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21-09-2011 |
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Que dire de cette Année des Outre-mer sinon qu'elle ne peut être qu'un travail de mémoire mais qui se tourne vers l'avenir : « Je n'ai pas le droit de me laisser engluer par les déterminations du passé. Je ne suis pas esclave de l'esclavage qui déshumanisa mes pères. » (Frantz Fanon). Que dire sinon qu'elle est un travail sur les identités qui ne peuvent être que de relation : « L'identité est toujours plurielle, toujours tissée de relations avec d'autres peuples, d'autres cultures, d'autres régions, d'autres mondes. Elle ne saurait être d'une seule racine et quand elle le prétend, c'est qu'elle s'illusionne sur elle-même, se replie et se nécrose... Les seules politiques véritablement d'émancipation sont celles qui relient les identités, les peuples, les pays. Elles sont de relation, quand celles qui asservissent et oppriment sont d'exclusion. » (Edwy Plenel).  Amel Aïdoudi et MaliSiLa, photographiées par Nicolas Derné |
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12-08-2010 |
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" Ce qui n'est pas donné ou partagé est perdu" (proverbe tsigane) L'enfant manouche apprend la musique en regardant ses aînés. Il imite les gestes des musiciens de son entourage. Il reproduit des morceaux entendus sur les terrains. Il glane ainsi les éléments nécessaires à sa progression. Chez les Manouches, il n'y a pas une leçon 1 et une leçon 2. Il y a une imprégnation progressive dans l'imitation des anciens. L'enfant manouche commence par un rythme qu'il devra très vite maîtriser en recherchant d'emblée l'excellence. Pas de droit au balbutiement mais pas de jugement négatif non plus par son entourage. Tout, au contraire, est dans le regard affectueux du groupe. L'enfant mémorise très vite, va jouer devant tous, un, puis deux, puis trois morceaux et il est toujours possible de passer d'un groupe à un autre, car tous partagent le même corpus musical de référence.  Et au coeur de ce corpus, à ses racines, il y a Django, l'inoubliable. |
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17-02-2008 |
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"Une danseuse danse parce que son sang danse dans ses veines" (Anna Pavlova) De Bouthaïna, qui vient de créer son association à La Réunion, à Sorahia, qui ouvre le Petit Palais de la Danse Orientale à Besançon, nous vous proposons aujourd'hui un tour d'horizon (non exhaustif, que les absentes nous en excusent) de la danse orientale française (et suisse romande) avec plus de soixante danseuses et profs en activité qui vous sont présentées ici. Si vous ne trouvez pas chausssures à vos pieds, c'est parce que la DO se pratique pieds nus ! (Bouthaïna: "La danse orientale est une poésie muette,...") Merci à toutes qui avez su faciliter notre recherche. Avant de quitter, répondez à notre sondage (en menu principal). (les images ne sont pas libres de droit, elles sont publiées ici avec l'aimable autorisation des artistes). |
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08-01-2008 |
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La « tête de Turc » vient du XIXe siècle et concernait les dynamomètres des foires sur lesquels il fallait frapper le plus fort possible, et qui représentaient un visage surmonté d'un turban. Sous le turban se cache le Turc, c'est bien connu... "Moi, franchement, une tête de Turc, ça ne me déplairait pas forcément", écrit pourtant dans son blog Gilles Devers. Deux évènements marquent ce début d'année parisien : à l'Assemblée nationale le 14 janvier, les citoyens originaires de Turquie s'expriment sur les discriminations; à Marne-la-Vallée, le 19 janvier, la movida turque s'invite pour une Nuit curieuse. Turkish Délices, avec la troupe Baba Zula. Cet article est illustré par les productions de la dessinatrice Ceren Oykut qui accompagne Baba Zula dans sa scénographie. |
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08-11-2007 |
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Et si au lieu de désigner les gens par des noms communs (les étrangers, les immigrés, les beurs, les jeunes des cités, ....), on les désignait par leurs noms propres. C'est un tout un nom propre : mon premier, le nom de famille, dit d'où l'on vient, mon deuxième, le prénom, dit où l'on va, mon tout dit qui l'on est. On peut parfois ajouter un nom choisi, comme le nom d'épouse. Le nom propre, c'est le nom de l'identité. Rencontrons aujourd'hui pas moins d'une dizaine de personnalités qui, avec leurs noms, mènent ce combat de l'identité. Les plus jeunes d'entre eux ont choisi l'écriture pour se raconter. Les plus âgés mènent depuis dix ou quinze ans un combat contre les discriminations. Avec Stéphane Méterfi, les jeunes débarquent. Nordine Nachite dit combien il aime sa banlieue. Avec Adnan Azzam, la France marche. Karim Amellal, Faïza Guène et leurs ami(e)s du Collectif "Qui fait la France ?" sont la chair de ce pays. Stéphane Méterfi, Débarquement jeunes (portrait d'après son blog) Son père a fait la guerre pour la France, il était harki. A Rouen, il est devenu ouvrier d'usine. Sa mère a élevé les onze enfants (nés entre 1962 et 1974) dans l'appartement de la Houssière à Saint-Etienne du Rouvray, en banlieue rouennaise. Stéphane Méterfi, né en 1972, a grandi là. |
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