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Clés de sol, des Strasbourgeois solidaires, par Guy Didier, éditions Entre gens, oct.2011, 204 pages, 15 € (frais postaux inclus), en vente ici  via Paypal.

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Vive la fiance ! Version imprimable Suggérer par mail
23-01-2012
Non, il n'y a pas une erreur dans le titre ! Croire en les ressources que peuvent apporter à notre pays les diplômés  étrangers  formés en France, avec  Fatma Chouaieb. Croire en les talents que l'on peut  rencontrer  partout dans nos banlieues françaises, avec Wahiba Zedouti. Croire en les relations  fortes et séculaires entre nos sociétés française et turque, avec Ülker Akyol. Croire en vous.

                                             
En finir avec la méfiance, avec la défiance. Vive la fiance ! la confiance ! "Aucune circulaire ne doit empêcher de circuler les étudiants, les savants, les artistes, pour qu'ils nous donnent le meilleur d'eux-mêmes." (François Hollande, le 22 janvier 2012). Vive la France ! " L'égalité est l'âme de la France." Vive la République !
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Ecrits de la nuit Version imprimable Suggérer par mail
12-01-2012

Comment devient-on écrivain ? En disant avec des maux ce que d'autres expliquent avec des mots. A moins que ce ne soit le contraire. En entrant dans l'univers de Khadi Hane, il ne faut plus rien craindre, ni la différence, ni la ressemblance. La perception de la différence, c'est quand dans ce pays on salue la femme noire comme une assistante sociale salue son cas social, d'une longue poignée de main. Madame Renaud, raconte la narratrice, était "mon assistante sociale. D'office quelques mois plus tôt, le préposé à l'accueil du centre de la place Jules-Joffrin me l'avait collée. Elle me revenait de droit. Votre référent social ! avait-il clamé avec solennité..." (Des fourmis dans la bouche, Denoël, 2011). Mais la perception de la ressemblance, c'est quand l'amour vous arrive subitement, incalculé, envoûtant, cruel, ingrat.

Khadi Hane sous le regard des étoiles

Les héros et héroïnes des romans de Khadi Hane sont dessinés d'une plume jamais lancinante, toujours inventive. Ils sont vrais ou en tout cas vraisemblables. "La comédie n'est qu'un portrait de nos actions, de nos discours, et la perfection des portraits consiste en la ressemblance" (Pierre Corneille) 

     

Comment devient-on écrivaine ? En se nourrissant dès son plus jeune âge de cette tradition littéraire que portaient à Dakar des femmes comme Aminata Sow Fall ou Mariama Bâ. En parcourant les livres comme si ces histoires avaient été racontées pour  soi. En mettant un jour sur papier ses propres ressentis (Sous le regard des étoiles, 1998).

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La une de la pluralité Version imprimable Suggérer par mail
01-01-2012

  5 février 2012: Darina Al Joundi attend le printemps féminin

"Le jour où Nina Simone a cessé de chanter", c'est d'abord un livre (Actes Sud, 2008), où Darina Al Joundi s'est racontée à l'écrivain algérien Mohamed Kacimi; c'est ensuite un spectacle que Darina a interprété, de juillet 2010 à janvier 2012, d'Avignon au Théâtre Essaion, dans un soliloque puissant et généreux. La pièce est un hommage à son père, Assem, son héros, qui a dû fuir sa Syrie natale pour le Liban, un journaliste pourchassé de tous les pays arabes, maintes fois emprisonné et physiquement agressé. A ses filles il a appris la liberté des esprits et des corps, la parole, la poésie, la musique, la danse, la vie nocturne au mépris de toutes les formes d'obscurantisme. A son enterrement le 25 janvier 2001, ce sont les chants de Nina Simone plutôt que les psalmodies religieuses qui ont accompagné son départ. Dix ans plus tard, jour pour jour, Darina a vécu le plus beau jour de sa vie avec le peuple égyptien qui se libérait. "Ce jour là, dit-elle, nous nous sentions profondément arabes, avec tous ces peuples qui aspiraient à leur liberté". Un an plus tard encore, Darina observe avec attention ce qui se passe en Syrie, où le peuple lutte depuis dix mois, et en Egypte et ailleurs où elle sait que le combat pour la liberté continue.

Darina Al Joundi raconte ce qu'elle a elle-même vécu, cloîtrée pour son impiété, exilée en France pour fuir l'oppression. Elle prend la défense de son père dont la mémoire est salie. Le théâtre est son expression. Elle est invitée dans les médias. Elle dit son amour de la laïcité, qui veut dire "appartenir à un pays, pas à une communauté". Elle intervient dans le débat public: "Nous ne sommes pas dirigés par des chefs d'Etat mais par des chefs d'entreprises, guidés par la finance". Ici aussi en Europe, précise-t-elle. Darina Al Joundi a toujours dans la tête un air de Nina Simone. Le printemps des peuples est encore pour demain et il sera féminin. Aujourd'hui, Darina s'engage dans Souria Houria  (Liberté Syrie), écrit un nouveau roman ainsi qu'une nouvelle pièce d'ores et déjà programmée pour le prochain Festival d'Avignon. La pièce s'appellera Ma Marseillaise. (portrait à lire dans Le Figaro Madame du 20 janvier 2012)

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Clés de sol Version imprimable Suggérer par mail
20-12-2011

Ils sont nés dans la haute vallée de la Bruche ou en Kabylie, sur les hauts plateaux du Mexique, en Franche-Comté ou au Bénin, dans les Vosges ou en Anatolie, peut-être même à Strasbourg ! Ils sont hommes, femmes, jeunes ou plus âgés, médecins, animateurs, postiers, artistes, et même sans profession, certains longtemps sans domicile fixe, d'autres un temps sans papiers. Ils ont grandi dans une religion, chrétienne, musulmane ou juive, ou sans religion, ont pris un engagement politique ou pas. Quelques uns ont réussi rapidement, d'autres ont galéré longtemps avant de se poser. Ils vivent seuls ou en famille, ont fait de belles rencontres ...et aussi des ruptures. Chacune, chacun d'entre eux à sa manière a créé, inventé, saisi une opportunité et l'a fait fructifier, en solitaire, rarement, en association le plus souvent, avec le soutien des institutions aussi.

       Ligne  © Mina El Bakali

Clés de sol, des Strasbourgeois solidaires, par Guy Didier, éditions Entre gens, oct.2011, 204 pages, a été édité avec le soutien de la Ville de Strasbourg (Conseil municipal du 8 décembre 2011).

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J'ai deux amours Version imprimable Suggérer par mail
05-12-2011

On entre en exposition comme on entre en exil. On avance sur les sables mouvants de l'étrangeté. On se laisse surprendre par une subite intimité. Etrangers partout. Foreigners everywhere. Estrangeiros en todo lugar. 

   

C'est à la lumière des néons du collectif d'artistes Claire Fontaine (comme les cahiers d'écoliers) que le visiteur de l'exposition d'art contemporain J'ai deux amours pénètre dans l'univers hybride des héritiers de Joséphine Baker, les exilés, les sans papiers fixes, les résidents à durée déterminée, les transhumants, les cosmopolites. Les étrangers sont partout. Ils sont en nous.

 J'ai deux amours, la collection d'art contemporain de la CNHI, est présentée en exposition temporaire du 16 novembre 2011 au 24 juin 2012, au Palais de la Porte Dorée, Paris 12e.

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