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Entre-gens yeni yiliniz kutlu olsun (en turc), dewenati (en wolof), asseguèsse-ameguèsse (en kabyle), sana saida (en arabe), toute l'équipe de l'association Entre gens vous souhaite une TRES BONNE ANNEE 2009, une année pleine de vie, où vous saurez lier votre histoire à l'histoire du monde, où vous construirez votre chemin comme une oeuvre d'art, où vous rencontrerez les êtres qui donneront du sens à votre existence. où vous ferez de ce que vous êtes un don à l'humanité. Nous espérons pouvoir continuer à vous offrir tout au long de cette année par notre activité bénévole le plaisir d'ouvrir toujours de nouvelles portes, de franchir encore de nouvelles passerelles... Demandez notre newsletter Vie (la lettre d'entre-gens, janvier 2009) avec toute l'actualité du mois.
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22-01-2007 |
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Özlem Öztürk. Difficile de faire plus turc comme nom. Et pourtant Özlem n'hésite pas à dire : « Je suis Vosgienne ». Comme son compagnon (elle dit « mon copain »), un Vosgien de Nancy, qu'elle a rencontré il y a trois ans, peu de temps après son arrivée en France. Özlem parle de la France bien mieux que toutes les Marie Dupont et elle a envie de faire aimer la France à tous les immigrés qu'elle a désormais en face d'elle en tant que formatrice linguistique auprès de l'Association pour l'enseignement et la formation des travailleurs immigrés et de leurs familles. Ankara Il y a peu de temps encore, Özlem, née à Tarsus, mais qui a grandi à Ankara, ne connaissait (presque) rien de la France. Elle était étudiante à l'Université de Haceteppe. Au lycée, elle avait fait des études bilingues en anglais mais également appris l'allemand. Elle était une jeune fille moderne d'Ankara. Elle est très sportive, a pratiqué le volley et beaucoup d'autres sports. La journée, elle était à la fac. Le soir, elle sortait dans les cafés de la ville, allait au cinéma, au théâtre, au club de sport comme la jeunesse parisienne ou la jeunesse de toutes les grandes villes du monde. |
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21-01-2007 |
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La femme, en se libérant du patriarcat qui la mutilait, exprime toute sa créativité. Elle fait de sa féminité une force intérieure et une sagesse. La féminitude se révèle plus encore dans l'interculturalité, ici et là-bas, d'ici et d'ailleurs. Un processus est en marche.
Aurélie Filipetti : Une belle plume (députée à Rombas) Elle est née le 17 juin 1 973 à Villerupt, au coeur du Pays-Haut lorrain. Elle a grandi face à l'usine de Micheville. Son père, Angel Filipetti, est devenu maire en 1983 (PCF). Depuis l'âge de 14 ans, il était mineur de fer, et militant syndical, il est devenu délégué mineur à la mine de Tressange avant d'être placé en invalidité après un cancer du poumon. C'était en 1984, il s'est alors beaucoup battu pour que ce cancer soit reconnu comme maladie professionnelle. En vain... La famille d'Aurélie Filipetti est d'origine italienne comme une bonne partie des habitants du Pays-Haut. Pendant la guerre, son grand-père paternel et deux de ses frères ont été arrêtés au fond de la mine d'Audun-le-Tiche et déportés pour faits de résistance. Ils appartenaient à un groupe de Résistants bien connu en Lorraine: le groupe "Mario". Il s'agissait d'ouvriers pour la plupart immigrés qui organisaient un grand nombre d'actions de part et d'autre de la frontière du Reich. |
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20-01-2007 |
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Lille, dans les années 80 A voir cette gamine et ses trois frères s'ébrouer dans les rues de la ville du Nord au coeur de l'été flamand, on aurait sans doute eu peine à imaginer que la petite famille venait d'Alger pour passer là comme chaque année les vacances d'été. Faïza, son prénom en Algérie - en France, on l'appelle Aïcha, son deuxième prénom - venait là pour rejoindre son père. Avec ses longs cheveux bruns et ses yeux noirs, elle respirait la liberté. Le père, enseignant d'arabe et passionné de linguistique, exerçant à Lille, aimait faire venir sa petite famille pour cette période de l'année. Il faut dire aussi que la mère est depuis toujours éprise de culture française et de la vie à la française. Paris 2006, retournement de situation Aujourd'hui, le père est à Alger et ce sont la mère et les enfants qui sont en Europe. C'est à Alger que le père vit sa retraite de proviseur. C'est à Paris que vit la mère, "gouvernante", pourrait-on dire, d'un vieux monsieur handicapé. Aïcha vit à Metz, un frère est en Allemagne, un autre en Angleterre, le troisième est tombé à 17 ans sous les balles du terrorisme algérien en 1994. La famille est éclatée. |
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19-01-2007 |
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Un Alsacien sur dix est immigré. Les nouveaux venus sont Ukrainiens, Arméniens, Camerounais, Gabonais, Indiens... Ils viennent de pays de plus en plus divers. Ils sont de plus en plus diplômés. Mais « l'intégration est souvent une question très aléatoire, qui dépend des opportunités et des rencontres de chaque migrant » nous explique le géographe Stéphane de Tapia, spécialiste des questions migratoires. Ce qui est sûr, c'est que les immigrés sont une véritable chance pour renouveler les générations et pour renforcer le dynamisme économique de la région. Les étudiants en journalisme du CUEJ de Strasbourg (Université Robert Schuman) ont rencontré des hommes et des femmes immigrées en Alsace, des nouveaux visages de la région. Portraits également publiés sur News d'Ill (disponible en kiosque en Alsace). Moussa Coulibaly, Burkina Faso : Le griot amoureux Dès les premières notes, le public du centre socio-culturel du Fossé-des-Treize de Strasbourg s'envole vers de lointaines contrées... En cette fraîche soirée de novembre dédiée à la culture africaine, Moussa Coulibaly fait chanter le tam-tam qui parle. Bien calé sous son aisselle, l'instrument fait de bois et de peaux de chèvre tendues résonne sèchement sous les coups portés à l'aide d'une crosse en bois.En compagnie des autres musiciens, Moussa réchauffe le cœur des spectateurs en s'affairant également sur le balafon, sorte de xylophone exotique composé de lamelles boisées et de calebasses faisant office de caisses de résonance.
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19-01-2007 |
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« Allez Yallah ! », film de Jean-Pierre Thorn, produit par Jean-Jacques Beineix « Le film passionne quand il se penche sur une réalité toute proche : le sort des femmes dans les banlieues françaises, où l'intégrisme est d'autant plus difficile à combattre qu'il prospère dans le huis clos du communautarisme. Preuves parmi d'autres de cette régression alarmante : les cailloux lancés sur des caravanières du haut d'un immeuble ou l'ignorance crasse de cette jeune beur qui se dit favorable à la lapidation des femmes adultères ! En rupture avec un discours fataliste, ce documentaire salutaire en appelle aux responsables politiques pour barrer la route aux fondamentalistes et reprendre la main dans les quartiers défavorisés. » Mathilde Blottière (Télérama). Allez Yallah ! retrace l'épopée de deux caravanes en 2004, au Maroc et en France, et en fait un hymne à la beauté de la vie et à la lutte des femmes pour l'égalité, au Sud et au Nord. Au Maroc, les caravanes sillonnent régulièrement le pays depuis 2000 à l'initiative de la Ligue démocratique des droits des femmes. En France, les « Caravanières venues du Sud » ont sillonné l'agglomération lyonnaise en 2004 et le pays en 2006, sous l'impulsion de l'association lyonnaise Femmes contre les intégrismes (Fci). Les caravanes et le film qui tourne aujourd'hui dans les salles françaises contribuent à casser la chape de silence qui recouvre les discriminations vécues par les femmes, ici et là-bas. Calendrier complet des projections en France du film Allez Yallah sur www.cargofilms.com . L'épopée, comme si vous y êtiez... |
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