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17-12-2006 |
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Mohammed Benchaabane, chargé de mission au Conseil général de Meurthe-et-Moselle, et Rahvia Tahardji ont recueilli 23 témoignages de « chibani », de vieux travailleurs immigrés, vivant leur retraite dans les foyers de l'agglomération nancéienne. Ils racontent « les sanglots (qui) se taisent sous le poids des croyances », ce quartier Saint-Nicolas où des hommes dignes, résistant aux sarcasmes, ont vu leurs rêves s'effilocher, sous le poids des ans et des souffrances. |
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28-11-2006 |
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Sandra, Laure, Alexandra, Giovanna... sont des jeunes filles comme tout le monde. A un petit détail près. Elles ont choisi d'entrer dans le Bâtiment. |
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28-11-2006 |
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Elle s'appelle Jeanne d'Arc. C'est son prénom ! Dans la famille, là-bas en RDC (Congo), on s'appelle comme ça de tante en nièce. C'est un peu une tradition. Elle arbore avec fierté un médaillon de Jeanne d'Arc, celle de Domrémy. La maison natale de la Pucelle, elle l'a visitée. Normal ! Elle habite maintenant à quelques kilomètres, à Mirecourt, où son mari est luthier. Enfin, était... Car aujourd'hui, il doit exercer son métier en Allemagne, à Cologne. Jeanne d'Arc et son mari apprennent l'allemand. « Il faut, sinon on ne peut rien faire ». Mais tous les week-ends ou presque, ils rentrent à Mirecourt. N. habite à Farébersviller. « C'est là qu'est toute la famille ». Sauf, son mari, qui travaille à Genève. « Je viens d'avoir mes papiers en France et le droit de travailler. Mais il n'y a pas de travail à Far. Tous les week-ends, mon mari fait le trajet de la Suisse à la Moselle. Que dois-je faire ? La Suisse ne me donne pas la possibilité de travailler. Et puis, toute la famille est ici en Moselle." |
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27-11-2006 |
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«Un beau jour on se décide.» Ainsi débute le périple du narrateur de ce récit. L'homme pourrait être né au Congo, au Liban, au Kurdistan, au Cambodge.... Il a décidé de quitter son pays dévasté par la guerre civile, de fuir les difficultés économiques avec femme et enfants. C'est au «pays des droits de l'Homme» que son exil, via un réseau de passeurs, le mène. C'est en France qu'il demande l'asile. Mais lorsqu'il pose le pied sur le sol français, le plus difficile reste à faire : assurer le quotidien, comprendre la loi et l'administration, les combattre parfois ; tout tenter pour ne pas retourner «d'où il vient», et demeurer dans ce pays où une vie normale serait peut-être, un jour, possible. En rassemblant des milliers de témoignages et de situations vécues dans ce personnage anonyme, Michel Weckel raconte un monde qu'il connaît bien : celui de la misère, de la déprime des sans papiers, d'une législation kafkaïenne et du précaire qui dure. Un témoignage riche, pour faire tomber les préjugés des uns et des autres. Michel Weckel, après des études en théologie protestante, a été délégué régional d'une organisation non gouvernementale d'aide aux exilés, la CIMADE, de 1987 à 2006. Il vit à Strasbourg.(présentation éditeur)
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27-11-2006 |
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Azouz Begag a terminé son Tour de France de la diversité. Lancé le 9 octobre à La Courneuve, il s'est refermé le 7 décembre à Toulouse. Nous étions à l'étape nancéienne du 24 novembre. Nous avons pu y apprécier les témoignages recueillis dans la région par l'Association culturelle berbère (filmés en un documentaire de 26 mn), le micro-trottoir réalisé Place Stanislas par la MJC Lorraine et les témoignages de cadres d'entreprise issus de la « diversité ». Loin d'être un obstacle ou une contrainte nouvelle, la diversité est un atout. Elle permet d'inverser la pyramide des âges (témoignage Nordon). Elle répond à la pénurie de compétences (témoignage du Centre de formation du bâtiment). Elle ouvre les portes de l'entreprise à des gens qui ont toutes les compétences nécessaires et qui, plus que d'autres, ont « la gnaque» (témoignages de toutes les entreprises présentes). |
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