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Récits de vie

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Romans de vie en Romandie Version imprimable Suggérer par mail
12-07-2010

 avec nos remerciements à Irena Guidikova, Direction de la Culture et du Patrimoine naturel et culturel du Conseil de l'Europe, qui nous a permis de connaître le travail de Valérie.

Les mots de Valérie Kernen disent son amour des gens. Depuis huit ans, à Neuchâtel, elle dresse les portraits de ces personnes "vivant ici et venant d'ailleurs" . Tous les mois, elle retrace le parcours d'un homme ou d'une femme qu'elle présente dans la presse régionale. La journaliste indépendante a ainsi déjà réalisé près d'une centaine de portraits, a publié un livre "Regards d'ailleurs" et monté une exposition. La "femme aux semelles de vent" avait eu cette idée dans un hamac en Amazonie !

                                    

     Valérie Kernen (photo Stefano Iori)

"Pourquoi m'interviewer moi ? Vous n'avez trouvé personne de plus intéressant !" demande Véra en souriant. La modestie de cette femme originaire de Serbie est sincère, même si son parcours n'a rien de banal... Véra se raconte à Valérie Kernen. Elle dit son enfance dans cette campagne pauvre où l'on parle un patois roumain, l'absence du père, son premier départ pour Vienne où la jeune fille à la longue chevelure noire croyait pouvoir devenir coiffeuse, puis son arrivée en Suisse deux mois avant le déclenchement de la guerre dans l'ex-Yougoslavie, l'impossible retour, les emplois "au noir" de fille au pair, la fuite d'un hôtel où "ça sentait le réseau de prostitution",  sa rencontre avec Michel, un Français vivant en Suisse, le voyage de noces dans une Serbie détruite et misérable, la naissance de sa fille... "La Suisse, un véritable paradis au coeur de l'Europe ! je n'ai pas été déçue", conclut Véra.

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Chalonnaises et chalonnais Version imprimable Suggérer par mail
29-06-2010

"Tout pays a une histoire. Tout homme a des racines. Nul ne procède de rien. Notre passé colle à la peau comme la terre glaise à nos chaussures. Notre présent est relié à un autrefois par un lien caché, obscur et ténu, sorte de cordon ombilical fait de peines, de souffrances, de visages, de lieux, d'objets, de déplacements, d'ëtres chers ou rejetés, d'expériences accumulées, de révoltes ou de résignation, de souvenirs ou d'amour". C'est par ces mots que le Centre Francophonie de Bourgogne introduisait son ouvrage "Mémoires d'émigrés". Les tranches de vie relatées par les propres mots des gens se déroulaient dans le bassin d'accueil du Creusot et de Montceau-les-Mines. Dans le même esprit et avec la même intelligence du coeur, pas très loin de là, c'est aujourd'hui l'Open-Café de Chalon-sur-Saône qui nous invite à de nouvelles rencontres. Les portraits qui suivent ont été présentés dans une exposition organisée par l'association. Ces Chalonnaises et Chalonnais font la diversité et la qualité de la ville, de leur ville.

 Alice

Alice est en France depuis mai 1965. Elle avait une dizaine d'années lorsqu'elle et sa famille ont rejoint son père qui vivait à Toulouse depuis deux ans. La petite famille avait fait le trajet en train contrairement au père de famille, qui lui avait fait le même chemin à pied. Alice raconte que son père est arrivé en décembre 1962 « pour gagner plus d'argent, parce qu'au Portugal, il était fermier.» Il y a quarante ans de cela, « les immigrés portugais venaient en France avec une idée bien précise à l'époque, c'était gagner de l'argent et repartir dans leur pays

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Une vie brûlée Version imprimable Suggérer par mail
19-06-2010

Douze ans, douze ans déjà. En juin 1998, Gül Ilbay profitait des douceurs de l'été pour flâner avec ses amies dans les rues de Metz et s'attabler avec elles dans l'un de leurs cafés préférés. Celui-ci s'appelait à l'époque « Au Vieux Metz », rue Mazelle. Elles étaient venues là pour écouter Malika, leur amie chanteuse. Et c'est là qu'il se trouvait, lui aussi.

            

Lui aussi était venu pour Malika. Ce lieu était vraiment exigu pour autant de monde. Dans le brouhaha, on n'entendait que le cliquetis des verres que les buveurs vidaient au fur et à mesure que la nuit avançait. Les présentations sont faites pendant le café-concert.

Il dit qu'il s'appelait Will.

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Courir pour vivre Version imprimable Suggérer par mail
27-05-2008

 Mais qu'est-ce qui fait courir les Ethiopiens ? A quelques semaines maintenant de l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin et de l'épreuve-reine du marathon, c'est la question que nous nous sommes posée. Et au Puy-en-Velay, Melek Kocabicak a rencontré l'ancienne marathonienne de haut-niveau Emebet Gebre-Ab. Le 23 mai 2008, elle était à Saugues (Haute-Loire) pour une grande soirée de convivialité, dans le cadre de l'opération « Solidarité Com'une » avec son association Mama Ethiopia. Mais qu'est-ce qui fait courir Emebet ? Elle est de ceux et celles qui vont jusqu'au bout de leurs projets, de ceux et celles qui savent que le don et la solidarité sont les véritables ferments de nos sociétés. Elle est de ceux-là, Emebet, et par sa détermination touchante, elle parvient à convaincre et à prendre avec elle des bénévoles tout aussi dévoués, pour les mener au large de l'Ethiopie.

 Voyage au cœur d'un projet, rencontre avec Emebet Gebre-Ab, présidente de Mama Ethiopia.

 « Donner avec amour et sincérité n'est jamais perdu... » C'est ainsi que l'association dévoile son projet, et donne le ton. Pas question de susciter de la pitié pour un peuple, pas question de promouvoir la culture d'un pays sans y mettre le pied, mais agir et savoir donner. La majorité des bénévoles s'est rendue en Ethiopie.

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Album photos Version imprimable Suggérer par mail
09-11-2007

 Ouvrons ensemble les albums photos que nous proposent trois artistes dont chacun, avec la singularité de son parcours, révèle une image spécifique de la France de 2007.

Mehrak la Téhéranaise de Paris, nous invite à une pérégrination de la métropole persane à la capitale française en passant par l'Anatolie et par Istanbul. Son regard s'aiguise en nous montrant l'immigration féminine à Paris, jusqu'à son enracinement. Malik Nejmi, l'Orléanais de la Source, retrouve son père marocain en voyageant à travers le Maroc et les liens qui s'y tissent dans les familles. Saïd Bahij photographie le Val Fourré où il a grandi et où il tente aujourd'hui d'introduire de la culture par son activité artistique multiforme et toujours talentueuse. Ces albums photos sont des récits, des récits de vie dans la tragédie du quotidien.

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