... Le fait d'exiger la virginité est une forme de violence faite aux femmes. Preuve en est, on ne l'exige pas et on ne peut pas l'exiger d'un homme... La juge, à mon avis, aurait dû inviter le couple à opter pour le divorce par consentement mutuel afin de sauvegarder l'intérêt de la société et l'intérêt des particuliers". Olivia Cattan : "La virginité est prônée dans les trois religions monothéistes. Certes elle n'est pas exigée dans le Coran, mais il y a tout de même une préférence. Mais ce n'est pas la seule façon de bafouer les droits des femmes. Dans la religion juive par exemple, seul le mari peut consentir à divorcer sur le plan religieux. Ainsi en France, une femme divorcée au civil peut rester liée à un homme si celui-ci refuse de lui donner le Guet, le libellé du divorce. Il tente parfois de le monnayer, pour un montant de 5000 euros environ. Le seul recours de la femme est de saisir le tribunal rabbinique. Mais ce dernier abandonne les poursuites au bout de cinq convocations, si le mari n'est pas venu. Même si le Consistoire refuse de nous donner les chiffres... L'Etat français a un devoir d'interférence dans les religions. Cela fait deux ans que nous (l'association Paroles de femmes) avons soumis une proposition de loi au Ministère de la Justice pour en finir avec le mariage forcé, les excisions, les répudiations,... Il faut taper du poing sur la table sinon les affaires comme celle du mariage annulé vont se multiplier. Après les écoles, les hôpitaux ne savent plus comment gérer les revendications religieuses des uns et des autres. On ne peut plus laisser faire... Même dans la religion catholique, où l'intégrisme semble minoritaire en France, on assiste à une surenchère identitaire, peut-être liée à la concurrence des autres religions... Il faut s'asseoir à une table avec les représentants religieux et exiger d'eux le respect de la loi réublicaine et de la laïcité". 1er juin 2008 : Les routes clandestines (édition Hachette Littérature) Ils veulent gagner l'Europe a tout prix. Au risque de perdre la vie en cours de route. Ou d'échouer loin de chez eux, bloqués à une frontière, sans espoir de la franchir, et sans envie ou sans moyens de retour. Cruel destin que celui des Africains candidats à l'émigration clandestine. Serge Daniel, journaliste depuis quinze ans en Afrique pour Radio France Internationale (RFI) et l'Agence France Presse (AFP), les a accompagnés en se faisant passer pour l'un d'entre eux, grâce à ses origines béninoises. Un moyen éprouvé et éprouvant pour observer la réalité au plus près: on se souvient du succès de Günter Wallraff qui avait dénoncé les conditions d'existence des migrants en Allemagne en se présentant comme un ouvrier arrivé de fraîche date de son Anatolie natale (Tête de Turc, 1986). De la même manière, Serge Daniel a partagé le sort de ces hommes et de ces femmes en quête d'un avenir meilleur durant un voyage qui l'a conduit de Lagos, capitale du Nigeria, à Ceuta, enclave espagnole en territoire marocain, en passant par Lomé, Tombouctou, Tinzaouten à la frontière entre le Mali et l'Algérie et Nouadhibou sur la côte mauritanienne.... (à suivre avec ce lien Alternatives Internationales) 18 mai 2008 : les Tamouls emménagent au Nord de Paris Article publié dans le Paris Obs du 15 mai 2008 (extraits : l'article complet en lien) La star du jour, c'est lui. Vijay, comédien chanteur, surnommé "le jeune". Un visage poupon, petit bouc et brushing soigné des vedettes de télé brésiliennes. Des familles et des groupes d'amis sont venus de toute l'Ile-de-France pour lui. Il est à l'affiche de "Kuruvi", film en langue tamoule non sous-titrée, programmé dans pas moins de 3 salles de ce cinéma de Pantin, métro Aubervilliers-Quatre-Chemins. Pour l'occasion, les parents ont emmené les tout-petits. Un groupe d'ados, assis sur les rambardes à l'entrée, lunettes de soleil relevées sur la tête, fait le pitch : "Les films 'Kollywood' [cousins des films indiens Bollywood, tournés dans les studios de Kodambakkam dans le Tamil Nadu, région tamoule du sud de l'Inde, ndlr], c'est comme les grandes productions américaines. Un mélange de 'Matrix', de comédie sentimentale et de danse. Sauf que la séance est plus chère, 10 Euros, et le volume sonore, poussé à bloc. Pour la communauté, c'est le moyen de se replonger un peu dans sa culture." Depuis quelques années, ce grand cinéma qui donne sur la RN2 n'arrivait plus à faire le plein avec les films hollywoodiens et les productions françaises. Devant l'engouement pour les films tamouls quand ils étaient projetés occasionnellement via une association, le directeur a préféré organiser les choses plus classiquement. Un film chaque semaine, la moitié des recettes au distributeur, l'autre au cinéma. Le public est au rendez-vous. Une partie des spectateurs viennent en voisins, de La Courneuve, où la communauté tamoule arrive juste derrière celle des Comoriens. Pas tout à fait un hasard : la ville héberge depuis une petite décennie le siège mondial de la TTN, télévision tamoule internationale qui émet partout dans le monde. "Pour la diaspora, La Courneuve, c'est plus connu que Paris"... (la suite dans ce lien) 11 mai 2008 : Fouad Alaoui, Dalil Boubakeur, Kamel Kabtane, Mohamed Moussaoui Les troisièmes élections au Conseil français du culte musulman (CFCM) sont (normalement) prévues le 8 juin prochain. Dalil Boubakeur, recteur de la Mosquée de Paris, a annoncé sa décision de les boycotter. Il en sera de même pour la Mosquée de Lyon dirigée par Kamel Kabtane. Au Bourget, où se tient depuis jeudi 8 mai la réunion annuelle de l'Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), pour son 25ème anniversaire, son secrétaire général Fouad Alaoui sonne la charge, préparant le terrain pour conquérir la Présidence du CFCM. Mais son principal adversaire sera sans aucun doute l'Avignonnais Mohamed Moussaoui , dont le Rassemblement reste majoritaire dans l'Islam de France. 1er mai 2008 : Gaston-Paul Effa (Gaston-Paul Effa secoue le cocotier, par Gérard Charut, Est Magazine n°467, supplément de l'Est Républicain) "Elle a bonne presse, on en parle l'oeil humecté pour regretter sa disparition. Pourtant, quand elle est excessive, "totalitaire", et qu'elle décide de tout, de vos attitudes comme de vos décisions, la tradition peut être un poids insupportable, comme celui du rocher que Sisyphe doit remonter toujours en haut de sa montagne. Osele, le héros du dernier roman de l'écrivain lorrain d'origine camerounaise Gaston-Paul Effa, a eu le malheur de naître aîné d'une fratrie de 33 enfants. Comme tel, il a reçu l'intitation d'un chef, pour être confié ensuite à des pères missionnaires, puis envoyé en France où il a fait des études brillantes, afin de devenir ingénieur. Mais là, comme un Afrciain sur deux en métropole, il doit envoyer les trois quarts de son salaire à son village: pour les mariages, pour les enterrements, et même pour que son père puisse faire venir le barbier du village voisin afin de se faire raser, car il s'est fâché avec le sien. A ce jeu de dupes, Osele finira par perdre son couple et ses enfants, échouera dans un foyer Sonacotra et tombera malade, avant de se révolter et, pour regagner sa dignité et son amour perdu, de refuser désormais d'être la vache à lait de sa famille lointaine. On sent qu'à travers son héros, l'auteur raconte, dans une langue sublime, à la fois suave et rythmée, sa propre et douloureuse histoire. Il brise un tabou, allant même jusqu'à dévoiler les épreuves initiatiques terribles auxquelles on l'a soumis: la marche sur les braises, l'abandon dans la forêt, l'ensevelissement dans la terre, qui symbolise la mort. Il défie la malédiction qui l'attend s'il révèle ce qu'il a subi: "Tu auras la gorge tranchée, la langue arrachée, tes os seront broyés, brûlés et donnés à manger au vent". Gaston-Paul Effa est conscient de sa faute: comme chantait Guy Béart, "le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté". S'il parle néanmoins, c'est pour tous ses frères immigrés, vampirisés par leur parentèle au nom d'une tradition dont il sait qu'elle n'est jamais inscrite en lui et qu'elle lui survivra. Ce qui ne l'empêche pas, en homme aspirant à la liberté (il est professeur de de philosophie) de la combattre avec un courage inouï. Le geste ultime de son héros sera de jeter par la fenêtre son gri-gri: un éclat de sabot s'âne, son animal fétiche. Manière de montrer que l'on peut secouer le joug le plus lourd et ruer dans les brancards de l'histoire." Nous, enfants de la tradition, par Gaston-Paul Effa, éditions Anne Carrière, 2008 27 avril 2008 : 27 avril 1848 Pour le 160ème anniversaire de l'abolition définitive de l'esclavage dans les colonies françaises (décret du 27 avril 1848), notre revue de presse sera exceptionnelle aujourd'hui, puisque nous vous proposons en lien le Journal Officiel d'époque, publiant ce texte historique de notre République Française. 21 avril 2008 : Farid Chopel "Un si beau voyage". Ce sera son dernier film. Ce fils d'immigré algérien, né à Paris en 1952, mort le 20 avril 2008, y incarne le rôle d'un ouvrier à la retraite en banlieue parisienne qui décide de rentrer au pays en Tunisie (réalisation: Khaled Ghorbal). Voir l'article du Parisien. 5 avril 2008 : Baba Traoré Après la mort le vendredi 4 avril 2008 de Baba Traoré, Malien, 29 ans, qui s'est jeté dans la Marne pour échapper à un contrôle policier (Joinville-le-Pont), plus de dix mille Parisiens ont manifesté dans la rue le lendemain pour dénoncer ce qu'ils appellent "la xénophobie d'Etat". En lien, une vidéo réalisée par le journal Le Parisien au coeur de la manif. 25 mars 2008 : Quyen Nguyen Nam (l'invité de la semaine de la rédaction locale de l'Est Républicain, Vandoeuvre) Quyen Nguyen Nam, professionnel du monde médical (il est dentiste à Villers-les-Nancy, ndlr e-g), est littéralement incollable dans des domaines aussi nombreux que variés. Il faut dire que, depuis son arrivée en France au début des années 60, Quyen n'a toujours pas épanché sa soif de connaissances. " Avec ma famille, on a quitté le Nord-Vietnam car le régime politique ne convenait pas à mon père", rappelle le natif de Nam-Dinh. "Curieux de tout, j'ai toujours voulu aller au bout des choses". Parmi ces multiples facettes, Quyen Nguyen Nam est déjà un fan de sport automobile. Et si on lui demande qui a remporté les 24 heures du Mans en 1971, il répond tout de go: "En 71, c'était Henri Pescarolo sur Matra. Cette écurie s'est aussi imposée en 73 et en 74". Quyen avoue tout de même avoir un petit faible pour Porsche. "Chez moi, j'ai une collection de plus d'un millier de Porsche miniatures et notamment des 917", confesse-t-il. "Je ne rate aussi jamais un Grand Prix de Formule 1". Quelle que soit l'heure de la retransmission, Quyen Nguyen Nam va s'installer devant sa télévision pour regarder une compétition sportive. Aujourd'hui, il est une véritable bible vivante sur tous les sports. "Le seul problème dans le sport, c'est que je suis très chauvin", confesse-t-il. En tout cas, le Vandopérien n'est pas homme à rechercher le devant de la scène. Et pourtant, il a plus d'une corde à son arc. "J'ai pratiqué le tennis, le football, le judo", poursuit-il. "Aujourd'hui, je cours encore, je fais du vélo et je parcours 30 km par jour en roller. Le sport est pour moi un véritable exutoire. En tout cas, j'aimerais bien que pour tous les Lorrains, on construise une voie dédiée au roller, au vélo et à la marche entre Nancy et Metz". Ces multiples connaissances, il les partage aussi avec les autres. "Parfois, les clubs sportifs me demandent de venir les épauler, ce que je fais bien volontiers". Il n'a pas non plus oublié le Vietnam où il envoie régulièrement des médicaments et du matériel. En tout cas, sa passion débordante pour le sport lui a déjà causé quelques soucis. "Je me suis déjà fait sept entorses de la cheville et trois entorses du genou", sourit-il. "Je ne compte plus les autres traumatismes. Aujourd'hui, je lève un peu le pied. Mais je veux continuer à mordre la vie à pleines dents. Cette hyperactivité est indispensable pour mon équilibre". On pourrait penser que lorsqu'il n'est pas sur un terrain de sport ou chaussé de ses rollers, Quyen Nguyen Nam se repose un peu. Et bien non ! Car depuis deux ans, il s'est découvert une nouvelle passion : la guitare. "Je n'ai jamais pris le moindre cours de solfège, je fais tout à l'oreille", explique-t-il alors qu'il entame un morceau des Gun's and Roses. Et cet homme décidément aux milles talents peut vous interpréter sans la moindre fausse note un des standards des Rolling Stones tout en... chantant diablement juste. Pour compléter ce portrait, sachez que ce cerveau surdiplômé connaît les noms de tous les champignons et des plantes. Et en latin SVP ! "Je vous rassure, j'ai encore quelques passions non assouvies", reconnaît Quyen Nguyen Nam. "Ainsi, j'aimerais bien faire du parchutisme et sauter en élastique d'un hélicoptère". Décidément, quelle santé ! 22 mars 2008 : Couleur, vers une "nation post-raciale" Tout le mérite de Barack Obama, candidat à la candidature démocrate aux élections présidentielles américaines, est d'avoir su se distancier jusqu'à aujourd'hui de la question raciale, dans un pays toujours hanté par les vestiges de la ségrégation. Lire "Couleur", l'éditorial de Fabrice Rousselot dans Libération. 17 mars 2008 : Changer de regard Le Festival International du Film de Femmes (AFIF) a ouvert ses portes à Créteil (Maison des Arts) pour sa 30ème édition. Lundi 17 mars à 19 h, Yamina Benguigui présente Changer de regard, un court-métrage qui met en lumière les discriminations dans le monde du travail. Abdelhak Kedadouche témoigne de sa propre expérience à Pantin. A voir sur le net, le site du Conseil régional d'Ile-de-France. 12 mars 2008 : Sarkozy à Toulon "Les familles viennent d'où ? - Du quartier. - Mais... à l'origine", insiste Sarkozy. Le Chef de l'Etat était le 11 mars à Toulon pour parler d'immigration. Récit par Antoine Guiral, de Libération. 3 mars 2008 : le sondage IFOP A quelques jours des élections municipales, Jeune Afrique a demandé aux Français d'origine africaine ce qu'ils pensaient des trois ministres issues de la diversité. Action, impact, représentativité : comment sont perçues Fadela Amara, Rachida Dati et Rama Yade ? Jeune Afrique dévoile, dans son édition du 3 mars 2008, les résultats de cette enquête exclusive réalisée par l'institut de sondage français Ifop. 29 février 2008: Le corps de Katoucha Niane retrouvé dans la Seine "Elle est une jeune femme d'une grande beauté. Fille de l'écrivain et historien Djibril Tamsir Niane, elle est née en 1960 à Conakry. Une géante noire longiligne d'un mètre quatre-vingt. Manifestement énergique, joyeuse et directe, malgré une certaine fébrilité. Son nom, Katoucha Niane, connue partout pour son franc-parler et ses convictions profondes, qui ont fini de faire d'elle une silhouette remarquable sur la scène internationale. D'ailleurs, elle dit volontiers d'elle-même, à qui veut le savoir, qu'elle n'a jamais tenu en place. «Ce qui m'est arrivé quand j'étais petite fille, a provoqué chez moi une fêlure dans la tête, c'est de là que ça vient», avait-elle confié à Paris, lors d'une de ses interviews. Puis elle ajoute : «Mais en même temps, peut-être que ça m'a donné la rage pour m'en sortir.» C'est en effet dans les années 80 et 90, que Katoucha s'est révélée dans le domaine de la mode sur le plan international. Elle a été l'un des top modèles les plus célèbres au monde..." Katoucha avait disparu le 1er février. Son corps a été retrouvé dans la Seine. A lire l'article du journal sénégalais Le Quotidien, du 29 février 2008. 22 février 2008 : mobilisation générale contre le racisme dans les stades Bien décidé à ne pas rester passif face à "l'affaire Abdeslam Ouaddou" (le capitaine valenciennois agressé verbalement lors du match de Ligue 1 joué à Metz samedi dernier), Bernard Laporte a tenu à mobiliser l'ensemble du mouvement sportif et a annoncé une multitude de manifestations pour le refus des comportements racistes dans les enceintes sportives. Marcel Desailly a été désigné ambassadeur de cette mobilisation. A lire l'entretien avec Bernard Laporte sur sports.fr 16 février 2008 : les entreprises et la banlieue Trente entreprises ont signé, vendredi 15 février, un "engagement national pour l'emploi des jeunes des quartiers" au Ministère de l'Economie : l'article de Challenge A lire également : ces entreprises qui réussissent en banlieue, un dossier du journal du net et sur le site du gouvernement, la présentation de l'engagement des entreprises sur le "plan banlieue". 13 février 2008 : une salve d'or pour toute la vie d'Henri Henri Salvador nous a quitté. Hommage unanime dans toute la presse papiers et électronique. Son parcours, sa vie racontée par Le Figaro (site) Né à Cayenne en Guyane, le 18 juillet 1917, Henri Salvador arrive enfant en métropole. Il était le fils d'un percepteur d'ascendance espagnole et d'une mère guadeloupéenne d'origine indienne, installés à Paris en 1924. A l'âge de 11 ans, il découvre Armstrong et Duke Ellington, un choc musical qui lui donne envie de devenir musicien. Dès 16 ans, il se produit comme guitariste dans les cabarets parisiens, où il accompagne notamment Django Reinhardt. Repéré par Ray Ventura, il rejoint son orchestre, qui part pour une tournée en Amérique du Sud en 1941. Salvador devient une vedette au Brésil, où il passe quatre ans. De retour à Paris, il commence une carrière en solo. Il monte son propre orchestre et sort son premier disque, «Maladie d'amour» (1947). Le chanteur offre à la télévision ses talents de « showman », avec «Salves d'Or» (1968) et «Dimanche Salvador» (1973). En 1994, il retrouve le jazz, sa passion, avec l'album «Monsieur Henri». L'an 2000 marque son retour au premier plan grâce à «Chambre avec vue». Couvert de louanges, ce disque lui vaut deux Victoires de la musique. Pourtant, il n'a jamais digéré qu'il soit qualifié «d'album de la résurrection». Henri Salvador disait ne pas appréhender la mort: «Je crois à l'éternité, à l'infini. Dans notre galaxie, il y a des milliards d'étoiles, et combien y a-t-il de milliards de galaxie? Vous vous rendez compte du nombre de vies qu'on a à vivre!». En 1994, il avait publié son autobiographie «Toute ma vie», qu'il résumait d'une phrase : «Rigoler, c'est aussi un métier». 9 février 2008 : le Plan B (comme Banlieue) existe-t-il ? Quelques réactions (politiques et associatives) sur le plan Banlieue: un plan qui fait pschitt ? (Le JDD ) Aurélie Filipetti, députée de Moselle (PS) : Maintes fois reporté, sujet à cacophonie entre les ministres concernées, le Plan Banlieue est un non-évènement convenu et sans portée. Si l'on peut retenir quelques bonnes propositions disparates comme l'aide pluriannuelle aux associations, le busing, la création d'internats scolaires, les contrats d'autonomie, le discours n'a été qu'une suite d'incantations exaltées... Les habitants ne peuvent plus attendre ! Voir d'autres réactions, dans le JDD Le Plan banlieue vu du côté d'Arras et de Roubaix : des idées, pas de moyens (La Voix du Nord ) (l'article de La Voix du Nord du 9/2/2008) Comme annoncé, c'est devant un millier d'invités, et entouré de plusieurs de ses ministres, que Nicolas Sarkozy a détaillé lui-même le plan Espoir Banlieue proposé par Fadela Amara. La secrétaire d'État a « tout (son) soutien », dit-il. Si Nicolas Sarkozy ne lui avait pas renouvelé sa confiance avec autant de clarté (« Fadela a tout mon soutien, pour ce qu'elle est et pour ce qu'elle va faire »), si on n'avait pas vu Jean-Louis Borloo lui serrer les épaules avec autant de bienveillance fraternelle, si elle avait besoin de mots gentils, de preuves de confiance, Fadela Amara aurait pu venir à Arras. Là, Claude Féret, directeur du centre social d'Arras-Ouest, le dit tout net : « Je suis épaté par le caractère et la ténacité de cette femme ! Elle a fait une très bonne analyse des besoins, et je pense qu'il sera difficile de lui faire lâcher son idée. » En tout cas, pour lui, Nicolas Sarkozy a bien fait de suivre la ligne tracée par sa secrétaire d'État : « Enfin un plan qui s'intéresse plus aux personnes qu'au logement ! » Et notamment aux jeunes. À Arras-Ouest, le soutien scolaire dispensé chaque soir à cent cinquante élèves, de huit à douze ans, donne des résultats remarquables. « Mais, c'est une véritable galère pour en trouver le financement. Je suis donc ravi de l'idée de contractualiser avec les associations. » À Roubaix, René Vandierendonck approuve également : « Là, j'applaudis ! Tout ce qui est fait pour aider les jeunes qui décrochent va dans le bon sens. La relance de l'école de la deuxième chance, par exemple. Ça, ça marche. Je le sais : j'en ai une... » Le maire de Roubaix parle également du contrat d'autonomie, et même avec une pointe de nostalgie : « On a connu les emplois jeunes, et on en a tiré beaucoup de bénéfices. J'en ai eu jusqu'à mille, dans ma commune ; alors quand la vague se retire, il reste des cadavreIl se voit déjà accueillir quelques-uns des quarante-cinq mille bénéficiaires annoncés : « Nous avons créé une maison de l'initiative et de l'emploi. Nous sommes prêts ! » Prêt, Roubaix l'est également du côté de ses commissariats. « Il y en a trois ici qui ne tournent que par intermittence, faute d'effectifs. Alors, vous pensez si on les attend, les quatre mille policiers supplémentaires. » Mais l'élu ne peut s'empêcher un trait d'ironie : « Quel dommage qu'il ait fallu l'approche des municipales pour que Mme Alliot-Marie redécouvre les vertus de la police de proximité... » En tout cas, comme la majorité des acteurs de terrain, les deux hommes attendaient cela avec ardeur : « Surtout s'ils sont spécialement formés, de manière à être en phase avec la réalité », appuie Claude Féret. Mais l'un comme l'autre butent sur une question qui a travaillé bien du monde, hier, dès la fin du discours de Nicolas Sarkozy : « Comment vont-ils faire ? Il reste maintenant à parler de la mise en place des mécanismes... » Claude Féret veut rester confiant ; il attend. René Vandierendonck, lui, est plus direct : « À part les 500 millions d'euros débloqués sur le Grenelle de l'environnement - et dont je me demande s'ils ne sont pas en trompe-l'oeil - on cherche les chiffres ! Fadela Amara avait demandé un milliard, elle ne l'a pas. » Et il en vient à la même question : « Comment va-t-on faire ?... » Et la secrétaire d'État n'a pas convaincu grand monde en affirmant hier que « tout cela n'est pas une question d'argent ». Certainement pas Stéphane Ouraoui, le président de l'association « Pas de quartier, tous citoyens », en tout cas : « À part des "on va", des "il faut" et des "y a qu'à", il n'y a pas grand-chose... » En tout cas, Claude Féret et René Vandierendonck sont d'accord sur la priorité : « Les jeunes ! Ce sont eux qu'il faut absolument aider. Les coacher, les guider, les prendre en charge individuellement ! », martèle le maire de Roubaix. Et pour ceux qui n'en auraient pas compris l'urgence : « On n'a plus le choix : il faut que cela marche ! Parce que, si ça ne marche pas, ça va bientôt péter... » 4 février 2008 : Carnets de campagne Carnets de campagne, l'émission de Philippe Bertrand sur France Inter de 12h30 à 12h45 est aujourd'hui en Moselle et reçoit Marc Thomas du Centre de médiation interculturelle. 31 janvier 2008 : "Espoir banlieue" Le Président de la République fera le 8 février un grand discours sur l'égalité des chances et la politique de la ville. Christine Boutin et Fadela Amara ont présenté les grands axes de cette politique. Journal La Croix 27 janvier 2008 : Là où vont nos pères de Shaun Tan.
Le jury de la 35 ème édition du festival d'Angouleme a couronné l'album de l'australien Shaun Tan "Là où vont nos pères" chez Dargaud. Shaun Tan a mis plus de quatre années pour accoucher de cette bande dessinée. Le récit est en partie autobiographique. Le père de Shaun Tan, Malaisien d'origine, a lui-même migré en Australie. Dés les pages intérieures de couvertures, le ton est donné. De poignants portraits, inspirés de photos de passeports et de migrants prises à Ellis Island entre 1892 et 1954, ouvrent l'album. "Là où vont nos pères", c'est l'aventure d'un homme qui quitte sa famille (femme et enfant) pour tenter de trouver une vie meilleure ailleurs. L'auteur montre la solitude mais aussi la solidarité active entre migrants. Le paquebot entre dans le port du nouveau monde. On reconnaît New York. Mais au lieu de la Statue de la Liberté, ce sont deux statues gigantesques qui se saluent en se serrant la main. La narration est résolument optimiste. On imagine un pays qui sera toujours à vos côtés, qui ne vous laissera pas tomber : l'enregistrement administratif, la recherche d'un toit, le travail, les rencontres, l'apprentissage de la langue, l'amitié, le partage... le regroupement familial, et finalement la réussite. "Là où vont nos pères" fait réfléchir sur la question des migrations internationales, sur l'accueil et l'intégration en donnant le point de vue des migrants. Le Jury d'Angoulême a bien perçu l'immense qualité de l'oeuvre. De nombreux articles de presse aujourd'hui, retenons celui-ci sur le net, sur Info Jeunes. jeudi 24 janvier 2008 : le Chevalier noir Abd-al-Malik sera fait Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres par la Ministre de la Culture le 27 janvier à Cannes durant le MIDEM (Marché International du Disque et de l'Edition musicale). "C'est un véritable honneur de recevoir cette distinction, parce que je viens du Neuhof, parce que je suis Noir, parce que je suis musulman et parce que j'aime profondément mon pays, la France", a-t-il déclaré à 20 minutes. mercredi 16 janvier 2008 : les enseignants issus des immigrations Les enseignants sont de plus en plus nombreux à être "issus des immigrations". Pour beaucoup d'entre eux, l'enseignement a été sans doute le choix d'un monde moins perméable aux discriminations, mais surtout l'affirmation d'une croyance au modèle républicain et à l'intégration par l'école, aux valeurs laïques. Ils rêvent d'une école où l'on valoriserait la diversité et où l'on enseignerait l'histoire de l'immigration. Article de Libération du 16 janvier 2008 (Véronique Soulé), à propos de l'étude "Les enseignants issus des immigrations", éditions Sudel) jeudi 10 janvier 2008 : l'immigration pour relancer la croissance La relance de la croissance par l'immigration ! C'est l'une des propositions phares du rapport que Jacques Attali s'apprête à déposer sur le bureau du chef de l'État le 23 janvier prochain. Depuis le 30 août dernier, à la demande de Nicolas Sarkozy, l'ancien sherpa de François Mitterrand, entouré d'une quarantaine de personnalités, phosphore sur les pistes à suivre pour retrouver la route de la prospérité... Sur l'immigration, de l'écrivain Theodore Zeldin au psychiatre Boris Cyrulnik en passant par les chefs d'entreprise et autres démographes, il semblerait, selon des sources proches de l'Élysée, que les participants se soient rapidement ralliés à l'idée que la France doit «faciliter la délivrance de visas aux étrangers». Cette conviction se fonde sur deux principes. Pour faire face à un marché du travail en tension, la France devra recourir à la main-d'œuvre étrangère, de plus en plus nombreuse dans les années à venir. Une note récente de Bercy prévoit qu'à l'horizon 2015 la France sera confrontée à des besoins de recrutement évalués à 750 000 par an. Mais surtout la commission va plus loin. Elle considère que l'immigration, facteur de développement de la population, est en tant que telle une source de création de richesse, donc de croissance. L'article complet dans Le Figaro du 10 janvier 2008. lundi 7 janvier 2008 : des chiffres et des lettres La préfecture de région de Lorraine, agissant sur instruction du ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale Brice Hortefeux, a indiqué qu'elle accordait une autorisation provisoire de séjour à une femme turque de 89 ans qui était menacée d'expulsion. Cette autorisation suspend une obligation de quitter le territoire d'ici au 7 février signée par le secrétaire général de la préfecture de région et transmise à Dilber Can, qui est impotente et vit depuis huit ans à Creutzwald (Moselle) chez son fils, qui a la nationalité française, a précisé une porte-parole de la préfecture. Mme Can, qui souffre d'ostéoporose et a de fréquentes crises d'asthme, devra "prendre un nouveau contact avec les services" en vue d'une éventuelle régularisation", a précisé un communiqué des services de l'Etat en Lorraine. Interrogé par l'AFP, le ministère a expliqué que cette décision de suspension avait été prise en raison de l'état de santé de Mme Can. Selon la préfecture, celle-ci était entrée en France en juin 2002 de manière irrégulière, sans visa des autorités consulaires françaises. "Pendant près de cinq ans, ni elle ni sa famille n'ont (...) déposé un dossier d'admission au séjour", souligne-t-on de même source. Ce n'est qu'en juillet 2007 que Mme Can a formulé, par l'intermédiaire de son avocat, une demande de titre de séjour, mais son dossier ne permettait pas d'établir l'absence d'attaches en Turquie, selon les autorités. Née à Aksaray, près d'Ankara, Mme Can vit depuis 1999 chez son fils Omer, établi depuis 25 ans en Moselle, et qui a la nationalité française, a indiqué Me Franck Colette, l'avocat de l'octogénaire, au Républicain Lorrain, qui a révélé l'affaire. Patron d'une boucherie à Woippy (Moselle), ce père de quatre enfants subvient aux besoins de sa mère, a précisé Me Colette au quotidien.(AFP ) Les judokas de l'Omnisports Frouard - Pompey - Nomény -Dieulouard, un regroupement de clubs ruraux de Meurthe-et-Moselle, se mobilisent pour Razmik Kotbachian, 13 ans, triple champion de Lorraine, scolarisé au Collège Jean-Lurçat de Frouard. Son père, Katmos, arménien, et sa mère, Marina, azérie, sont menacés d'expulsion, chacun vers son pays d'origine. Pour Razmik, collégien à Frouard, qui devait intégrer prochainement la filière de haut-niveau du Pôle Espoirs de Metz, comme pour sa soeur, Armine, lycéenne à Pompey, l'avenir est compromis. "Je ne comprends pas, dit le père, je suis venu en France pour protéger ma famille et là, elle doit être détruite". L'Est Républicain relaie la mobilisation des sportifs et la peur de la famille Kotbachian. http://www.estrepublicain.fr/une/societe/art_671196.php (nb: les articles de l'Est Républicain sont en archive payante) Vue de l'extérieur, la famille Mkrttchian semble vivre comme n'importe quelle autre famille. Ils habitent un appartement que la mairie les a aidé à trouver dans une barre HLM de Vaulx-en-Velin. Ils paient leur loyer. Salguis, le fils, est en troisième. Samuel fait vivre le foyer. Son secteur d'activité, le bâtiment, est en quête permanente de main-d'œuvre, et il trouve sans problème des employeurs pour qui faire travailler au noir des clandestins n'est pas franchement tabou... (LibéLyon) samedi 5 janvier 2008 en France, hommage à Raymond Forni C'était un gamin pauvre du Territoire de Belfort, un fils d'immigrés italiens qui a vu son père mourir quand il avait onze ans, qui a abandonné une scolarité chaotique pour entrer à l'usine, chez Peugeot. Et pourtant, il préparera le bac par correspondance et s'engagera dans des études de droit. Il devient avocat. A la trentaine, il s'engage en politique avec le parti socialiste et devient député à 32 ans. "Je ne m'occupe pas de politique...", c'est comme si vous disiez "Je ne m'occupe pas de la vie "! Ces mots de Jules Renard, Raymond Forni les a faits siens. Son engagement politique s'enracine dans son expérience personnelle. En 2000, ce "voyageur passionné de la vie" accède à la Présidence de l'Assemblée nationale. En 2002, il publie son autobiographie "Un enfant de la République". En 2004, il devient le Président du Conseil régional de Franche-Comté. En 2008, la maladie l'emporte brutalement à l'âge de 66 ans. Toute sa vie, Raymond Forni a exprimé sa certitude que, qui que l'on soit et d'où que l'on vienne, il n'existe pas de fatalité sociale irrévocable. Raymond Forni, naturalisé français à l'âge de 17 ans, a parfaitement illustré que c'est sa diversité qui fait la grandeur de la France. aux Etats-Unis, l'espoir Barack Hussein Obama " Mère blanche, père noir, né en Amérique mais éduqué en Indonésie, meilleur étudiant à Harvard mais travailleur social à Chicago, Barack Hussein Obama représente un pays métis et contradictoire, jeune et réuni. C'est cet homme syncrétique qui pourrait réconcilier l'Amérique avec elle-même et avec le reste du monde." (l'éditorial de François Sergent, dans Libération) mercredi 2 janvier 2008 - Louhans-Chateaurenaud - (Le journal de Saône-et-Loire)
LES LISTES ÉLECTORALES SONT CLOSES Portugaise, Maria vote pour la première fois en mars
Maria Goncalves est inscrite sur les listes électorales européennes de Saint-Usuge. Sa nationalité portugaise ne l'empêche pas de choisir son maire. Elle entend bien profiter de ce droit.
Elle est inscrite sur une liste à part - la liste européenne - et s'en moque pas mal. Elle est portugaise et pour la première fois, dans trois mois, elle fera comme les Français. Elle se rendra aux urnes pour choisir son maire. A 38 ans, Maria Goncalves, sa carte d'identité européenne bien en évidence devant elle, fera en mars, son devoir de citoyen. Avec fierté et honneur. « C'est ma commune, je suis chez moi et ce n'est pas parce que je suis une étrangère que je ne me sens pas concernée. Ici, je connais tout le monde et tout le monde me connaît. » Depuis 2002, la jeune femme habite avec son mari, Fernando, et ses trois enfants, à Saint-Usuge, dans une grande maison neuve et rouge au hameau Villermin. Son arrivée en France a été chaotique. D'abord clandestine au milieu des années 1980, elle repart pour le Portugal. puis revient quatre ans plus tard. « La France, c'était le rêve. » De ménage en ménage, à Lyon, elle finit par rencontrer celui qui deviendra son époux, dans un bal portugais, organisé à Lyon. Depuis, ils ont déménagé, quitté la capitale des Gaules pour une Bresse plus tranquille. Bien intégrée dans la vie de la commune, elle travaille à l'école et a fait les démarches pour s'inscrire sur les listes électorales lorsqu'elle a appris qu'elle pouvait le faire. L'an dernier, au moment de la présidentielle. Jusqu'à présent, parce qu'elle habitait à Lyon, elle n'y avait jamais pensé. « Dans une grande ville, on se sent moins concerné, dit-elle. Ici, c'est différent. J'ai même plaisanté pour que mon mari se présente. On a besoin de jeunes. » C'est l'article 8 du Traité de Maastricht signé en 1992 qui lui donne ce droit comme à tous les autres citoyens de l'Union européenne résidant dans un autre État membre que leur pays d'origine. Ils peuvent participer en tant qu'électeur et présenter leur candidature aux élections municipales, ainsi qu'aux élections européennes, de leur pays de résidence principale, dans les mêmes conditions que les nationaux. Ne pas avoir pu voter pour l'élection présidentielle l'an dernier ne l'a pas dérangé. Cette petite brune charmante, au rire communicatif et au verbe facile en français comme en portugais tient à ses origines et à sa nationalité. Pour ses enfants, elle souhaite la double nationalité. « En devenant française, j'aurais l'impression de renier mes racines et de trahir ma famille. Et puis être portugaise en France n'a jamais été un handicap. Au contraire. Je participe aux grands enjeux politiques du Portugal en votant par courrier pour le président, et ici, je vis comme une Française. La preuve, je vais élire mon maire. » Quant à savoir pour qui elle réserve son vote, on peut toujours lui poser la question. Rien à faire. « C'est confidentiel, répond-elle. Mais j'ai déjà ma petite idée. J'attends de savoir qui sera sur les listes. J'ai bien essayé de faire mon enquête, de questionner le maire pour savoir s'il se représentait, il n'a rien voulu me dire. » Ce qu'elle aimerait, c'est que ce soit une femme. Elle a même demandé à Mireille Perraud qui siège au conseil. « Je lui ai dit : « Si tu te présentes, je vote pour toi ! », mais je crois qu'elle ne le fera pas. » De manière plus générale, elle attend de son maire qu'il soit impliqué dans le domaine de la jeunesse. Elle voudrait un gymnase pour les jeunes et qu'il s'occupe de l'école « aussi bien que le maire actuel ». Les échéances électorales sont encore trop lointaines pour que l'excitation du vote soit présente. Mais lorsqu'elle s'imagine glisser son bulletin dans l'urne en entendant pour la première fois le « A voté » retentir en français, rien que pour elle, elle sourit. Frissons. « Le jour du vote, je vais attendre les résultats avec impatience. Je crois même que j'irai au dépouillement. » Tatiana Vazquez (Le journal de Saône-et-Loire)
Immigration choisie Vous êtes roumain et ouvrier de l'étanchéité et de l'isolation ou sénégalais et chef de chantier du BTP ? Vous exercez donc des métiers qui connaissent des difficultés de recrutement. La France vous entrouvre la porte de son marché du travail. L'article de Libération, 29 décembre 2007. Les vertus du foot en banlieue Ils sont 1300 "animateurs football de quartier" (AFQ) à travers toute la France, tous bénévoles. Leur activité est reconnue par la Fédération Française de Football qui les forme et valide cette formation par un diplôme. Ils encadrent des équipes de "football diversifié", comme le futsal. A Trappes, l'équipe s'appelle République, à Créteil Laïcité, à Clichy-sous-Bois Démocratie, à Grigny Egalité, à Gennevilliers Citoyenneté, à Paris XVIIIème Liberté, à Sarcelles Respect. Le 19 décembre, l'équipe Fraternité de Bobigny recevait les autres pour un tournoi régional inter-quartiers. L'article du Parisien du 21 décembre 2007. Le vigneron pleure son ouvrier algérien C'est un «vieil homme de la vieille droite», comme il dit, qui semble avoir subitement égaré ses certitudes. Un notable bourguignon qui porte beau la casquette Sherlock Holmes, vouvoie son épouse, mais se met à dire des jurons la voix gonflée de colère. Un employeur qui ne comprend pas pourquoi on lui a «enlevé» son salarié. Un monsieur qui pleure un ami. Michel Millet, riche propriétaire de vignes sur la côte chalonnaise, avait rencontré Benali Sahnoune en 2005, via une de ses connaissances parmi la communauté harki... La suite, ici (article de LibéLyon) Mémoire La Cité de l'immigration a fêté hier (16 décembre 2007) à Paris les 110 ans de Lazare Ponticelli, l'un des deux derniers poilus encore en vie, ressortissant italien naturalisé en 1939. «C'est un honneur qu'on me fait et je ne sais pas si je le mérite», a déclaré M. Ponticelli, qui a eu 110 ans le 7 décembre. Il a ensuite raconté quelques uns de ses souvenirs. «Ma mère est venue d'Italie et elle n'avait pas un centime, elle a tout dépensé pour soigner mon père, qui est décédé peu après. Elle a cherché du travail dans les lavoirs», a-t-il expliqué... Lire la suite dans L'Est Républicain, édition du 17 décembre 2007 (archive payante). Pas encore dans la presse mais déjà sur le net : une initiative des acteurs de l'éducation La rigueur construit, l'affection épanouit, l'échange enrichit, le dialogue bâtit, les moyens appuient. Les acteurs de la chaîne éducative se mobilisent pour un rassemblement de l'éducation en 2008. Objectif: remettre l'éducation au centre de tout ! Respecter l'école dans son rôle et dans son champ. Renforcer l'action des médecins scolaires, psychologues, travailleurs sociaux, animateurs d'aide aux devoirs, mouvements de l'éducation populaire,... Ouvrir des structures de soutien à la parentalité. Construire collectivement le droit à l'éducation pour les enfants de notre pays. Ouvrez le site rassemblementpourleducation.fr Deuxième chance A l'Ecole de la Deuxième Chance (E2C) de Roubaix, comme dans les 28 autres de France, on a des objectifs : 70 % de réussite, c'est-à-dire l'emploi ou la formation qualifiante. Les entreprises partenaires sont invitées à faire cesser toute forme de discrimination. Les jeunes, sélectionnés sur leurs motivations, doivent intégrer tous les codes des entreprises et de la société. L'article de Haydée Sabéran, du journal Libération du 10 décembre 2007. Pour en savoir plus : le site de la Fondation des Ecoles de la Deuxième chance, les sites des Ecoles de Seine Saint-Denis, des Yvelines, de Paris, de Marseille, de Belfort, de Saint-Dié des Vosges, de Chatellerault... Fadela Amara chez Yves Jego La Secrétaire d'Etat à la polltique de la ville était jeudi 6 décembre 2007 à Surville, quartier de Montereau, dont le maire n'est autre que Yves Jego. Metro y était et relate la visite effectuée sous une pluie battante. Fadela Amara se mouille pour la banlieue, c'est ici en lien. C'était déjà hier... n peut vivre en France, aimer la France, se sentir pleinement français, vibrer pour l'Equipe de France, même si cette communauté nationale n'est pas et ne saurait être l'unique, ni forcément la principale de ses appartenances. Du journaliste Rachid Arhab à la secrétaire d'Etat Rama Yade en passant par la médaillée olympique Roxana Maracineanu, les témoignages de vingt personnalités recueillis par Jacqueline Rémy en attestent tous à leur façon : la modernité c'est la pluralité des identités...
COMMENT JE SUIS DEVENU FRANÇAIS de Jacqueline Rémy. Seuil, 252 p., 17,50 €. Ces jours-ci également dans la presse, une enquête de Rue 89 dans les services publics qui pratiquent "la chasse aux étrangers". http://rue89.com/2007/11/30/services-publics-tolle-contre-la-chasse-aux-etrangers Villiers-le-Bel La lettre émouvante de Mathieu Lours-Giorgini, professeur d'histoire : "Dimanche, un de mes anciens élèves est mort..." (Le Parisien du 28 novembre 2007) Alex Türk, le président de la CNIL, partenaire de l'INED et de l'INSEE pour mener dés janvier 2008 une vaste enquête "Trajectoires et origines" se dit décontenancé par le refus du Conseil constitutionnel de valider les "statistiques ethniques" dans un entretien à Libération (édition du 23 novembre). " Les statistiques ne peuvent être fondées que sur des données objectives", d'une part, et, d'autre part, " cette question n'a rien à faire dans une loi sur l'immigration". C'est Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel, qui le précise dans un entretien accordé au journal Le Monde. Le Conseil Constitutionnel a rendu sa décision négative sur ce que l'on a appelé les "statistiques ethniques" (article 63 de la loi, qui est donc supprimé). Quant à l'article 13 de la loi Hortefeux concernant les tests ADN, ceux-ci, acceptés dans leur principe, ne pourront de fait s'appliquer que pour les ressortissants de pays où la défaillance de l'état-civil est avéré. Le Conseil précise par ailleurs : " Nous n'avons pas à appliquer totalement nos propres catégories et nos propres modes de preuve à des filiations qui sont établies à l'étranger". Le Conseil constitutionnel ajoute : " la filiation biologique n'a pas plus d'importance et ne doit pas plus être reconnue que l'adoption ou d'autres types de filiation". Enfin, l'obligation d'une connaissance minimale de la langue française pour tout candidat au regroupement familial est validée par le Conseil. Discriminations En France, créer une entreprise relève du parcours du combattant. Mais il faut une détermination sans faille pour y parvenir quand on porte un nom exotique avec une peau un plus foncée que la moyenne. En s'appuyant sur l'exemple de Arielle Bajt, jeune chef d'entreprise de 35 ans d'origine béninoise, l'article démontre les mécanismes discriminatoires, de la recherche d'appuis bancaires à la location des locaux professionnels... Elus et entrepreneurs se pressent à la Chambre de Commerce de Lyon. Le Club Rhône-Alpes Diversité y est l'objet de toutes les attentions. La lutte pour la diversité, c'est toujours dans LibéLyon (5 novembre 2007). Rencontres territoriales Suite et fin de la tournée de Fadela Amara dans les quartiers avant un Plan pour les banlieues attendu pour le 22 janvier. Libération ( article du 16 novembre) a suivi la Ministre dans les cages d'escalier. Expulsions Les procédures d'expulsion frappent de plus en plus de sans-papiers avec de très jeunes enfants. Quatre récits saisissants racontés par les journalistes de LibéLyon (6 novembre 2007). |