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Page 2 sur 2 En mars prochain auront lieu les élections municipales et cantonales. Quelle place ces élections vont-elles faire à la diversité ? Un regard ville par ville, Marseille : Samia Ghali, première adjointe ? A lire notre lien. Montreuil : le casse-pipe d'Aminata Konaté L'UMP mise sur la diversité à Montreuil, première ville de Seine Saint-Denis. Aminata Konaté, 28 ans, née d'une famille malienne, a été désignée tête de liste dans cette ville dirigée par un communiste depuis 1984. Ce n'est pas du goût de tous à l'UMP puisque la jeune femme, que l'on connaissait active par ailleurs dans la vie associative franco-malienne, devra affronter une liste dissidente de son parti, sans compter une liste MODEM et la liste dirigée par Dominique Voynet. Aminata Konaté se démène dans les rues de la ville pour affronter une population locale majoritairement hostile, non pas tant à sa personne qu'à la politique du Président de la République qu'elle tente tant bien que mal de défendre. Nancy : Chaynesse Khirouni pour l'emploi dans les quartiers Préoccupée par les questions d'emploi, Chaynesse Khirouni a vite compris combien la création d'entreprises pouvait être une solution et un choix porteur pour de nombreux habitants de nos cités se trouvant au chômage. Elle est persuadée que le travail indépendant va se développer, les entreprises préférant aujourd'hui externaliser une partie de leurs activités. Beaucoup des habitants des quartiers ont les talents et compétences pour lancer leurs projets mais ils rencontrent les plus grandes difficultés dés lors qu'il faut s'engager dans une démarche financière avec des banques. Les banques ne prêtent qu'aux riches, c'est bien connu ! La solution est le micro-crédit, proposé par l'ADIE aux personnes au chômage, indemnisées ou non, aux personnes aux minima sociaux. C'est ce qu'a compris Chaynesse Khirouni, aujourd'hui responsable de la formation des aalariés de l'Association pour le Droit à l'Initiative Economique (ADIE) et candidate en 3ème position sur la liste socialiste pour les élections municipales à Nancy. Hagondange: Emir Deniz contre les effets de la mondialisation A 28 ans, Emir Deniz a déjà l'expérience de l'Assemblée nationale - il a été pendant deux ans l'assistant d'Henri Emmanuelli lorsque celui-ci en était le Président - et du Conseil régional - il est conseiller du Président du Conseil régional de Lorraine, Jean-Pierre Masseret. A Hagondange, il dirige la campagne socialiste "pour une ville dynamique et solidaire". Emir Deniz a été pendant de longues années militant de l'UNEF et du Mouvement des Jeunes Socialistes. A Hagondange, il combat les effets de la mondialisation en étant très présent auprès des salariés d'Arcelor-Mittal de l'usine voisine de Gandrange. Emir Deniz porte aussi toujours un regard attentif sur la Turquie et la gauche turque, s'inquiétant du risque d'une "alliance avec l'armée sur une base laïcarde (qui se couperait totalement) de la base populaire". Montereau-Fault-Yonne : Nada Chkif au confluent Montereau-Fault-Yonne, à la confluence de la Seine et de l'Yonne, est une ville d'histoire, une ville de mémoire marquée, même meurtrie, par les guerres successives et les batailles destructrices qui s'y sont déroulées. Cette mémoire d'un passé glorieux en même temps que difficile est un élément important de l'identité de la cité. Le plateau de Surville qui domine la ville était agricole jusqu'au début des années 60. C'est alors que l'architecte Xavier Arsène-Henry a été chargé d'imaginer là un « grand ensemble » urbain sur un secteur de 60 hectares, pour résorber une cité d'urgence et répondre à une grande ambition industrielle. Surville est vite devenu une ville dans la ville, la « ville haute », avec ses tours allant chatouiller le ciel, bâties sur la colline surplombant la « ville basse ». Plus tard, le concepteur du site a reconnu lui-même que le nouveau quartier souffrait de n'être pas suffisamment intégré à la ville alors même que la population ne cessait de se paupériser. Ici, la population est certes plus cosmopolite que dans la ville basse - on parle d'une vingtaine de nationalités -, plus populaire aussi avec un taux de chômage nettement plus élevé, plus jeune. Ici le quartier a certes connu son lot de faits de délinquance dont les plus violents ont marqué les esprits mais un seul acte de violence devient un stigmate pour tout le quartier, là où ailleurs il ne serait qu'un fait divers. Et pourtant tous les acteurs locaux le disent : il y a une identité survilloise à laquelle ses habitants sont positivement attachés, il y a des commerces dynamiques, des réussites individuelles, des gens d'ailleurs qui demandent à vivre ici, des gens d'ici qui demandent à rester. Le quartier a donc tous les atouts pour un développement urbain qui soit un développement humain. Nada Chkif est née à Montereau. Elle a grandi et fait toutes ses études jusqu'au lycée sur le plateau de Surville. De brillantes études et une vie professionnelle passionnante ne l'ont pas éconduit d'un engagement pour les autres au sein d'une importante association de locataires. Elle a décidé de s'engager auprès du maire sortant, Yves Jego (par ailleurs porte-parole de l'UMP et dont l'action pour la politique de la ville et l'intégration est notoire). Nada Chkif est n°2 sur la liste "Vivre au confluent" aux prochaines élections municipales, une liste remarquablement ouverte à la diversité monterelaise et qui n'oublie pas le plateau de Surville. Villeurbanne : Sirma Oran a rencontré la turcophobie Villeurbanne est une ville qui revendique sa diversité et Jean-Paul Bret en fait un moteur de sa campagne. Les migrations ont fait de cette ville, ce qu'elle est aujourd'hui et Villeurbanne est une ville où le brassage se réalise plutôt bien. Chaque année en juin, les Invites, festival d'arts de rue et de musique, rassemblent la population. Mi-février, un Centre Mémoire et société, qui rappelle les migrations successives qui ont fait la ville, sera inauguré. "(A Villeurbanne), les processus d'immigration sont comme des fils qui se sont entremêlés pour donner l'identité de notre ville" , a dit Jean-Paul Bret, en présentant ses voeux pour 2008. Et pourtant... Sirma Oran, villeurbannaise, est la fille de Baskin Oran, universitaire et politologue turc, bien connu pour ses positions ouvertes sur l'identité plurielle de la Turquie et pour le dialogue turco-arménien (il était un ami de Hrant Dink). Elle n'en peut plus de ce climat qui pèse sur les Français d'origine turque depuis les débuts du débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne. Elle ne supporte plus cette stigmatisation de tout un peuple. Lorsque les Verts ont proposé Sirma Oran-Martz sur la liste du maire sortant PS, c'était reconnaître toutes les qualités de cette jeune femme, très active dans plusieurs associations socio-culturelles dont l'Association des femmes turques, qui oeuvre pour sortir les femmes immigrées de leur isolement. Fin janvier 2008, elle s'est retrouvée elle-même confrontée à ce qu'elle condamnait, la turcophobie, et elle jette l'éponge. Sirma Oran a pu constater à ses dépens les dégâts de la turcophobie ambiante lorsque le maire, Jean-Paul Bret, l'a convoquée pour s'expliquer devant huit personnes dont un représentant de la communauté arménienne de la ville. Lorsqu'on lui a demandé des comptes sur les liens supposés de sa mère avec le consulat de Turquie, sur des associations auxquelles elle adhère que le maire juge inféodées au consulat, sur sa participation à une manifestation pro-turque en mars 2006, elle a décidé de jeter l'éponge, après cette humiliation liée à son origine qu'on lui avait fait subir. Mais les Verts et les associations antiracistes n'entendent pas en rester là ! "Il arrive que la haine,la bêtise, l'obscurantisme gagnent. Il arrive moins souvent, heureusement, que des gens de gauche s'en fassent les complices actifs", condamne Maryse Oujdaoudi, secrétaire régionale des Verts. C'est pourtant ce qui est arrivé à Villeurbanne fin janvier 2008. Il faut dire que Jean-Paul Bret est l'un des parlementaires socialistes les plus investis pour que la loi française pénalise la négation du génocide arménien. Il faut dire aussi que la communauté arménienne est particulièrement importante dans cette ville et surtout politiquement très influente. (si vous voulez en savoir plus, si vous voulez exprimer votre point de vue) Le maire sortant présente sur sa liste un tiers de candidats de la diversité, dont Chafia Tifra, 38 ans, ingénieur d'études et militante d'une association valorisant la culture berbère. Chafia Tifra a été fonctionnaire européenne. Elle assure ne pas être venue "pour faire du cosmétique". Samia Belaziz a créé le collectif Jeunes à gauche. Les jeunes ont émis 20 propositions parmi les 200 du programme de la liste Bret : parmi elles, la création d'une halle des cultures urbaines, dédiée aux sports de glisse et à la culture hip hop, la mise en place d'un système de prise en charge des cautions locatives, des bourses aux permis de conduire. Benamar Bekhald, de l'association Connexcités, a quant à lui proposé un site web jeunesse interactif qui pourrait se mettre en place sur le site internet de la Mairie. Mahrez Ben Hadj, 30 ans, président de l'association Citoyenneté villeurbannaise, a préféré quant à lui rejoindre le MODEM. Il prône le renouvellement autant que la diversité: le maire sortant était déjà candidat en 1977, l'année de sa naissance ! Lille Dalila Dendouga a 29 ans. La jeune avocate lilloise, fille d'un ouvrier algérien et d'une mère marocaine, est née à Lille. Elle a la mémoire de son oncle, disparu politique au Maroc où il militait pour les Droits de l'Homme. Dalila Dendouga est en troisième position sur la liste dirigée par Martine Aubry pour les municipales. Strasbourg Nawel Rafik-Elmrini, 36 ans, est avocate d'affaires à Strasbourg. Elle est en 2ème position sur la liste socialiste aux municipales à Strasbourg. Cette liste s'est ouverte à la diversité avec la présence également en position éligible de Malika Souci, 53 ans, chef de service éducatif et présidente d'un centre socio-culturel, ainsi que de Mine Günbay, 28 ans, chargée de projets à l'association Migrations Santé Alsace et présidente de l'association ASTTu (Association de Solidarité avec les Travailleurs de Turquie). Chez les Verts, Mustapha El Hamdani, ancien Président du Conseil Consultatif des Etrangers et dirigeant de la section strasbourgeoise de l'Association des Travailleurs Marocains en France, figure sur la liste des Verts, conduite par Alain Jund, ancien directeur régional du FASILD et très actif dans des associations de lutte contre les discriminations (ALDA) comme au sein de l'ORIV (centre de ressources pour la ville et l'intégration). Quant à Bornia Tarall, que l'on avait connue candidate du MODEM aux dernières législatives, elle a choisi pour les municipales de s'engager dans la liste du "tandem" sortant (UMP). Paris La plus jeune tête de liste parisienne pour les municipales est socialiste. Elle se présente dans la 1er arrondissement. Elle s'appelle Seybah Dagoma. Elle porte l'investiture socialiste dans le 1er arrondissement de Paris, où elle habite. Son "quartier" a 17 000 habitants mais 800 000 personnes y transitent tous les jours (Châtelet - Les Halles). Sûr que si elle gagnait, ce serait une entrée fracassante en politique. Lire l'article de Rue89 du 3 décembre 2007 et voir son blog. La réalisatrice de cinéma Yamina Benguigui sera à Paris sur la liste de Bertrand Delanoë pour les municipales 2008. Thiais Vous avez fait connaissance avec Zohra dans notre article, paru en octobre, Madame sans gène. Zohra Bitan est tête de liste socialiste dans la ville de Thiais où elle habite et où elle a fondé ma6tvachanger. Depuis les évènements de Villiers-le-Bel, elle redouble d'action pour organiser en 2008 des états-généraux de l'éducation qui réuniraient tous les acteurs de la "chaîne éducative". Vénissieux Lahcéme Touati est secrétaire de section à Vénissieux. C'est donc lui qui portera les couleurs du PS aux prochaines municipales. Les Mureaux "L'avenir des relations entre les pays en voie de développement et les pays développés réside dans la coopération décentralisée". Papa Waly Danfakha veut voir sa ville s'ouvrir à d'autres parties du monde et à l'Afrique (dont le Sénégal de ses origines). Cet adjoint à la petite enfance et aux actions périscolaires croit d'abord aux valeurs de l'éducation. Vernon "Un peti air de campagne". C'est sur ce slogan que Philippe N'Guyen Thanh, médecin généraliste, se lance à Vernon. On dit de lui qu'il est calme, a beaucoup de sang-froid. Il a en tout cas déjà montré une capacité à rassembler autour d'un projet : "sortir Vernon de sa léthargie". Garges-les-Gonesse Nous avons déjà présenté Abdel Mokhtari lorsqu'il était candidat aux législatives en 2007. Il repart en campagne pour les municipales à Garges-les-Gonesse, tête de la liste PS. Etaples Bagdad Ghezal devrait y aller à Etaples. Le conseil fédéral du PS du 19 novembre avait pourtant préféré un énarque parachuté à ce militant de terrain, dans cette ville du Pas-de-Calais de 11 000 habitants. Bagdad Ghezal, 51 ans, secrétaire de section du PS, avait été désigné le 15 novembre par les militants. Il dit avoir pensé à la tête de liste après avoir entendu dans son propre parti des réflexions sur le fait que s'appeler Bagdad à Etaples pouvait être un handicap, décidé à faire la démonstration que ce qui compte réellement, c'est l'action de terrain, peu importe le nom et « l'origine » (algérienne en ce qui le concerne). Evreux Portrait de Rachid Mammeri par lui-même « Je suis né à Evreux il y a 38 ans. Je suis marié et l'heureux père de quatre enfants. J'ai effectué toute ma scolarité à Evreux de l'école primaire au lycée. A l'université de Rouen, j'ai obtenu une licence, une maîtrise et un DEA de physique. J'ai dû travailler très tôt pour financer mes études, mais aussi pour nourrir ma famille ; j'ai fait ce choix de concilier à la fois le travail, la vie de famille et les études. J'ai été ouvrier à RMC découpage dans la zone industrielle de La Madeleine, surveillant d'externat, enseignant du secondaire et à l'université de Rouen. En 2000, je suis devenu ingénieur territorial. J'ai intégré en 2002 le Conseil Général de l'Eure en tant que chef de projet informatique. Je n'ai jamais habité autre part que dans notre belle région de Haute-Normandie. Mon attachement à cette région, à ce département, à cette ville est sans limite. En 1995, faisant le constat du manque de structures associatives à but éducatif et culturel sur le quartier de La Madeleine, j'ai décidé avec des amis étudiants et ébroïciens, de créer la première association qui aurait pour vocation l'accompagnement scolaire. Pourquoi l'accompagnement scolaire? Parce que c'est par l'école de la République que passe la réussite. Notre association, en six ans d'existence, a touché plus de 1200 collégiens et lycéens venant de tous les quartiers d'Evreux. Nous avions même réussi, et j'en suis fier, à amadouer la forteresse de l'Education nationale. Nous avons été homologués par elle, ce qui nous a permis d'effectuer des permanences dans les collèges aussi bien à Pablo Neruda qu'à Jean Jaurès. Malheureusement l'association a dû fermer ses portes avec l'arrivée de Jean Louis Debré et Jean-Pierre Nicolas. Ces deux-là n'avaient pas mieux à faire que de diviser nos subventions par sept, nous obligeant à nous séparer de nos 7 salariés et nos élèves. Proche du Parti Socialiste, dès le lycée, j'ai milité surtout en terminale lors des manifestations de la réforme Devaquet. Et c'est en poursuivant ce militantisme que j'ai été candidat sur la liste Plaisance en 1995 pour siéger au Conseil municipal de 1999 à 2001. J'étais aussi candidat en 2001 sur la liste conduite par Rolland Plaisance. Au Parti Socialiste j'ai adhéré en 1996, j'ai été secrétaire de la section d'Evreux, de 1998 à 2000 et je siège actuellement au bureau et au Conseil Fédéral. Conseiller régional depuis 2004, je suis vice président de la commission de l'enseignement. Dans cette commission, je m'occupe des lycées, de la recherche et de l'enseignement supérieur. A la demande d'Alain Levern, je préside le comité de pilotage des Technologies d'Information et de la Communication. Je siège également à la commission d'appel d'offre... » Bischheim Vous connaissez Zoubida Naïli ! Voir notre article "Zou est d'avenir". Après une belle campagne des législatives, cette militante socialiste repart pour les municipales en n°2 de la liste de son ami Richard Sancho, qui était en juin son "directeur de campagne". Tous deux, alsaciens dont les familles sont venues d'ailleurs, elle d'Algérie, lui de Catalogne via l'Algérie, militent activement et depuis longtemps dans l'association PasSages, pour le dialogue interculturel. Tous les ans, ils organisent une belle Fête des Cultures qui a un retentisseent dans toute l'agglomération strasbourgeoise et au-delà. La dernière, le 27 janvier 2008, n'a pas failli. Elle fut plus belle et chaleureuse encore que les éditions précédentes. Nanterre L'UMP a accordé son investiture à Rachid Kaci pour conduire sa liste à Nanterre (Hauts-de-Seine) aux élections municipales. Ce Français d'origine kabyle est un fervent défenseur du modèle français de laïcité, s'opposant à toute idée de discrimination positive, considérant le voile comme une soumission de la femme. Président de la Droite Libre, conseiller technique à la Présidence de la République, il tentera de ravir la mairie au PC. La Réunion (élections cantonales) Qui est femme, musulmane et Présidente de Conseil Général ? Il s'agit de Nassimah Dindar (UMP). Cette fille d'une famille nombreuse (12 enfants), de condition modeste et de culture musulmane, est née en 1960. Elle est aujourd'hui la Présidente du Conseil général de La Réunion. Nassimah Dindar est "zarabe" (terme créole qui désigne les Français musulmans d'origine indienne vivant à La Réunion). Elle dit souvent qu'elle doit à l'école sa liberté. Elle a rompu un mariage arrangé par ses parents peu de temps après avoir réussi son bac et de partir pour la métropole préparer sa maîtrise de Lettres à Aix-en-Provence. Aujourd'hui, elle garde des convictions et des pratiques religieuses.  Considérant qu'à bien des égards le département de La Réunion montre un exemple réussi d'intégration, alors même que la population y est extrêmement métissée et cosmopolité, l'UMP a désigné Nassimah Dindar comme sa "conseillère politique à la diversité". Depuis sa désignation, elle défend fortement au sein du parti l'idée, non pas d'une "discrimination positive", mais celle d"une "diversité valorisée". Son portrait par Saphir News, 30 octobre 2007, à l'occasion de la fête de fin du Ramadan sur l'île : Nassimah Dindar, l'autre islam de France.
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