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07-05-2007

 La beauté est circassienne, la richesse est française, mais la majesté est ottomane (proverbe turc).

 Si Turque. Ses parents, originaires d'Afyon (Anatolie), lui maçon, qui a toujours travaillé dans le bâtiment, elle qui, pour des raisons de santé, ne peut pas exercer d'activité, se sont installés en France en 1981. Misère n'est pas honte, en avoir honte est misère. Si Française. Elle est née au Puy-en-Velay en 1984 et a vécu onze ans dans une petite commune de Haute-Loire où sont tous ses souvenirs d'enfance « normale », comme elle dit. Qui voit le village n'a que faire de demander son chemin. Si jeune. 23 ans. Mais Akıl yaşta değil baştadır. La raison ne vient pas avec l'âge, elle est dans la tête. Si Européenne. Elle a développé à Toulouse, où elle habite aujourd'hui, l'association internationale du Parlement Européen des Jeunes, une véritable école européenne de la citoyenneté. C'est marche par marche qu'on monte l'escalier. Citoyenne. En 2001 déjà, à l'âge de 16 ans, l'Ordre National du Mérite lui remettait le Prix départemental du civisme. Une heure de justice vaut 70 ans de prières.

                    

                       (Melek Kocabicak)

Récit d'enfance de Melek. Récit d'en France d'Angèle, le deuxième prénom qu'elle s'est donnée. « Ma mère est une source inépuisable de proverbes turcs, mais je ne les retiens pas. Il faudrait que je note tout ça, pour les redire moi-même à mes futurs enfants et petits enfants, pas dans un siège à bascule, non, mais en voyageant, soyons efficaces ! ». Verbe français. Proverbes turcs.

 Afyon (Anatolie)

Le voyage a donc commencé à Afyon. Melek, née en France, n'y est « retournée » que deux fois. La première fois, elle avait quatre ans, c'était en 1988. Elle a des bribes de souvenirs, des images très précises mais très disparates. Elle se souvient par exemple du verger de sa grand-mère paternelle, il y avait des poires, beaucoup de poires, et des fils qui étaient tendus entre plusieurs arbres, pour faire sécher le linge. Il y avait deux chiens, un caniche noir et un énorme chien aux poils dorés qu'avec son frère, ils appelaient « le lion ». Elle se souvient également, mais c'est absurde, d'une tomate cerise écrasée sur le siège arrière de la voiture ! Et le confiseur qui vendait des bonbons marrons impossibles à mâcher, ou encore son frère et son cousin avec un chat noir et blanc dans les bras. Et puis des odeurs, oui ce sont surtout des odeurs, celle du bois qui brûle dans l'arrière cour. Melek se  souvient surtout d'une fontaine : « C'est la première chose que j'ai voulu voir quand j'y suis retournée avec mon père et ma sœur en 2005, dix-sept ans plus tard ! que d'émotion ! la fontaine avait été détruite et reconstruite juste à côté, j'en ai pleuré, je n'arrive pas à me retenir dans de tels moments ». Ce retour en Turquie a été comme un premier rendez-vous avec le passé de ses parents, avec elle-même, avec une partie d'elle-même. Elle ne connaissait pas sa famille, elle ne leur avait parlé que par téléphone. « Mais je me sentais déjà proche de ma grand-mère, peut-être parce qu'on n'arrêtait pas de me dire que je lui ressemblais ». Le coeur est un enfant, il désire tout ce qu'il voit.

La grand-mère a raconté l'histoire familiale à Melek et à Mélika, sa petite sœur (vingt ans aujourd'hui), par petits récits que les deux jeunes filles ont écoutés avec passion. Leur histoire ressemble à celle des Montaigut et des Capulet, version turque ! Deux familles rivales qui refusaient le mariage de leurs enfants. La mère de Melek et Mélika a fugué et depuis ce jour-là, ses parents ne lui ont plus jamais adressé la parole. « Ma mère n'a donc presque plus de lien avec sa famille. Je trouve ça honteux, tout ça par honneur. Quel gâchis ! J'admire ma mère, il faut certainement beaucoup de force pour surmonter cela, d'autant plus que son mariage a finalement été un échec ». Prends l'étoffe d'après la lisière, Et la fille d'après la mère.
Melek a donc été très émue d'aller en Turquie, mais pense qu'elle ne pourrait pas y rester plus d'un mois. « On vivait dans un petit village, où les ragots courent les rues. Difficile de faire tout ce qu'on veut avec le poids des traditions, c'est pas comme ça partout, mais dans les petits villages en particulier ». Mais c'est dans un autre village, en France cette fois, que se cristallisent tous les souvenirs d'enfance de Melek, les souvenirs heureux d'une vie à cinq avec ses parents, son frère Kenan, 25 ans aujourd'hui, serveur dans un restaurant gastronomique, et sa petite sœur, puis les souvenirs douloureux de la séparation des parents.

                         

                                              (Kenan et Mélika)

Ce qui est sûr c'est qu'à chaque fois qu'elle y retourne, et pour toutes ces raisons, elle a les larmes aux yeux. Elle s'en veut de ne pas se souvenir davantage de certaines choses. « J'aurais aimé avoir plein de souvenirs, encore plus que maintenant, je crois même que j'en complexe aujourd'hui ! ». Un homme sans chagrins n'est pas un homme.

 Le Puy-en-Velay

La famille, jusqu'au moment de la séparation il y a maintenant neuf ans, était comme les cinq doigts de la main. Melek Kocabicak regrette de ne pas voir son père plus souvent. Elle a une admiration pour sa mère. « Elle fait beaucoup de choses chez elle, c'est incroyable ! C'est elle qui  nous a initiées, ma sœur et moi, à des travaux manuels, la broderie, la dentelle, le tricot, le rafistolage, etc. Je crois que j'ai un petit côté créatif qui vient d'elle ! » A l'époque, avec sa sœur, raconte-t-elle, elles voulaient apprendre ce que chaque femme turque se devait d'apprendre ! Renouvelle ton sang, mais non pas tes coutumes.
La petite fille a eu une scolarité sans problèmes, mais elle n'aimait pas ce côté « intello » qui lui a longtemps collé à la peau. Elle était plutôt discrète au collège, se trouvait quelconque. Mais elle s'intéressait déjà à la vie de classe. Elle a été déléguée de classe plusieurs fois, au lycée aussi, au lycée Simone Weil du Puy en Velay.

                                

                                                    (Le Puy en Velay)

Elle a suivi la filière économique et sociale, adorait la sociologie, ce qui l'a incitée à faire Sciences Po par la suite. Elle a eu son Bac ES avec une mention qui lui a permis de s'orienter dans un cursus de grande école. Elle a fait un an d'hypokhâgne à Clermont-Ferrand. « Une année extrêmement enrichissante tant sur le plan intellectuel que personnel. On avait beaucoup de travail et c'est là que j'ai appris à m'organiser et à cesser d'être perfectionniste ! ». C'était la première fois que la jeune fille quittait la maison. Puis elle a intégré l'IEP de Toulouse, ce qui correspondait parfaitement à ses centres d'intérêt, et est aujourd'hui en quatrième et dernière année. L'éloignement de la famille lui pèse souvent. Depuis la séparation, le père vit dans la Loire, la mère dans la Haute-Loire, ainsi que Kénan et Mélika. Melek est à 400 kilomètres. Aujourd'hui, quand elle prend du recul, elle se dit que l'année de la séparation de ses parents a été un carrefour dans sa vie. Elle positive. «  Prendre une direction plutôt qu'une autre est un choix moins anodin que ce qu'on croit. Je pense que c'était la meilleure solution. La vie que j'aurais menée si mes parents étaient restés ensemble aurait été l'exacte opposée de ma vie d'aujourd'hui. C'est terrible de dire ça, mais c'est pourtant la vérité. En avoir conscience me permet de mieux avancer. » Les roses croissent sur les épines.
Melek Kocabicak se sent française et turque. Elle se dit française, née en France, qui a grandi en France, mais se dit aussi d'origine turque. Elle parle deux langues depuis toujours. Elle dit ça en souriant mais ça n'a pas toujours été facile. « Quand j'étais plus jeune, je le vivais comme un déchirement. Je me souviens même avoir écrit des textes philosophiques, enfin qui se voulaient philosophiques, sur l'identité. Puis j'ai eu une période où je faisais presque abstraction de mes deux cultures. Et aujourd'hui il y a comme un besoin de retour, je vis mes deux cultures comme un syncrétisme. Je cultive mon héritage oriental, si on peut dire ça comme ça ! ». Quand elle était plus jeune et qu'on lui demandait d'où elle venait, elle trouvait la question stupide et répondait qu'elle était byzantine. « Alors on me regardait en fronçant les sourcils et on me disait que ça devait être un pays lointain. Et je m'amusais à dire que c'était à des années lumière ! En fait, il m'arrive encore aujourd'hui de dire que je suis byzantine..... peut-être parce que ça rappelle le côté complexe et l' « entre deux mondes ». Si ma chaussure est étroite, que m'importe que le monde soit vaste. Mais voilà, Melek a deux pieds, deux oreilles - La nature, qui ne nous a donné qu'un seul organe pour la parole, nous en a donné deux pour l'ouïe, afin de nous apprendre qu'il faut plus écouter que parler - et elle veut découvrir le monde.

 Prague

L'étudiante a vécu neuf mois en République Tchèque pour un stage universitaire.

                               

                                                      (Prague)

Voyager est une véritable drogue, elle a besoin de faire des kilomètres. Mais c'est parfois à ses risques et périls. Pendant son séjour là-bas elle avait décidé de passer le week-end de Pâques à Zagreb en Croatie. Elle devait y rejoindre une amie qui venait de Sarajevo. Elle avait deux pays à traverser, l'Autriche et la Slovénie. Au retour, un contrôleur l'a fait descendre du train en pleine nuit en lui disant qu'il fallait absolument qu'elle change de train. Il était 1h du matin et elle ne savait pas où elle était ! Le contrôleur s'était trompé. Heureusement que le chef de gare parlait un peu anglais, il lui a montré sur une vieille carte des années du rideau de fer qu'elle se trouvait dans un petit village situé au sud-est de la Slovénie ! Elle devait attendre le lendemain pour prendre un train en direction de Prague. Inutile de paniquer, elle ne pouvait ni crier ni pleurer, elle se trouvait seule dans une toute petite gare et le village ne comptait qu'un pâté de maisons ! Et le téléphone qui ne marchait plus ! Le chef de gare a été d'une gentillesse extraordinaire. « On arrivait à se comprendre car le slovène ressemblait de loin au tchèque, et j'ai pu dormir au chaud, puis j'ai regagné Prague 24h après. Mais quelle aventure ! C'est à ce moment-là que j'ai compris l'importance de parler plusieurs langues ! ». L'homme qui a des épreuves, accroît son savoir, Celui qui vit sans épreuves, accroît ses fautes.

Melek adore le cinéma. Les films qu'elle aime ? Frida, c'est son préféré, puis Carnet de Voyages, Little Miss Sunshine, Les choristes, La môme, Kolya (un film tchèque). Elle aime aussi jouer. Lors de son séjour tchèque, elle a joué dans un court-métrage réalisé par un Tchèque passionné de littérature française. La vie de Baudelaire en 13 minutes. Le film a été tourné en Bohême du Nord. Il a obtenu le premier prix dans la catégorie du festival de films amateurs de Prague, en juin 2006. Elle a interprété le rôle de Jeanne Duval, la métisse, vous savez, la muse du poète, qui inspira La chevelure : « O toison, moutonnant jusque sur l'encolure ! O boucles ! O parfum chargé de nonchaloir !
Extase ! Pour peupler ce soir l'alcôve obscure Des souvenirs dormant dans cette chevelure,
Je la veux agiter dans l'air comme un mouchoir ! La langoureuse Asie et la brûlante Afrique,
Tout un monde lointain, absent, presque défunt, Vit dans tes profondeurs, forêt aromatique !
Comme d'autres esprits voguent sur la musique, Le mien, ô mon amour ! nage sur ton parfum. »

                  

                                  (Melek dans le film Baudelaire)

Amoureux est celui qui, en courant dans la neige, n'y laisse pas de traces de ses pas, dit le proverbe turc.

Chacun des voyages de Melek a été une étape importante. Elle est revenue à chaque fois avec un regard différent sur les choses, sur les gens, sur elle-même, sur tout. Elle s'est attachée à la République tchèque, ses amis sont venus la voir en France et elle y retourne bientôt. Elle est tombée amoureuse de Prague surtout. « On dit que les voyages forment la jeunesse, c'est tout à fait vrai. C'est différent quand on voyage en étant très jeune, parce qu'on se construit davantage avec les autres ». A chaque voyage, ce sont des amitiés nouvelles. Il y a trois ans elle a rencontré quelqu'un qui est aujourd'hui un véritable ami et qui lui apporte beaucoup. « On ne soupçonne jamais l'importance que peuvent revêtir certaines personnes, dit-elle, on fait des rencontres tout au long de notre vie, et l'amitié prend à chaque fois une forme singulière. J'accorde énormément d'importance à cela, au respect de ces amitiés, et je n'hésite jamais à dire aux gens que j'aime que je les aime ! Il faut le dire, absolument ». Mais il y a des rencontres qui marquent durablement une vie. Une des rencontres les plus marquantes pour Melek a été celle de Joseph et de son épouse Claude, un couple qu'elle considère aujourd'hui comme ses grands-parents. « Ils sont adorables, ma rencontre avec Jojo a été en quelque sorte mon ouverture sur le monde ! C'est lui qui m'a sensibilisée aux questions européennes et internationales, notamment en me demandant d'intervenir avec lui dans une émission radio. Je l'ai rencontré en 2001, lorsque l'Ordre national du Mérite m'a remis le prix départemental du civisme ». A Joseph, elle dit sa reconnaissance pour tout ce qu'elle lui a apporté. Si l'animal est reconnaissant, comment l'homme ne le serait-il pas ?
La jeune fille s'engage au sein du Parlement Européen des Jeunes. En avril 2005 elle organise une session européenne dans la ville rose, à laquelle plus d'une centaine de jeunes de quinze nationalités différentes ont participé. L'organisation de l'événement et son déroulement lui ont beaucoup apporté, ainsi qu'à ses amis « sans lesquels ça n'aurait jamais été possible. Une période inoubliable ! ».

                           

                                                  (Melek à Toulouse)

Déjà au lycée et en hypokhâgne, elle était responsable pour la Haute-Loire des Jeunes Européens Auvergne. Melek s'est intéressée très jeune aux questions européennes. Elle était membre du Conseil départemental de la jeunesse, puis de son instance nationale. Ça lui a beaucoup plu. Elle y a fait deux mandats de deux ans. « Je pense qu'il est très important d'avoir des activités extérieures aux études, ça m'a permis de rencontrer beaucoup de personnes d'horizons différents et de me familiariser avec la vie politique et publique ». Quel que soit son métier futur, Melek Kocabicak est convaincue qu'elle n'arrêtera jamais ses activités associatives et bénévoles. C'est pour elle une source d'épanouissement et d'ouverture sur les autres. Mais jamais au détriment de la famille et des amis ! Elle sait que son désir fou d'indépendance et son goût pour les voyages peuvent être parfois mal compris. « Il me semble très important de savoir apprécier son indépendance sans pour autant négliger ses proches. Quand je me suis rendue compte que je pouvais passer des semaines sans voir ou appeler ma famille, j'ai pris soin de ne pas les vexer, j'ai eu peur qu'ils croient que je ne les aime pas suffisamment ! Donc aujourd'hui ça me paraît important, savoir donner même si on ne veut pas recevoir. J'essaie d'être là pour ma famille et pour les amis ». Ne frappe pas à la porte d'un autre si tu ne veux pas qu'on frappe à la tienne.

 Toulouse

Melek a donc ralenti ses activités associatives depuis son retour de l'étranger, aussi pour mieux terminer ses études. Elle préfère s'engager à 100% dans deux ou trois projets plutôt que de s'éparpiller. Membre de l'association ECLADE qui réunit des anciens du Conseil national de la Jeunesse, elle organise maintenant à Toulouse des cafés-débats sur les notions de démocratie et de démocratie participative. Même si elle ne milite pas dans des organisations, elle s'intéresse de très près à la vie politique, à ce qui touche l'Europe, l'engagement associatif et les droits de l'homme. Doğru söyleyeni dokuz köyden kovarlar. Celui qui dit la vérité doit avoir un pied à l'étrier.
Les évènements récents liés aux élections présidentielles tant en France qu'en Turquie l'ont bien entendu vivement intéressée. En France, particulièrement depuis 2002, lorsque se firent entendre les premiers commentaires sur le caractère prétendument non-européen de la Turquie, puis en 2004 et 2005, lorsque les choses s'accentuèrent. Les arguments fallacieux qui sont mis sur le tapis l'attristent. Bien que non croyante, elle a un grand respect à l'égard de toutes les religions, et l'islamophobie qui règne dans nos foyers lui fait craindre une érosion de la tolérance. C'est donc en toute logique qu'elle s'est penchée sur l'histoire du pays de ses racines. Elle cite le proverbe africain : « Si tu ne sais pas où tu vas, n'oublie pas d'où tu viens » et puis Kundera qui dit qu' « on ne veut être maître de l'avenir que pour pouvoir changer le passé ». Elle rédige actuellement un mémoire sur la laïcité dans la Turquie moderne, dans le cadre de ses études à Sciences Po Toulouse.

                                   

            (le 29 avril 2007 à Istanbul, jeune fille défendant la laïcité, photo de presse)

Après avoir passé plusieurs mois à lire, à écouter et à rencontrer des gens, elle comprend mieux aujourd'hui l'histoire complexe de la Turquie, ce "colosse aux pieds d'argile" qui suscitait l'admiration sous Soliman le Magnifique, et qui suscite aujourd'hui la haine de ceux qui reprochent encore à la Turquie son expansionnisme à l'ouest. En abandonnant ainsi les enfants de France aux racines turques, il sera demain trop tard pour pleurer. Quand le chariot (sera) brisé, beaucoup de gens vous diront par où il ne fallait pas passer.
Le terme d'intégration gêne Melek. Elle ne s'est jamais posée la question en ce qui la concerne. Pourquoi devrait-elle s'intégrer alors qu'elle fait déjà partie de la société ? « Ce n'est ni l'étranger qui arrive, ni le Français d'origine étrangère qui doit s'intégrer, mais c'est chaque membre de cette société si diverse qui doit y trouver sa place et y apporter sa contribution, dans un esprit de respect de la différence. L'intégration est d'abord celle de certaines valeurs. C'est l'intégration de mes parents qui fut certainement difficile. Aujourd'hui j'admire ma mère pour tous les efforts qu'elle a fournis, et pour les valeurs qu'elle m'a inculquées. Ma réussite d'aujourd'hui, si réussite il y a, c'est à elle que je la dois... ». Qui n'écoute pas les grands est plus mort que vivant.
Melek adore la musique, elle écoute absolument tout ! Ces derniers temps elle passe en boucle l'album Meds de Placebo, mais aussi les chansons les plus connues de Nougaro et d'Edith Piaf ! Ce qu'elle aime par-dessus tout, c'est le rock et le jazz manouche français, et la musique tzigane pour laquelle elle s'est passionnée en République tchèque. Elle adore lire et écrire. Elle aime surtout les romans de Milan Kundera, Le livre du rire et de l'oubli et Risibles amours, les écrivains allemands comme Thomas Mann et Rainer Maria Rilke, Lettres à un jeune poète. Mais elle aime bien aussi Anna Gavalda, notamment son roman Ensemble. C'est un de ses proches amis qui lui a offert, ainsi qu'à deux autres de ses amis. « Il a eu raison, pourquoi se prendre la tête à trouver différents cadeaux de Noël alors qu'on veut dire la même chose aux gens qu'on aime ? ». Ne regarde ni la monture, ni le vêtement, regarde le coeur.

                                                                                    Guy Didier, le 7 mai 2007

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