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31-03-2008 |
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en hommage à Sarah Stragiotti (21 juillet 1984 - 6 février 2004) Vous avez aimé l'article Les baladines, paru le 19 février dernier. C'est pourquoi nous vous proposons aujourd'hui une suite, avec des témoignages que nous avons pu recueillir auprès des passionné(e)s de danse orientale, à Rennes, Paris, Nanterre, Chalons en Champagne, Nancy, Besançon, Saint-Etienne. Nous avons cherché à diversifier notre regard, en interrogeant des débutantes mais déjà plus que passionnées (Nadia à Paris et Ghizlane à Rennes), une danseuse et prof travaillant en région et de culture européenne, comme de plus en plus de pratiquantes (Aurore, nom d'artiste Saba, à Chalons en Champagne), Yael, qui, elle, est prof à Nanterre et de culture maghrébine, Marianne (Zahila), l'une des fondatrices de l'association Mosaïque Orientale, la créatrice d'une entreprise, le Palais de la Danse Orientale (Sorahia, à Besançon), et puis... un homme, un Maître de la discipline, Mayodi, que nous avons pu rencontrer le 9 mars où il était invité par Liz (la danseuse franco-marocaine de Nancy). Enfin nous vous proposons un entretien avec Fanny de Saint-Etienne, tout juste de retour du 2ème Festi-Color qui a eu lieu les 29 et 30 mars, dont le blog et le forum qui lui est associé sont devenus des must dans le petit monde de la DO en France. |
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05-10-2007 |
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Cinq personnalités qui, au féminin pluriel, sont des témoins de premier plan de la diversité française : Zohra Guillaume, fraternelle, Aïda Touihri, telle est-elle, Bolutiwi Ayesimoju, l'or est elle, Feriel Berraies Guigny, Feriel tout simplement, Olivia Cattan, plurielle plus encore. Zohra Guillaume, à vos couleurs Zohra Guillaume est née en Algérie, juste avant l'indépendance. Elle est donc née française. Et la France pour elle, c'est la liberté, c'est l'égalité et c'est plus encore la fraternité. Elle le dit (l'écrit) dans un ouvrage percutant paru en pleine campagne électorale présidentielle 2007, "Fraternité. Au pied du mur !" (Edition Lacour-Ollé, mars 2007). Le texte est engagé en même temps que poétique, ponctué de néologismes audacieux. Installée à Commercy au côté de son mari artiste peintre (Bruno Guillaume), elle résiste au racisme bête et méchant qu'elle rencontre parfois, comme quand ses deux garçons (des jumeaux de 24 ans) sont contrôlés trois fois sur le même boulevard. |
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05-09-2007 |
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Aux abords des Puces de Saint-Ouen, dans un bâtiment de 4000 m2 qui fut l'ancien Centre social et sportif des Usines Valeo, s'est ouvert en janvier 2001 un lieu unique en son genre, un espace de création et de diffusion aux croisements de l'art et de la société et aux croisements des cultures. Ce lieu s'appelle Mains d'œuvres. Regard particulier sur « l'Afrique dessinée » qui y trouve là sa résidence d'artistes. Puis regards sur d'autres créations avec un détour par Marseille où, en cette fin d'été, Karine Arabian expose au Musée de la Mode et Nouria Nehari transmet son savoir-faire au Lycée Brochier. Dans l'Essonne, l'art investit les écoles, les collèges et les lycées pour libérer la parole et aller vers les autres... Artistes ou artisans, quelle différence ? L'artisan est l'artiste de la matière. L'artiste est l'artisan de la manière, la manière d'aller vers les autres. |
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02-08-2007 |
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Sandra Laoura à l'écoute de son corps. Jusqu'en janvier 2007, le sourire de sa jeunesse éblouissait les pistes de ski où la championne de La Plagne, native de Constantine, représentait la France en offrant son talent à son pays, récompensé par une médaille de bronze olympique. Elle se bat aujourd'hui, toujours avec le sourire et avec un incroyable moral de guerrière, contre la paralysie de ses jambes.  (photothèque du fan-club) Née à Constantine en Algérie en 1980, Sandra Laoura est arrivée en France avec sa famille deux ans plus tard. |
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02-08-2007 |
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« Tu es comme le mouton, mon frère Quand le bourreau habillé de ta peau Quand le bourreau lève son bâton Tu te hâtes de rentrer dans le troupeau Et tu vas à l'abattoir en courant, presque fier » (Nazim Hikmet) Gül Ilbay a toujours refusé de rentrer dans le rang. Elle me tend ce poème et cette citation comme le témoignage de ce qu'elle est, de ce qu'elle veut être, une femme libre. Gül Ilbay a quitté en 1981 son poste de Professeur de français à l'Ecole normale supérieure d'Ankara pour s'installer en Lorraine. La jeune enseignante a choisi l'aventure, l'exil comme Nazim, son illustre compatriote. En Turquie, ces années là, le nom même de Nazim Hikmet ne peut être prononcé ! En France, on chante le poète à l'Olympia. Comme un acte de résistance aux bourreaux de tous les temps qui ont fait de leurs peuples des troupeaux. L'exil de Gül est choisi. Elle a toujours eu le goût de l'inconnu. De la France, elle connaissait tous les écrivains qu'elle avait lus dans le texte dés son plus jeune âge. Et puis en France l'attendait Claude qui deviendra son mari. |
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