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Made in Mali et made in France. Deux self-made-men issus des cités de Seine Saint-Denis ont créé des lignes de vêtements aujourd'hui portés par tous les ados (et leurs aînés) de France et d'ailleurs. Qui ne connaît les marques Airness et Dia ? Derrière celles-ci, il y a Malamine Koné de Saint-Ouen, toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort, et il y a Mohamed Dia de Sarcelles, qui rend à la cité ce qu'elle lui a donné. Style genre, comme disent les ados. Malamine Koné, plus haut, plus fort Il est né dans le village de Niéna, près de Sikasso (Mali). Son père a traversé le désert algérien pour venir en France. Il est arrivé quand la France avait besoin d'immigrés après la guerre. Il ne parlait que le bambara. Lui, le fils, a rejoint son père à l'âge de dix ans et a grandi à Saint-Ouen. Après le bac, il a voulu entrer dans la police pour devenir inspecteur. Mais un accident de voiture en 1995 l'en a empêché. Malamine Koné était boxeur. Sur le ring, on l'appelait "la Panthère". Il a fallu aussi arrêter la boxe. Le jeune homme était fan du basketteur Michael Jordan dont le surnom était Airness, "toujours plus haut, toujours plus fort, no limit". En 1999, Malamine Koné décide de se lancer dans la création d'une marque de sport. Il l'appellera Airness. A côté de chez Malamine Koné, il y avait un magasin Sport 2000. Dix fois, il va voir le gérant pour lui proposer ses créations. Après dix refus, il finira par lui offrir les vêtements qui seront vendus en une journée. C'était le début de l'aventure Airness.Malamine Koné, fondateur d'Airness, est toujours, à trente-six ans, le seul patron à bord. Il remercie son copain d'enfance Steve Marlet d'avoir été son premier ambassadeur (il en a eu d'autres ensuite : Didier Drogba, Djibril Cissé,...). Il est devenu un symbole et sa parole (même s'il s'exprime peu) compte, en banlieue Nord de Paris comme partout ailleurs. Airness aujourd'hui, sous le logo de la Panthère, est l'équipementier des clubs de football professionnel de Rennes, Nantes, Lille, Valenciennes, Auxerre, Genk, Boavista, Fulham, des équipes nationales du Mali, des deux Congo, du Burkina Faso, du Bénin, du Gabon, de la Guinée... les équipes de basket de Levallois et du SLUC Nancy, l'équipe de rugby de Bourgoin-Jallieu, elle sponsorise des joueurs de tennis russes. Airness, la marque au design bicolore (noir et blanc), c'est aujourd'hui les chaussures, mais aussi le textile et les accessoires, vendus dans la grande distribution (2500 points de vente). Le site internet en 3D de la marque, lancé en mai 2007, représente une ville virtuelle dans laquelle on peut "zoner" à son rythme. Mohamed Dia rend à la cité ce qu'elle lui a donné Quand quelqu'un dit: "Je veux acheter un vêtement Dia", il doit savoir d'où vient ce nom, Dia. Dia, c'est sénégalais, c'est l'Afrique, c'est le nom de Mohamed Dia, le franco-malien qui habille la NBA. Mohamed Dia est né à Sarcelles en 1973. Il est le fils d'une famille d'immigrés maliens de six enfants. A vingt ans, il créait des prototypes de vêtements qu'ont d'abord portés les rappeurs de Seine Saint-Denis et du Val d'Oise. Un réseau de distribution lui fait confiance. Des amis musiciens lui apportent leur soutien. En 2004, il ouvre son premier magasin aux Etats-Unis (à New York). La marque Dia, c'est aujourd'hui non seulement des lignes de vêtements, mais aussi une collection d'accessoires, des fournitures scolaires, sacs, lunettes, logos pour portables,... M'Dia, roi du streetwear, peut aujourd'hui compter sur 650 points de vente en France et 2000 aux States. M'Dia, c'est un pur produit de HEC, la Haute Ecole du Culot. A découvrir également, la "mode black" sur "http://www.modeblack.com", le portail mode de la communauté noire "http://www.modeblack.com/img/banner/banniere-modeblack.JPG" |