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La une de la pluralité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
24-12-2008

  4 janvier 2009 : la vie singulière de Fadela M'rabet

Dans les rues d'Alger, une petite lumière. Une petite fille est en train de faire ses devoirs sur le trottoir à la lumière d'une lampe électrique à côté de sa mère. Cette scène est décrite par l'écrivain Anouar Abdelmalek (ndlr, sociologue égyptien vivant à Paris depuis 1959) et souvent racontée par Fadela M'rabet : "L'image de cette petite fille est à la fois d'une tristesse infinie, mais d'une extrême beauté, parce que tant qu'il y aura une petite fille qui, contre vents et marées, contre les inondations, les tremblements de terre, continuera à faire ses devoirs, l'espoir est permis".

Dans les années 50, Fadela M'rabet faisait des études supérieures à Strasbourg. De retour en Algérie dans les années 60, elle publie "La femme algérienne" et "Les Algériennes", des pamphlets qui lui valent un opprobre national dans un pays qu'elle doit quitter pour la France en 1971. Ce qui lui vaut ce déshonneur ? D'avoir écrit que si la femme n'était pas un être humain, l'homme ne pouvait être un citoyen.

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Elles entreprennent Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
25-11-2008

Les femmes françaises aux racines venues d'ailleurs entreprennent.  Pour certaines d'entre elles, le réseau Diversitelles, animé par Patricia Moerland, est un moyen privilégié pour rendre visibles leur créativité, leur talent.

   

 Patricia Moerland, Aprobee ©

"Je n'ai aucun mérite particulier à être arrivée là où je suis aujourd'hui" me dit Patricia Moerland, qui a créé Aprobee, une agence de communication d'entreprises, de conseil et de coaching en développement du capital humain. "Bien sûr, je suis noire, mes parents sont des Antillais, de la Guadeloupe et de la Martinique, bien sûr, j'ai souvent rencontré des discriminations, mais jamais de l'exclusion." Elle précise : "Je suis née en Loire-Atlantique et mes premières années, je les ai vécues à la campagne, dans la France profonde."   

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Altérités Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
14-11-2008

Alter ego. Qui est "l'autre" ? La musique est un jeu qui dit l'autre. Les mots sont des "je" qui s'envolent.

Ce sont les chants du monde de Nassima Chabane, entre Alger et Paris, de Fawzy-al-Aiedy, qui jumelle la ville des mille et une nuits (Bagdad) et la ville-lumière (Paris), de Nawel Ben Kraïem dont la voix flotte entre orient et occident, de Laïka, noire et juive séfarade, élevée par des femmes dans la culture méditerranéeenne, de Keny Arkana, qui s'est élevée toute seule dans les rues de Marseille. Des sons bien différents, de l'arabo-andalou au rap en passant par le jazz et la pop rock contemporaine. Mais des expressions qui disent toutes la liberté, la vie contre les enfermements, contre les ghettos, qui disent la rage et les joies du coeur, par delà les altérités.

L'altocirrus de Nawel Ben Kraïem

Sa voix est veloutée, façon orientale, et rauque, façon gospel. Sa musique métisse de façon originale la pop rock contemporaine - elle est fan de Nosfell et de Bjork - et la musique orientale traditionnelle. Sur scène aussi son métissage est évident, entre danse moderne et orientale.  Nawel Ben Kraïem est toujours à la croisée des univers.

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Migrations cristoliennes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
13-11-2008

Les migrations construisent une ville, font son histoire, bâtissent son avenir. La Ville de Créteil a bien compris l'importance que revêtent ces flux de toutes sortes dans la constitution d'une citoyenneté urbaine. « Immigration et citoyenneté », projet porté par la Ligue des Droits de l'Homme et l'Union locale des centres culturels et sociaux de Créteil,  a permis de valoriser tout au long de l'année 2008 l'apport des différentes populations étrangères qui ont contribué à la construction de la ville et à son histoire.

La Ville de Créteil a envisagé les migrations sous un angle architectural et urbain, notamment à l'occasion des Journées du patrimoine.  Cette approche originale et pédagogique a permis d'aborder les problématiques liées à l'immigration à partir de ses acteurs : les migrants, les associations locales d'aide à l'insertion, les associations culturelles, etc.

 Fanny Lilas (photo ci-dessous) a coordonné l'élaboration du « Carnet de voyages cristoliens » : les métissages qui construisent la ville, un entretien avec Fanny Lilas par Melek Kocabicak.

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Pionnières Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-11-2008

Version Fémina, le magazine qui accompagne les quotidiens régionaux du week-end, propose l'élection de la femme qui fait bouger les choses. Parmi les nombreuses candidates à travers toute la France, nous avons choisi de vous présenter Aïcha Ramdani à Vaulx-en-Velin, Isabelle Mananga à Evreux, Anca Midoux Papa-Radu à Grasse et Ouafa Mockbel à Chalon-sur-Saône.

 Ouafa Mockbel : Open Café

"Choquée". C'est le terme qu'emploie Ouafa Mockbel pour décrire son état d'esprit quand, en 1999, alors qu'elle commence à travailler dans le milieu associatif de Chalon-sur-Saône, elle découvre "la précarité des gens sans ressources". Ce n'était pas vraiment une surprise pourtant. Parce que la précarité, Ouafa connaît. Née à Alger en 1970, la jeune fille suit une scolarité studieuse, obtient une licence en sciences financières et prépare une formation pour devenir expert-comptable... quand elle rencontre Karim, chef de service à la télévision algérienne.  Tout aurait pu se dérouler sous les meilleurs auspices pour le jeune couple. Mais en 1994, suite aux "évènements", Karim craint pour sa vie. Né de mère française, il décide de rejoindre la France pour sa sécurité. Commencent alors pour Ouafa et Karim de longues années difficiles: "A Alger, on vivait bien, on avait tout ce qu'il faut. Nous sommes arrivés à Chalon avec deux valises et une seule préoccupation : trouver du boulot pour avoir un salaire".

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