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28-11-2006 |
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Elle s'appelle Jeanne d'Arc. C'est son prénom ! Dans la famille, là-bas en RDC (Congo), on s'appelle comme ça de tante en nièce. C'est un peu une tradition. Elle arbore avec fierté un médaillon de Jeanne d'Arc, celle de Domrémy. La maison natale de la Pucelle, elle l'a visitée. Normal ! Elle habite maintenant à quelques kilomètres, à Mirecourt, où son mari est luthier. Enfin, était... Car aujourd'hui, il doit exercer son métier en Allemagne, à Cologne. Jeanne d'Arc et son mari apprennent l'allemand. « Il faut, sinon on ne peut rien faire ». Mais tous les week-ends ou presque, ils rentrent à Mirecourt. N. habite à Farébersviller. « C'est là qu'est toute la famille ». Sauf, son mari, qui travaille à Genève. « Je viens d'avoir mes papiers en France et le droit de travailler. Mais il n'y a pas de travail à Far. Tous les week-ends, mon mari fait le trajet de la Suisse à la Moselle. Que dois-je faire ? La Suisse ne me donne pas la possibilité de travailler. Et puis, toute la famille est ici en Moselle." |
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27-11-2006 |
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«Un beau jour on se décide.» Ainsi débute le périple du narrateur de ce récit. L'homme pourrait être né au Congo, au Liban, au Kurdistan, au Cambodge.... Il a décidé de quitter son pays dévasté par la guerre civile, de fuir les difficultés économiques avec femme et enfants. C'est au «pays des droits de l'Homme» que son exil, via un réseau de passeurs, le mène. C'est en France qu'il demande l'asile. Mais lorsqu'il pose le pied sur le sol français, le plus difficile reste à faire : assurer le quotidien, comprendre la loi et l'administration, les combattre parfois ; tout tenter pour ne pas retourner «d'où il vient», et demeurer dans ce pays où une vie normale serait peut-être, un jour, possible. En rassemblant des milliers de témoignages et de situations vécues dans ce personnage anonyme, Michel Weckel raconte un monde qu'il connaît bien : celui de la misère, de la déprime des sans papiers, d'une législation kafkaïenne et du précaire qui dure. Un témoignage riche, pour faire tomber les préjugés des uns et des autres. Michel Weckel, après des études en théologie protestante, a été délégué régional d'une organisation non gouvernementale d'aide aux exilés, la CIMADE, de 1987 à 2006. Il vit à Strasbourg.(présentation éditeur)
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27-11-2006 |
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Azouz Begag a terminé son Tour de France de la diversité. Lancé le 9 octobre à La Courneuve, il s'est refermé le 7 décembre à Toulouse. Nous étions à l'étape nancéienne du 24 novembre. Nous avons pu y apprécier les témoignages recueillis dans la région par l'Association culturelle berbère (filmés en un documentaire de 26 mn), le micro-trottoir réalisé Place Stanislas par la MJC Lorraine et les témoignages de cadres d'entreprise issus de la « diversité ». Loin d'être un obstacle ou une contrainte nouvelle, la diversité est un atout. Elle permet d'inverser la pyramide des âges (témoignage Nordon). Elle répond à la pénurie de compétences (témoignage du Centre de formation du bâtiment). Elle ouvre les portes de l'entreprise à des gens qui ont toutes les compétences nécessaires et qui, plus que d'autres, ont « la gnaque» (témoignages de toutes les entreprises présentes). |
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19-11-2006 |
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Ce matin gris de novembre, Meryem Kaf pointait à la Sous-Préfecture d'Antony dés cinq heures et demi pour renouveler son titre de séjour d'étudiante. Il faut se lever tôt pour être la première à passer au guichet à neuf heures. Nous avions rendez-vous à onze heures au cœur du Quartier Latin, là où Meryem aime flâner, humer l'air de Paris, prendre son café au petit bistrot qui pratique le commerce équitable. A onze heures, Meryem était à l'heure. Comme toujours. Souvent même elle est en avance. En avance sur son temps. Meryem est toujours la première à défricher les terrains encore vierges de l'émancipation de la femme. C'est d'ailleurs sur « la place de la femme dans les médias au Maroc » qu'en septembre 2005, elle est sortie major de son séminaire « Médias et tiers monde » au Diplôme de l'Institut français de presse à l'Université Paris II. Un retentissant 17/20 qu'elle affiche avec fierté. |
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01-11-2006 |
« A ceux qui me demandent si je suis Français ou Marocain, je réponds ni l'un ni l'autre : je suis Roubaisien, c'est tout. Roubaisien de la côte Ouest. J'ai été à l'école, j'ai appris comme tout le monde, j'aime même la blanquette de veau, j'm'arrête aux feux rouges, je paye mes impôts, enfin j'aimerais payer mes impôts... Faut prouver quoi ? Je suis né ici, j'ai grandi ici, je n' connais qu'ici, c'est chez moi ici. » Extrait de la pièce "Pas celui qu'tu crois!" de Dounia Bouzar. Dounia n'est pas celle que vous croyez. Rencontres avec plusieurs femmes et hommes qui combattent chacun(e) à sa manière pour l'égalité des chances et des droits : Lilian Thuram, le défenseur; Fodé Sylla, radical et de gauche; Bornia Tarral et Fadela Mehal, des femmes... en responsabilité; Majid El Jarroudi et Yazid Sabeg: ils entreprennent dans les quartiers.
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