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Récits de vie

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Courir pour vivre Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-05-2008

 Mais qu'est-ce qui fait courir les Ethiopiens ? A quelques semaines maintenant de l'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin et de l'épreuve-reine du marathon, c'est la question que nous nous sommes posée. Et au Puy-en-Velay, Melek Kocabicak a rencontré l'ancienne marathonienne de haut-niveau Emebet Gebre-Ab. Le 23 mai 2008, elle était à Saugues (Haute-Loire) pour une grande soirée de convivialité, dans le cadre de l'opération « Solidarité Com'une » avec son association Mama Ethiopia. Mais qu'est-ce qui fait courir Emebet ?

      Elle est de ceux et celles qui vont jusqu'au bout de leurs projets, de ceux et celles qui savent que le don et la solidarité sont les véritables ferments de nos sociétés. Elle est de ceux-là, Emebet, et par sa détermination touchante, elle parvient à convaincre et à prendre avec elle des bénévoles tout aussi dévoués, pour les mener au large de l'Ethiopie.

 Voyage au cœur d'un projet, rencontre avec Emebet Gebre-Ab, présidente de Mama Ethiopia.

 « Donner avec amour et sincérité n'est jamais perdu... » C'est ainsi que l'association dévoile son projet, et donne le ton. Pas question de susciter de la pitié pour un peuple, pas question de promouvoir la culture d'un pays sans y mettre le pied, mais agir et savoir donner. La majorité des bénévoles s'est rendue en Ethiopie. Connaître le pays pour mieux aider ses habitants, cela peut paraître logique, sauf que là c'est évident. Le local est petit, les cartons s'entassent, l'espace est étroit mais les projets n'en sont pas moins grands : construire un orphelinat équipé d'un stade, telle est l'ambition de l'association.

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Album photos Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
09-11-2007

 Ouvrons ensemble les albums photos que nous proposent trois artistes dont chacun, avec la singularité de son parcours, révèle une image spécifique de la France de 2007.

Mehrak la Téhéranaise de Paris, nous invite à une pérégrination de la métropole persane à la capitale française en passant par l'Anatolie et par Istanbul. Son regard s'aiguise en nous montrant l'immigration féminine à Paris, jusqu'à son enracinement.

Malik Nejmi, l'Orléanais de la Source, retrouve son père marocain en voyageant à travers le Maroc et les liens qui s'y tissent dans les familles.

Saïd Bahij photographie le Val Fourré où il a grandi et où il tente aujourd'hui d'introduire de la culture par son activité artistique multiforme et toujours talentueuse. Ces albums photos sont des récits, des récits de vie dans la tragédie du quotidien.

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Les portraits de la diversité Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
03-08-2007

A la une aujourd'hui, c'est un peu l'histoire de l'arroseur arrosé... Voilà les portraitistes "portraitisées" : les journalistes Nadia Khouri-Dagher et Latifa Zoubir, la photographe Leila Bousnina. Normal sur le portail des portraits ! Mais que ce soit par la photo, par l'article de presse (écrite ou numérique) ou par le reportage audio-visuel (télé ou radio), ce qui nous est révélé par chacune d'elles est "la richesse de l'humain qui se cache derrière l'urbain". Derrière les murs de la ville et les murmures de la cité, il y a une mémoire et des espoirs à partager.

A comme...

Nadia Khouri-Dagher est Arabe, avec un grand A, c'est-à-dire qu'elle écoute Ya rayt (si seulement), cette chanson de Fairouz, qui lui rappelle le Liban, son Liban à elle, qu'elle a quitté enfant; c'est-à-dire que les placards de sa cuisine contiennent des épices, de la tehina (pâte de sésame), du zaâtar (thym à tartiner), des eaux de rose et de fleurs d'oranger, du jus de grenade, de la menthe séchée... 

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Paroles d'hommes et de femmes Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
23-07-2007

 (nouveau : la journée de bilan 2008 et perspectives 2009 de l'action 100 témoins 100 écoles s'est tenue le 14 mai 2008 dans la salle ASIEM au 6, rue Albert de Lapparet, Paris 7ème)

L'association Paroles d'hommes et de femmes a mis en place une action d'échanges interculturels intitulé "100 témoins pour 100 écoles" depuis 2004. Ce projet vise à valoriser la mémoire des migrants aînés francophones directement auprès des jeunes et de l'Education Nationale. L'objectif est de faire témoigner des aînés migrants francophones, devant des jeunes français scolarisés, sur leur parcours de migration de leur pays d'origine à leur lieu de vie en France et donner ces récits aux écoles, collèges et lycée de leur ville d'enfance et de leur ville actuelle en France.... La mémoire est source d'action éducative. Vous êtes nés dans un pays tiers et y avez passé votre enfance, votre scolarité... Vous êtes venus en France pour une raison ou une autre, votre expérience est unique et peut être source d'action éducative et d'ouverture interculturelle. L'association recherche des témoins migrants volontaires, hommes et femmes, pour venir raconter  leur parcours devant des lycéens et collégiens.

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Cléo, à coeur ouvert Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-02-2007

En novembre 2005, Clémence R., alias Cléo, le petit nom que lui a donné Jean, son mari, était opérée à cœur ouvert. Les jours qui ont précédé l'opération, tous ses souvenirs se bousculaient dans sa tête, de 1941, son premier souvenir lorsqu'elle avait trois ans, à aujourd'hui. Il y avait tant à raconter, à transmettre à ses deux enfants, à ses cinq petits-enfants. Elle regrettait de ne pas les avoir écrits quelque part, pour que Maud, Adrian, Johann, Clamenç et Romane reçoivent cette mémoire et la transmettent plus tard à leurs propres enfants. Aujourd'hui, grand-mère (elle ne veut pas que l'on dise mamie) veut parler. Elle, « la fille de la Polak et du communiste », comme disaient les gens, descendante de "gueules noires", va se raconter à cœur ouvert. Elle est si généreuse !

Le péché originel

Menie était très belle. A Saint-Etienne, on l'appelait la Dame du Panassa, du nom d'un quartier de la ville. Elle était corsetière. Elle plaisait à tous les hommes du faubourg. C'est ainsi qu'elle, la couturière, fille de mineur, est tombée enceinte du fils du pharmacien.

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