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Les talents sont parmi nous et nous les ignorons. Rencontre avec Célestine Ondo, ingénieur génie civil experte en géotechnique, en interculturalité, humaniste et citoyenne, sa devise : le proverbe africain « la torche qui éclaire ma vie ne s'allume qu'avec ma propre flamme ». Quiconque possède cette flamme est capable de brûler toute sorte de discrimination, à l'âge, au genre, à l'origine, au quartier,... Un portrait « entre gens », tout simplement. Les illustrations en noir et blanc sont l'oeuvre de l'artiste nancéien Roland Grünberg. Le pays de Pahé D'abord, une fois n'est pas coutume, commençons par une BD, « la vie de Pahé ». Nous partons à destination de Bitam, petite ville du Nord du Gabon. C'est là qu'est né Patrick Essono, alias Pahé, auteur de BD. Et quand Pahé nous raconte sa vie par le dessin, c'est un pur délice : « les premiers pas à l'école primaire, la cohabitation entre les co-épouses au village d'Eboro, la première sortie à Libreville et la rentrée des classes dans la capitale, avant de rallier la France dans les années 70, la découverte des HLM, la télévision où Claude François chantait encore en direct avant de faire l'électricien, la connaissance des voisins et l'obligation de faire le calme, la première neige, la Mère Denis, l'autorité du gardien du parc, l'école où les enfants s'exclament « il est tout noir ! », puis le retour au Gabon où il est traité de « blanc », les allers-retours entre l'Afrique et la France, les photos de famille,... » (vu par Jean-Marc Lernould, www.bdparadisio.com ) Célestine Ondo, elle aussi, est née à Bitam. Enfin, pas vraiment ! Au Gabon, en 1954, on n'était pas né là où la mère avait accouché mais là où l'enfant était enregistré. Bitam a la particularité d'être la ville la plus septentrionale du Gabon. Elle est située à 20 km des 3 frontières (Gabon, Guinée et Cameroun), en plein pays Fang (prononcez faň avec un g presque muet), groupe ethnique qu'on rencontre au Gabon, au Cameroun, en République centrafricaine, au Congo Brazza, en Guinée équatoriale ou même dans les îles de Sao Tomé. A Libreville, les Fang du Cameroun ne peuvent séjourner sans titre de séjour valide. A Bitam, leur présence ne dérange personne. Ici, les frontières sont artificielles. Elles ne correspondent pas aux limites ethniques ou linguistiques.  Donc Célestine Ondo aurait pu naître à Bitam, mais elle est née un peu plus au Sud entre Oyem, la capitale de la province de Woleu Ntem, et Mindzic (comme disent les Fangs) ou Mitzic (comme l'administration coloniale a enregistré le nom), quelque part du côté de Mimbeng. La bataille Tous les Gabonais ont entendu parler de la bataille de Mimbeng, un des faits majeurs de la Première Guerre Mondiale en Afrique centrale. Mimbeng en a gardé les traces avec ce cimetière en pleine brousse. Il date de la guerre 14-18. A cette époque, l'Allemagne se battait pour un petit territoire au cœur de la forêt équatoriale et on se souvient ici de la guerre des « brigands », comme la population locale a appelé les Allemands et les Français, en fait beaucoup de « tirailleurs africains », dans cette guerre qui ne les concernait pas. Les automitrailleuses rouillées se laissent aujourd'hui manger par la forêt. Célestine Ondo est donc née pas très loin de là en mai 1954 au sein du peuple fang. Les Fang Au Woleu Ntem, cette province du Nord du Gabon peuplée majoritairement de Fang, on se dit depuis des générations que l'on vient du Nord, ce que les chercheurs comme Georges Balandier ou Cheikh Anta Diop ont pu d'ailleurs confirmer. Les Fang auraient quitté le Haut-Nil, le Nord-Soudan, à la fin du XVIIIème siècle pour arriver dans cette région au cours du siècle suivant. Ici, on parle de l'Obagne ou Oban, la grande migration. Les Fang sont venus avec leur langue et une identité culturelle très marquée, où comptent beaucoup l'organisation tribale et la parentèle. Les autochtones ont regardé les Fang avec méfiance, les considérant même comme des cannibales (« quand vous mangez chez des Fang, n'acceptez que du poisson », disent-ils encore parfois aujourd'hui), ce qui relève bien entendu du fantasme face à un peuple qui les intriguait par certains de leurs rites. Les Fang aujourd'hui, dans les six pays africains où ils vivent, comme dans l'immigration, défendent leur identité et, dés notre rencontre à son domicile nancéien, Célestine Ondo me fait découvrir le site www.monefang.com qui tente de faire connaître cette culture et de créer des liens dans la diaspora fang.  (Albert Lutuli, Prix Nobel de la Paix) Parentés Célestine est née Okomo, nom de la grand-mère paternelle, d'Ondo, nom du père Joseph. Joseph a aujourd'hui 77 ans, il ne sait pas combien il a eu d'enfants. Chez les Fang, avoir beaucoup d'enfants est un honneur en même temps qu'une richesse. Un homme peut avoir des enfants avec plusieurs femmes. Tout le monde appartient à la même famille. Ici, les familles sont élargies. Dans la même génération, on s'appellera frères et sœurs. Les appellations : demi-sœurs ou frères, cousins et cousines, oncles et tantes n'existent pas. Célestine Ondo est l'aînée de sa fratrie, ce qui lui donne une place et une autorité particulières. Elle est catholique, mais elle est la seule de la famille où tous sont protestants. La religion est l'héritage de la colonisation par les Allemands avant la grande bataille. Un oncle (de la famille élargie) est l'Archevêque (donc catholique) de Libreville. Mais tous sont animistes. Pour tous, il n'y a pas là contradiction, le christianisme est une religion, l'animisme une culture, une philosophie, une façon de vivre. Fortement influencée par une de ses petites sœurs, anthropologue et avocate au barreau de Paris : Maître Joëlle Passy, Célestine Ondo vient fréquemment parler de sa culture aux travailleurs sociaux et aux psychologues du CIRFA (Centre d'Initiatives et de Recherches de la Famille) à Nancy (Laxou). Elle se passionne pour l'interculturalité et espère ainsi contribuer à lutter contre les incompréhensions et les erreurs d'analyse. Inlassablement, elle explique comment se structurent les familles africaines, quels sont les rapports entre les générations, comment a été établi l'état-civil et elle le fait en montrant aux participants aux formations des documents authentiques comme son acte de naissance, où son ethnie fang est indiquée. C'est en confrontant aussi avec d'autres ses analyses qu'elle ne cesse de découvrir des éléments de sa propre culture. Elle découvre ainsi que certains mythes fondateurs fang sont les mêmes que les mythes grecs qui sont devenus ensuite les mythes de l'Europe toute entière. Elle se prend à imaginer que son peuple nilotique a été à l'origine de bien des éléments des cultures européennes.  (Miles Davis et Desmond Tutu) Québeco-gréco-franco-gabonaise Le père de Célestine Ondo était instituteur et il devait fréquemment changer d'affectation, du Nord au Sud du pays. Sa mère est décédée alors qu'elle avait six ans. La petite fille a donc été placée chez des sœurs canadiennes. A cet âge, « je croyais que tous les Blancs étaient québecois ! », me dit-elle avec malice. Adolescente, c'est à Libreville qu'elle poursuit ses études, à l'internat du Lycée Léon MBA, du nom du premier Président du Gabon dans les années 70. Quand arrive pour elle le temps de poursuivre des études universitaires, c'est en Grèce que les autorités gabonaises décident de l'envoyer, dotée d'une bourse d'étudiant, pour entrer à l'Institut National Polytechnique de l'Université Aristote de Thessalonique. Pourquoi la Grèce ? Elle se le demande encore. La Grèce était un pays dont elle connaissait à peine l'existence et dont bien entendu elle ne connaissait pas la langue. Tout juste sait-elle que les relations franco-gabonaises connaissent des hauts et des bas, qu'à cette époque, nous étions plutôt dans « une période basse » et que des liens personnels existaient entre certains hauts responsables grecs et gabonais. Célestine débarque donc à l'Université Aristote à Thessalonique.  (Thessalonique) Elle était de la première génération d'étudiants gabonais à posséder un passeport. A l'époque, en France, les étudiants gabonais n'avaient pas besoin de ce document pour entrer sur le territoire national. A l'Institut Polytechnique, elle était surtout la seule fille étrangère toutes sections confondues. Elle a d'excellents souvenirs de cette période grecque : « Partout, j'étais très bien accueillie. Les Grecs étaient fiers que l'on vienne de si loin pour poursuivre des études dans leur pays ». Elle sait aujourd'hui que la France malheureusement n'a pas le même rapport avec ses étudiants africains : « La France est toujours marquée par son histoire coloniale ». En Grèce, Célestine apprend très vite la langue qu'elle parle aujourd'hui couramment, au point même qu'à Nancy, elle est devenue traductrice-interprète assermentée en grec auprès du Tribunal ! Elle apprend aussi les danses grecques à l'Institut polytechnique. C'était un cours obligatoire les 2 premières années, car cette école était censée former les élites de la nation, et tout Grec destiné à un poste important doit savoir danser le sirtakis, le pondiakis, le rébétika, etc .... Il en est de même pour toutes les grandes écoles en Grèce, mais vu que la majorité des Grecs dansent et surtout adorent leur folklore, on peut se demander si cet apprentissage ne débute pas à la maternelle ! Avec sa meilleure amie Orthodoxie, elle s'engage dans la Maison Franco-Hellénique de Lorraine en même temps qu'elle participe aux activités de l'Association des Gabonais. Quand Célestine parle d'interculturalité, elle sait de quoi elle parle. Son identité même est « transculturelle ».  Nouveau départ Retour au début des années 80. Célestine Ondo rentre au Gabon pour exercer son métier d'ingénieur civil. Elle devient Chef de Laboratoire au Ministère de l'Equipement où elle se spécialise dans l'analyse des sols pour le Bâtiment et les Travaux Publics. Elle effectue la cartographie des sols de la région de Libreville. Au labo, elle côtoie au moins autant d'expatriés européens et américains que de compatriotes et devient amie avec beaucoup de ces collègues occidentaux. L'expérience interculturelle s'enrichit encore de tous ces nouveaux apports. A Libreville, à chaque fois que le Consul de Grèce recevait à dîner une haute personnalité, Célestine et son mari étaient toujours invités, c'était pour parler grec avec elle, et surtout danser le sirtakis avec elle. Mais c'est à cette époque qu'elle décide de quitter son pays pour des raisons familiales et surtout pour son aversion pour la politique : « Je n'aime pas la politique, parce que je ne suis pas très docile. Je ne veux pas entrer dans un parti et y perdre tout esprit critique ». Avec l'appui des relations françaises, elle part pour la France, avec ses deux enfants alors âgés de 4 et 5 ans, où elle est acceptée à l'Ecole des Mines de Paris. Elle y obtient un Mastère de Géologie de l'ingénieur. Elle a pour maître de conférences en risques naturels Monsieur Haroun Tazieff qui la recommande pour trouver un logement à Nancy où elle doit effectuer un stage à l'Ecole Nationale Supérieure de Géologie. En Lorraine, elle encadre des élèves ingénieurs (français et africains) à l'ENSG jusqu'à ce que son contrat prenne fin en 2001. Depuis lors, elle s'est investie ponctuellement dans des projets internationaux initiés par des sociétés d'ingénierie qui travaillent avec des organismes tels que Rincent BTP Services pour le projet « Francophonie », avec la France, le Gabon, mais aussi le Cambodge, l'Egypte, le Sénégal, qui met en commun un système d'acquisition et de résolution de données topographiques. Dans les rapports qu'elle rédige, elle donne aussi des recommandations culturelles pour le Gabon, telles que celles-ci (citation) : « Il faut éviter de programmer certaines activités (levés sur le terrain, enquêtes) durant les mois de juillet et août, pour ne pas être confronté aux problèmes d'absentéisme. C'est la période des pratiques traditionnelles de retraits de deuils, de mariages coutumiers et de rites initiatiques en tout genre. Avec ou sans permission, tout Gabonais retourne dans son village natal à cette période ». Elle, mieux que n'importe qui, peut expliquer l'importance chez les Africains en général et chez les Gabonais (toutes ethnies confondues) en particulier de ces rites tels que les festivités de retraits de deuils (voir sur le site indiqué plus haut, www.monefang.com ). Son expertise est à la fois dans l'ingénierie des travaux publics et dans l'ingénierie interculturelle ! Les Ondo du Hautdul Les enfants Ondo ont grandi, élevés par leur mère seule, dans ce quartier du Haut du Lièvre, communément appelé Hautdul' par ses habitants, dans un environnement urbain de cité (avec ses barres bien connues de quinze étages et de plusieurs centaines de mètres de long aux noms d'arbres, le Cèdre bleu, le Tilleul argenté, le Hêtre pourpre, le Marronnier rouge, les Bouleaux,...). Elle scolarise ses enfants à l'école primaire du quartier (Buffon) au pied de son immeuble, contre l'avis de tous qui prédisent à ses enfants toutes les difficultés du monde à fréquenter cette école publique, que d'aucuns appellent « l'école coranique ». Elle s'investit comme parents d'élèves pour faire bouger les choses. Il y avait par exemple deux cantines, une pour les musulmans, une pour les autres. Elle défend la mixité et la cantine deviendra unique, avec des repas adaptés. La classe de neige avait été supprimée. Elle défend l'idée de la remettre en place. La classe de neige sera de retour. Une enseignante refuse de figurer sur la photo de classe : « je ne me fais pas photographier avec des enfants du Haut-du-Lièvre », aurait-elle affirmé aux élèves de sa classe du primaire ! Célestine me montre les photos de classe de son fils où, deux années consécutives, les enseignants ont refusé d'être sur la photo. Elle est intervenue auprès de la direction de l'établissement. « Les conflits culturels sont fréquents dans les établissements scolaires, le plus souvent par méconnaissance plus que par racisme.  (Nelson Mandela) On voit parfois des interventions de grands frères ou de parents qui finissent de manière violente parce que l'on se traite réciproquement de racisme, alors qu'une médiation calme, expliquant les questions culturelles, suffit généralement à régler le problème. Par exemple, des enseignants s'affrontent aux enfants qui baissent la tête quand on leur parle, alors que chez nous en Afrique, un enfant baisse toujours les yeux devant un adulte qu'il respecte ! ». Célestine Ondo va au fitness à Maxéville, elle accueille des jeunes espagnols en séjour linguistique tous les ans en juillet et pratique maintenant presque couramment l'espagnol et l'anglais. Elle chante du gospel à la Paroisse de la Vierge des Pauvres. Sur le mur de son salon, on peut voir une grande affiche avec cette belle phrase de Malcom X : « Ce que nous, le peuple noir, voulons, c'est le droit d'avoir raison mais aussi le droit d'avoir tort ».  (I have a dream) Les enfants Ondo ont grandi dans cette éducation humaniste, nourrie du bon sens africain de leur mère. Célestine a pour devise le proverbe africain : « la torche qui éclaire ma vie ne s'allume qu'avec ma propre flamme ». Quiconque possède cette flamme est capable de brûler toute sorte de discrimination, à l'âge, au genre, à l'origine, au quartier,... Dans son foyer, c'est cette idée qu'elle a voulu transmettre. Ian et Sarah Célestine est fière de ses deux enfants : Ian, le garçon, et Sarah, la fille, qui ont aujourd'hui plus de vingt ans. C'est par amitié avec un ami belge néerlandais, Jan, qu'elle a donné ce prénom à son fils (mais à l'état-civil, le J est devenu I). Ian a un deuxième prénom David, comme le grand-père, qui a beaucoup insisté pour que la tradition de la transmission des noms soit respectée. Ian a goûté au judo. Au bout de six mois, il avait un double surclassement. Il rentrait fièrement à la maison en proclamant « je les ai battus ! » jusqu'au jour où il est revenu en disant « ils m'ont étranglé ! ». Il jouait déjà contre les meilleurs régionaux ! Puis après la Coupe du monde de 1998, il s'est mis au football. Très vite, il est repéré par l'AS Nancy-Lorraine, le club professionnel, qui l'intègre dans l'équipe des moins de treize ans. L'entraîneur le cherchait et le reconduisait à la maison cinq fois par semaine. Ian gagne le trophée du meilleur attaquant avec le Club d'Essey-les-Nancy. Mais au judo comme au football, sa mère prend peur de l'engrenage et « tout le monde ne devient pas Zidane ». Ian découvre alors la capoeira, art martial sans vainqueur ni vaincu venu du Brésil et dont on situe l'origine en Afrique centrale (Angola), forme de résistance utilisée par les esclaves noirs avant d'être au XXIème siècle une danse urbaine très populaire dans le monde entier. Célestine promet à Ian un voyage au Brésil s'il a son bac. Il réussit son Bac S, part au Brésil et ramène plusieurs berimbaus, arcs musicaux utilisés par les danseurs de capoeira.  (la capoeira sur une plage brésilienne) A Nancy, il impulse un groupe de capoeira et devient un instructeur apprécié et réputé, anime cette activité dans les MJC et en juillet dans des centres de vacances à Montpellier où il rencontre des capoeiristes de toute la France et même de l'étranger, il se destine au métier de biologiste (4ème de sa promo cette année). Sarah est à l'Ecole de sages-femmes de Metz. Elle a pu entrer sans concours grâce à ses bons résultats à la fac de médecine. L'arbre et la route En 2006, le Conseil général de Meurthe-et-Moselle organise un jury citoyen, initiative innovante de participation des habitants, pour l'aider à la décision sur l'avenir des arbres, nombreux au bord des routes départementales et dangereux pour la sécurité routière. Faut-il les couper au nom de la sécurité ou faut-il les garder au nom du patrimoine naturel ? Trois cent Meurthe-Mosellans sont tirés au sort pour participer à ce jury citoyen. Célestine Ondo est parmi eux. 75 ont répondu favorablement à la démarche dont Célestine. Puis 15 ont été retenus par un nouveau tirage au sort : il y avait un Martin, un Dupont ,... (réellement, ce n'est pas une image !) et il y avait parmi eux Célestine Ondo. Il a fallu tirer au sort pour savoir qui allait tirer au sort les 5 derniers : Célestine est tirée. Elle effectue donc elle-même le tirage... elle tire son nom !  (route de Meurthe-et-Moselle) Il était donc dit que le jury citoyen, ce serait elle, à la fois citoyenne et experte puisqu'au Gabon, l'une de ces activités était de réaliser des études de dimensionnement de chaussées ! Cela ne s'invente pas. La presse s'est bien entendu intéressée à elle, ce qui lui a fait un peu peur. Elle me cite cette phrase qu'elle pense être de Bruno Coquatrix (elle n'en est pas sûre) : « Plus on veut me rendre visible, plus je deviens invisible ». Pour cette raison, elle me demande de ne pas publier de photos d'elle pour ce portrait. Dommage pour vous, vous ne connaîtrez pas son visage, sauf si vous prenez contact avec elle, pour une formation à la connaissance des cultures africaines par exemple, ou pour une expertise ou formation en ingénierie du BTP, ou pour toute autre raison. Elle ne demande pas mieux, car au début de cette année, elle a créé CELOKOM SERVICES (CELOKOM= contraction de Célestine et de Okomo) sa propre société de services en ingénierie, traductions et formation interculturelle. Les talents sont parmi nous, et nous les ignorons ! Guy Didier, le 21 août 2007
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